samedi 21 octobre 2017

L'Italie en musique (4) - Nino Rota et Ennio Morricone et...?


Pour cette journée musicale de la Semaine Italienne qui commence aujourd'hui ( proposée en marge du mois italien et de l'année italienne, je perds le fil des blogs pour savoir qui organise quoi, désolée), j'aurais pu parler de Vivaldi ou de Rossini, mais ce sont des sujets qui vont me demander trop de recherche sonore pour le moment.

Et j'avais en attente de finalisation ce sujet là, sur deux compositeurs majeurs de la musique de film, mais pas que: Nino Rota et Ennio Morriconne.
Tant pis pour l'ordre chronologique, après la Renaissance, Venise , Verdi, on part au XX°et XXI°siècle même puisque Morricone est toujours vivant et continue à composer et à diriger à 88 ans.
Et je lui souhaite de continuer encore longtemps!

J'ai rassemblé car ils ont un parcours proche: musiciens, chefs d'orchestres et compositeurs d'une quantité de choses très variées, mais les deux sont surtout connus mondialement pour leurs musiques de films. Et l'un comme l'autre on une très belle écriture particulièrement pour les instruments à vent, et ça évidemment, c'est un ++++ pour moi.

Après réflexion, j'ai rajouté un compositeur mystère

Nino Rota: Le parrain, La Strada, ou Amarcord. Ai-je besoin d'en dire plus?

Je dois vous avouer que je n'ai pas vu le Amarcord, mais la musique a réussi à faire son chemin hors du cinéma au point de devenir l'illustration sonore de l'idée d'Italie à force d'être utilisée pour des publicités pour pâtes, sauces ou .. croisières sur la Méditerranée.




Mais au delà du cinéma, il y a le reste, pas évident à trouver en ligne .Je vais donc vous faire connaître son concerto pour basson, hé oui...
Partie 1:
Partie 2:
Il y a quand même une grande parenté avec ses musiques de films.
Il va falloir que je me procure cette partition, le début est un peu difficile pour moi, mais les thèmes et variations devraient être plus abordables.

Mais sinon, Ennio Morricone, parce que ça fait des années que je meurs d'envie d'en jouer à l'orchestre et que j'ai enfin eu l'occasion cette année, parce que les westerns font partie de ma culture ciné (merci maman, oui je dois être une des rares petites filles qui regardait des westerns avec sa mère :D, même maintenant il nous arrive de sortir quand le contexte s'y prête " le monde se divise en deux catégories..."), et en particulier ceux de Leone, donc les bandes originales de Morricone font partie de ma culture musicale autant que la musique classique ou le Jazz..

Et que le thème de Jill, le thème de Cheyenne, l'homme à l'harmonica, le thème principal de "pour quelques dollars de plus " et sa montre, la musique très drôle de "mon nom est personne", et TOUTE la musique du "bon la brute et le truand" sont inoubliables.

Cheyenne (il était une fois dans l'ouest)



L'estasi dell'oro: Dans la vie, il y a deux sortes de personnes...
LA musique qui rendrait n'importe quoi épique



il triello:

Il y en a beaucoup d'autres, mais pour moi, ce sont les plus évocateurs. Sans ces compositions, les films auraient surement beaucoup moins marché tant l'adéquation entre les deux

Mais avant toute chose, Morricone a été compositeur de musique orchestrale, qu'il appelle musica assoluta ( musique absolue, car non liée à une commande particulière ou destinée à illustrer un film ou une pièce...)


Alors que les musiques de films sont appelées "colonne sonore". 
Je trouve ça très intéressant et pertinent. Considérer la musique non comme une illustration, mais comme un support de l'action. Une colonne... et dans le cas des films de Leone, elle est tellement imbriquée au film que celui -ci n'aurait pas, j'en suis absolument certaine, connu le même destin sans sa colonne vertébrale musicale.
Qui ,comme je le disais plus haut pour Amarcord, arrivent à prendre presque leur indépendance et à exister sans le film, alors que l'inverse est quasiment impossible. L'ensemble des musiques du bon, la Brute et le Truand est très plaisant à écouter à la file, comme une suite symphonique car il y a une réelle homogénéité des thèmes.

Corollaire de tout ça, il est très très difficile de trouver des exemples en ligne qui ne soient pas tirés d'un film. Mais j'ai quand même trouvé Voci dal Silenzio, oeuvre pour choeur et orchestre



Et coup de coeur immédiat car après l'accord de départ, ce sont les bassons qui ont la première mélodie :)

Reste le compositeur mystère du titre du billet.

Parce que je ne pouvais pas me résoudre à le laisser de côté bien qu'il soit né hors de la péninsule italienne, aux états unis, et donc officiellement américain, le petit Enrico, rebaptisé Henry est quand même devenu un compositeur majeur de la musique de films outre atlantique.
Vous l'avez reconnu?



Ce dernier morceau est super dur dans sa transcription pour instruments à vents, car les bassons et les cuivres sont loin d'être adaptés pou jouer un ostinato de cordes et batterie.
Mais comme ses deux presque compatriotes Mancini est un vrai plaisir à jouer en ensemble.
Un jour il va falloir que je réfléchisse à un sujet sur la diaspora italienne dans le cinéma americain, parce que quand même Martin Scorcese, Robert De Niro, Al Pacino, Sylvester Stallone, Frank Sinatra, Leonardo di Caprio et bien d'autres

dimanche 15 octobre 2017

Zombillénium ( filmd'animation 2017)

Hé oui, surprise!

Mon cinéma que j'aime le programmait aujourd'hui en avant première et en plus une place achetée une place offerte!
Voir en avant première un film pour 2,50€, elle est pas belle la vie mort?

Zombillénium, le film est donc l'adaptation libre de la BD du même titre, dont j'avais chroniqué le tome 1 et le tome 2. Géniale histoire qui en compte 3,et nous parle du marasme social et de la lutte des classes au travers d'un parc à thème dont les employés sont tous des monstres ou des morts-vivants.

Ce film est donc une adaptation, faite par le dessinateur Arthur de Pins lui même (autant dire que graphiquement,on est très très fidèle à la BD).
Revenons quelques années en arrière: Arthur de Pins avait collaboré et prêté sa galerie de monstres pour le clip de Nameless World de skip the Use.

 A cette occasion, j'avais trouvé que le graphisme se prêtait très bien à l'adaptation animée, et j'ai croisé les doigts pour avoir un long métrage ou une série, mettant en scène Gretchen, Francis, Sirius et leurs camarades.



Hop, le clip, le morceau est bien sympa et les détails comme le squelette de lapin suicidé ( haha, référence à Suicide Bunnies?) sont excellents.

Avec , très logiquement, Mat Bastard, chanteur noir du groupe qui personnifie Sirius, le squelette syndicaliste, militant de la cause noire américaine , mort dans les années 60 sur la chaise électrique (ce qu'il explique dans le tome 1). déjà, c'était assez sympa.

Et il s'avère que le clip était donc une sorte de test pour le film, qui sort au ciné ces jours -ci.


On reprend les mêmes (ou presque ) et on recommence. Parce que si les personnages principaux et le cadre sont à peu près les mêmes, les histories de la BD et du film diffèrent un peu.

On retrouve Francis, vampire sympathique de la vieille école - celle du Dracula de Christopher Lee-  et dirigeant du parc à thème "Zombillénium" ( situé dans la campagne du Pas-de-Calais, où la présence de ce parc à thématique fantastique déplait à certains superstitieux). Les problèmes économiques, le manque de rentabilité du parc et la lutte permanente avec la population hostile et superstitieuse est le sujet même de la BD.

Ici, on garde, le cadre "marasme économique", mais les péquenauds armés de fourches passent au second plan. Le centre du film, c'est la rivalité entre Francis, le directeur compréhensif mais vieillissant, et la jeune génération de vampires, menés billes en tête par Steven qui n'existe pas dans la BD.
Steven est arrogant, arriviste, narcissique, manipulateur et  insupportable, et désire plus que tout  imposer sa vision des choses: au fond du puis, les zombies has-been, exit " Zombillénium", place à un tout nouveau parc dédié entièrement aux vampires, et en particulier à sa gloire personnelle; et dont il serait évidemment directeur ( en plus, avec sa coupe gominée des années 50, on dirait Johnny Bravo en brun, bonjour la crédibilité!)

La lutte n'est plus tant extérieure qu'intérieure entre deux visions du monde du travail.
Entre les deux, un autre nouveau venu: Hector qui reprend à peu près le rôle du nouveau venu  dévolu à Aurélien, qui ne figure pas dans ce film.
Hector, l'inspecteur du travail borné et rigide, souhaite plus que tout faire fermer le parc, en gros pour que sa fille Lucie arrête de le tanner tous les week-ends pour y aller. Hector est veuf, et depuis la mort de sa femme passe son temps à bosser et laisse Lucie en pension toute la semaine. Il fait un travail qui ans le fond l'ennuie profondément, lui qui était  guitariste dans un groupe de rock, en ayant conscience d'être en plus un mauvais père.
Evidemment, lorsqu'il découvre la vraie nature des employés du parc, Francis le vampire se voir contraint de le mordre et de l'embaucher de force comme nouvel employé ( et comme Aurélien, mordu par un vampire et un loup garou, il ne devient, ni l'un ni l'autre).

Hector , venu pour faire fermer le parc, se voit donc obligé de se bouger les fesses pour le garder  ouvert et ne pas finir au placard en enfer: pas le choix, face aux velléités de Steven de transformer les lieux en parc mignon et pimpant pour vampires classieux qui transpirent des paillettes,(" cest ce que veut le public"), il va falloir remettre à flot l'attraction des zombies.
Alors il y a du bon et du moins bon, déjà. J'avais même un peu peur, les commentaires que j'ai vus suite aux projections test étant assez négatifs

Souvent limités d'ailleurs à " Y'a pas Aurélien, c'est nul".
Je serais plus nuancée: Il n'y a pas Aurélien, c'est dommage, mais pourquoi pas.
En revanche, il aurait été mieux de choisir pour Hector un autre type de transformation que ..exactement la même chose qu'Aurélien.quitte à se démarquer, autant le faire vraiment, sinon effectivement, autant garder le personnage de la BD, et, puisqu'il était séparé de sa femme, le doter d'un enfant, histoire d'avoir le personnage de petite fille en plus.
Don voilà, premier point, il n'y a pas Aurélien, et c'est dommage qu'Hector en soit le décalque, en moins convaincant.

Après je dirais que l'animation n'est pas toujours 100% excellente, la 3D n'est pas renversante en fait, et j'ai envie de dire que l'animation était plus aboutie sur le clip de Skip the Use.

Donc voilà les deux principaux points qui me gênent un peu. Je pourrais rajouter les voix de Sirius et Gretchen qui ne m'emballent pas, mais c'est un ressenti personnel.

Le positif: les nouveaux personnages sont assez réussis, que ce soit Cerbère qui garde la salle des machines (trois têtes: un dogue, un doberman et au milieu, un yorkshire. Devinez qui est le plus braillard?), ou Steven le frimeur, souvent tordant avec ses paillettes - car oui tout ce qui se paye la fiole du navrant Twillight a mon immédiate et entière adhésion.
Et on retrouve Gretchen,la sorcière au skate-balai, même si elle n'a ici qu'un rôle secondaire.Elle est aussi beaucoup plus tatouée et certains de ses tatouages, comment dire...hahaha, regardez bien la rose près de son poignet, aux pétales très suggestifs. Avec le carré de reines juste à côté on pourrait y voir une interprétation particulière.
C'est même étonnant que la censure l'ai laissée passer. Je trouve ça drôlissime, vu le nombre d'enfants qui étaient dans la salle.
Sinon j'ai adoré, et tout le monde aussi vu la rigolade dans la salle, la musique improvisée de départ à la retraite anticipée de Francis.

donc oui, il n'est pas parfait, mais si on mets de côté le ton plus enfantin du film que de la BD, il reste souvent hilarant.
Certes il n'y a pas Aurélien, et son remplaçant n'est pas super mais c'est un plaisir de Francis, Gretchen et Sirius.
D'ailleurs je parlais plus haut du clin d'oeil fait dans le clip de Skip the Use.
cette fois le clin d'oeil est inversé, puisque c'est Sirius qui dit " en fait, je n'ai jamais été militant noir américain, j'étais chanteur dans un groupe local, et je suis mort dans un accident de voiture en venant ici".
J'adore ce retournement ( et d'ailleurs on revoir au générique le lapin suicidé du clip.. après une série d'images qui pastichent la propagande soviétique).

Pour moi, malgré quelques petites réserves , c'est une réussite, et j'ai passé un bien bon moment, qui ne gâche en rien le plaisir d'attendre le tome 4 (je n'ai pas lu le 3, j'attends l'annonce du 4 pour le lire).
allez le voir, sinon Gretchen se fâche et ça fait des dégats

Peu d'images pour l'instant, vu que le film sort officiellement mercredi. J'illustrerai plus tard.




vendredi 13 octobre 2017

Vendredi 13 ( film 1980)

C'était le jour ou jamais, n'est-ce pas...

Et figurez vous que c'est en le regardant que je me suis rendue compte qu'en fait.. tadam! Je n'avais jamais vu le premier opus de ce qui est devenu une franchise, mais "Le tueur du vendredi" ( le second de la série, dont le titre est en anglais textuellement " vendredi 13 partie 2)



Et double surprise: ici pas de Jason, le tueur devenu iconique, mais, sans spoiler, quelqu'un d'autre. Jason n'est qu'un souvenir bizarrement renommé,  Jacky pour la version française.
Bon ok, dans les années 80 on faisait beaucoup ça et je rigole encore de " Michel Meilleurs" probablement le nom moins crédible pour un tueur en série de La nuit des Masques. Parce qu'évidemment Halloween, c'était trop peu connu pour être gardé en 78. Pourquoi pas "Carnaval" ou "Mardi gras" tant qu'on y est...
Donc ça se faisait beaucoup, mais il faudra qu'on m'explique en quoi Jacky sonne plus francophone que Jason, alors qu'il suffisait de ne pas le prononcer Djézonn, mais Jason, comme dans "Jason et les argonautes". Surtout qu'à côté en à Jack ( bien prononcer "Jacques!), mais Ned , Brenda, Bill, Steven qui ont échappé à la moulinette francisante. Va comprendre!

Enfin, donc Jason-Jacky est ... mort depuis longtemps quand commence le film. en 1958 précisément, il est mort noyé à 10 ou 11 ans en colonie de vacances pendant que les monos prenaient du bon temps, picolaient et fumaient des pétards.
L'année suivante a vu la colonie de vacances décimée par une série de meurtres aussi violents qu'inexpliqués, et n'a jamais ré-ouvert depuis.
Enfin, jusqu'en 1980 ou un dénommé Steven s'entête à vouloir la réouvrir, en se gardant bien d'avertir les nouveaux moniteurs de ce qui s'est passé une vingtaine d'années avant.
Evidemment, on se doute de suite de ce qui va se passer: une nouvelle vague de meurtres...
Et comment dire, ce premier opus a quand même assez mal vieilli malgré quelques bonnes idées ( l'identité du tueur en fait).
Ce n'est pas tant le film en lui même d'ailleurs qui pose problème que la vogue dont il a été à l'origine. Dans le contexte de 1980, oui pas de souci, il devait être un bon film de trouille. Depuis à force d'être imité, les ficelles scénaristiques paraissent grosses comme des câbles d'amarrage (le commentaire radio qui rappel que " hou, c'est vendredi 13 jour de chance ou de malchance, mais ici, c'est surtout le souvenir des sombres événements du passé... le vieux fou du quartier - à vélo, hahaha! - qui avertit tout le monde que la colo est maudite, vous allez tous mourir, je suis le messager de dieu venu vous prévenir, la pluie battante, les inévitables pannes électriques...

Tout celà a depuis été tellement copié , re -copié vu et re-vu que ce qui n'était pas encore cliché l'est devenu à force d'usure.
Autre souci, la musique de Manfredini qui copie aussi de manière très insistante celle de John Williams pour les dents de la Mer et celles de Bernard Hermann pour Psychose. Et ces ressemblances me gênent énormément.

Donc le film manque d'inventivité lorsqu'il copie et a perdu son inventivité  lorsqu'il a été copié. En fait il n'y a que le tueur qui fait preuve de créativité en variant à chaque nouveau crime son arme ( et j'avoue avoir quand même trouvé jouissif de voir cette bande de crétins se faire buter l'un après l'autre, malgré la présence d'un tout jeune Kevin Bacon)

Vous êtes tous tellement relous que ça sera un plaisir de vous voir crever, surtout toi, Ned.
La réalisation.. hé bien, elle n'est pas mauvaise, mais là encore pas de chance, en 78 il y a eu Halloween de Carpenter et en 80, Shining de Kubrick.
On ne peut pas faire l'impasse là dessus et sans être mauvais, force est de constater que Sean Cunningham n'est pas du niveau des deux précités.

Il lui manque exactement ce qui faisait la force de Carpenter et Kubrick: la profondeur de champ et le sens du cadrage, qui amènent une angoisse progressive et enferment les personnages  alors même qu'on montre un plan large, voire immense sur une forêt enneigée, une rue déserte ou un couloir immense. Il lui manque un vrai style.

Donc, et ça me navre de dire ça, mais ce premier film est, malgré son statut culte, assez mineur, et manque d'un vrai personnage à qui s'identifier ( Alice, ok, mais elle est assez terne, contrairement à Laurie ( Jaime Lee Curtis) dans Halloween.

Et dernier point ceux qui ont vu le film comprendront : cette dernière baston à hurler de rire, avec ce ralenti de la mort qui tue, et cette musique qui pète l'ambiance que le film avait enfin a peu près mis en place dans son dernier tiers lorsque la barque dérive sur le lac...

Donc voilà une demie déception par rapport à son statut de culte ( pas totale, car dans le fond, ne connaissant pas le réalisateur, je n'avais pas d'attente comme pour justement, Carpenter), j'ai quand même plusieurs fois regardé ma montre.

Maintenant il faudrait que je revoie donc  "le tueur du Vendredi" ( ce que les titres français sont kitsch quand même)

Curiosité à signaler:dans la version français, Bill est doublé par l'excellent Eric Legrand, qui a une voxographie impressionnante, et probablement un des meilleurs comédiens de doublages en activité en France mais reste pour moi malgré tout la voix de Seiya dans Saint Seiya ou d'André dans .. Lady Oscar ( encore un détail qui n'aide pas à prendre le film au sérieux dans la VF)

lundi 9 octobre 2017

Brûle, sorcière, brûle! - Abraham Merritt

Et voilà un livre que j'avais trouvé par hasard chez un bouquiniste, il risque d'être difficile de se le procurer autrement. L'édition est assez ancienne et l'auteur, contemporain de Lovecraft, est resté dans l'ombre de son illustre compatriote.



Pourtant vous connaissez peut-être, au moins de titre, La Nef d'Ishtar. Hé bien il s'agit du même auteur, plutôt axé SF et fantasy, mais qui nous propose ici une curieuse histoire, mélange de film noir et de fantastique dans le New-York des années 30 pourtant bien peu propice aux mystères et aux histoires de sorcellerie.Et qui évoque beaucoup plus spontanément le cadre d'une histoire de gangsters.

Et c'est d'ailleurs très précisément de cette manière que ça commence: un célèbre neurologue, le professeur Lowell, reçoit la visite d'un étrange patient, amené par le chef de la mafia locale, italien comme il se doit, et superstitieux bien évidemment.
Le malade est le bras droit du chef de gang, il est tombé d'un coup, en proie à une soudaine crise de terreur et depuis semble atteint de convulsions et presque de dédoublement de personnalité. Attaque cérébrale ou..autre chose?
Le malade passe vite de vie à trépas de manière incompréhensible, l'autopsie prouve qu'il était en bonne santé, il n'y a pas de trace empoisonnement ( la chose qui inquiétait Ricori, le chef mafieux, pensant que son associé pouvait avoir été victime d'une tentative d'assassinat dirigée.. plus haut). Seules bizarreries, l'analyse sanguine ( basique, on est en 1930!) montre au milieu des globules rouges et blancs, d'étranges globules brillants qui disparaissent rapidement, et la rigor mortis arrive vite, beaucoup trop vite pouvant évoquer un poison inconnu.

Devant ce mystère Lowell et Ricori vont donc conjointement mener une enquête, le médecin prenant en sympathie ce chef de gang très éloigné du cliché de brute épaisse que les journaux présentent.
Lowell découvre pas moins de 7 ou 8 morts suspectes présentant les mêmes symptômes, des gens aussi différents qu'une vielle dame, un riche banquier, une starlette, des artistes de cirque, une petite fille... qui n'ont pas de point commun, si ce n'est d'avoir peu avant leur mort fréquenté un magasin de jouet, tenu par Mrs Mandilip, fabricante de magnifiques poupées d'art, et sa sinistre nièce.

Mrs Mandilip est vieille, laide, géante... avec des yeux magnifiques, des mains splendides et une voix charmeuse qui ne collent pas à son physique.
Et il apparaît vite que le magasin et les poupées sont liées aux morts mystérieuses. Cas d'hypnose, pour le médecin qui voit en cette femme originale une serial killer particulièrement retorse; cas de sorcellerie pour Ricori, qui la considère comme une "strega", une sorcière. Diabolique très certainement, car les crimes n'en sont pas moins réels. Sorcière au sens propre, ou au sens figuré?

Et Merritt est assez futé pour ne pas trancher clairement, c'est au lecteur de se faire son opinion. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, vu la catégorie "pulp" du roman. On y trouve du bon et du moins bon, et celui-ci est une bonne pioche, qui brouille habilement les pistes sur son genre et sur son sujet. Avec une vieille sorcière bien méchante comme on n'en voit plus trop.

Un croisement improbable, mais réussi entre "Scarface" et"Chucky".
Déjà que je n'aimais pas les poupées et ce depuis toute petite, ce n'est certainement pas ce roman qui va me les faire apprécier :D
Et pour se faire une idée, la 4°de couv':

«La poupée escalada le lit et se laissa tomber sur le plancher. Elle tournait la tête à droite et à gauche, comme une fillette curieuse. Finalement, elle s'assit, ses yeux fixés sur les miens. Puis, lentement, elle allongea la main derrière son cou. Tout aussi lentement, elle ramena son bras.
Elle tenait dans sa main une longue aiguille... comme un poignard.»
Brrrrrr!

samedi 7 octobre 2017

Vincent ( court métrage)

Cette année, faute de temps, j'avais envie de faire mon petit hommage habituel à Edgar Poe, mais je n'avais pas vraiment le temps de me lancer dans une lecture avant la date fatidique.
Alors je vous offre "Vincent" court métrage de l'ami Tim Burton, dont j'avais déjà dû parler ici ou la sans lui consacrer vraiment un sujet.

En VOSTfr bien sûr parce que le texte est rimé et que àa serait dommage de s'en priver.

Pourquoi ce choix? Parce que Vincent, le petit garçon de 7 ans du court métrage est un fan d'Edgar Poe et de Vincent Price ( qui s'est illustré dans des adaptations TV d'Edgar Poe, justement, et joie de la mise en abyme, est le narrateur de cette courte histoire)


Amusez vous à chercher les références y compris autres que Poe, il y en a un bon paquet  ;)
Et il y a déjà la patte et les obsessions de l'ami Tim.

vendredi 6 octobre 2017

The Thing; the Fog ( longs métrages)

Alors là, j'ai pris de l'avance. Vraiment, si vous regardez sur l'image la date de diffusion de la soirée Carpenter au ciné.

J'avais déjà vu the Thing il y a trèèèès longtemps, et The Fog était sur ma liste à voir depuis trèèèèès longtemps aussi. C'est chose faite.

Carpenter, je l'avais déjà mis en avant il y a 2 ans pour le mois Halloween, avec son célébrissime, hé bien.. Halloween, souvent imité, jamais égalé. Un cinéaste qui s'est spécialisé dans le fantastique et la SF légèrement teintés d'épouvante, avec parfois même quelques petites touches d'humour qui font plaisir, quelques jumpscare bien dosés sans en rajouter trop. Surtout un cinéaste qui sait installer les ambiances sans trop se presser par petites touches de bizarrerie qui vont amener l'histoire. Comme j'aime. après tout ce qu'il a fait n'est pas exempt de défauts ( surtout d'ailleurs à ses débuts, ou un manque évident de budget saute parfois aux yeux, qui est souvent compensé par l'efficacité de mise en scène, mais pas toujours). Et là, sur cette programmation ça se voyait particulièrement

Sur Halloween ( 1978), ça n'était pas trop gênant puisqu'il s'agit d'une histoire de serial killer sanguinaire donc, dans un cadre réaliste, et que le fantastique vient plutôt de la personnalité hors norme de Michael Myers. C'est le décalage entre la banalité du cadre, les acteurs alors inconnus ou presque et l'anormalité de la situation qui compte. Je l'ai dit en long et en large, mais je le répète: l'art du cadrage dont il faisait preuve dans ce film et l'ambiance sonore étaient pour beaucoup dans la réussite.. qui a d'ailleurs lancé un nouveau genre, l'épouvante à serial-killer immortel (en tout cas tant que la franchise marche). Et en fait le côté presque fauché participe même au réalisme de la situation.

The Thing (1982). Entre temps, il y a donc eu les cartons que sont Halloween et NewYork 1997, donc le budget est là.

En 1982 en Antarctique ( reconstitué en Alaska, ce qui fait que dans ma mémoire confuse, le film se passait en Alaska.. point du tout), une base scientifique américaine reçoit un jour la visite surprenante d'un hélicoptère venu de la base norvégienne voisine.




Dans l'immensité  neigeuse, les norvégiens qui semblent avoir perdu la boule canardent sans trêve un chien de traîneau y compris à la grenade, sans réussir à l'atteindre. Surprenant décalage entre l'énormité des moyens mis en oeuvre et le résultat nul de la chasse. Le chien court vite se réfugier chez les américains, qui sont à leur tour canardés sans sommation par le norvégien fou, vite arrêté d'une balle bien ajustée. L'hélico est accidentellement détruit dans la manoeuvre, et après avoir tenté sans résultat de joindre la base norvégienne, les américains décident d'y faire un tour pour voir ce qu'il se passe: celle ci est entièrement détruite, livrée à la glace, le seul humain qui s'y trouve est mort, égorgé et gelé. A l'extérieur, le cadavre d'une créature difforme a été brûlé. Est-ce en lien avec l'étrange chose qui ressemble à une soucoupe volante et que les norvégiens avaient dégagée des glaces où elle était enfermée depuis des dizaines de milliers d'années probablement.





L'équipe américaine décide de ramener la créature morte à leur base pour l'examiner et c'est une très très mauvaise idée, autant que d'avoir récupéré le chien d'ailleurs ( excellent dressage au passage, je n'ai jamais vu un chien aussi immobile, et par conséquent aussi inquiétant!). Le chien est en fait une imitation, ce qu'ils ont ramené dans la base est une créature extraterrestre capable, si elle a suffisamment de temps d'assimiler une créature vivante , ici un chien ou un humain pour la copier parfaitement cellule par cellule.
Dès lors n'importe qui peut être une copie et dans ce microcosme coincé au milieu de nulle part, la suspicion et la paranoïa devient une question de survie.


D'ailleurs au delà des effets spéciaux (bien pour 1982, mais qui font sourire en 2017, j'avoue) c'est ce huis clos dans un espace hostile et immense, et dont l'immensité paradoxalement enferme les personnages, et favorise le surgissement de la folie paranoïaque qui est le sujet. C'est une créature extraterrestre qui met le boxon, ça pourrait aussi bien être une épidémie terrestre; on pourrait être dans n'importe quel endroit pour peu qu'il soit exigu ou immense - il y aurait juste moins d'effets spéciaux un peu saignants.

ça par exemple, c'est une maquette de monstre qui a du demander des mois de travail au concepteur.. et qui fait marrer le cinéma entier maintenant par son côté bricolo.

La fin ouverte que certains semblent ne pas avoir apprécié est au contraire tout indiquée, pour ne pas résoudre de manière " facile" la situation, on reste sur sa fin exprès, c'est un bon choix.
Quelque part je lui trouve une ressemblance avec Predator vu l'an dernier, pour le mélange d'action violente et de jeu de massacre ( hep, grande nouvelle, le noir n'est pas celui qui meurt en premier!). Dans le cas de Prédator, la créature est inquiétante car invisible, mais extérieure au groupe qu'elle décime,  dans le cas de the Thing, elle est "probablement" visible de tous, camouflée en parfaite imitation de l'un des membres donc intérieure au groupe.

A vous de voir ce que vous préférez, l'immensité de la jungle ou celle du pôle sud, Schwarzie ou Kurt Russell ( qu'à cause de son nom, je confonds toujours avec le réalisateur Ken Russell ou l'autre acteur Russell Crowe)

 J'ai un peu de mal à le prendre au sérieux à cause de sa dégaine dans ce film, alors que ça n'était pas le cas dans New-York 1997. Vous voyez pourquoi?
Son souci c'est de rester en vie, rester en vie, ha ha ha , rester en viiiiiiie. Avoir du disco en tête n'aide pas à l'immersion. Et maintenant c'est foutu pour vous, foutu pour vous, ha ha ha, foutu pour vouuuuuus!

Oui je sais, j'aurais pu pointer la ressemblance avec Ulysse d'Ulysse 31, c'est vrai. Mais ce n'est pas ce qui m'est venu en tête en premier hélas. Du coup, c'est vrai que pour une version live d'Ulysse 31, si ça avait été la mode des live actions à l'époque, je n'aurais pas pu imaginer quelqu'un d'autre...

Nota: il y a peut-être, mais là il faudrait demander directement à John Carpenter, il y a peut être une référence à Alien dans la séquence de réanimation cardiaque. Une référence inversée à ce qui arrive au personnage de feu John Hurt dans Alien en fait. C'est loin d'être impossible. Alien date de 1980, The Thing de 1982, les réalisateurs jouent à peu près dans la même catégorie, plus.. quelque chose dont je vais parler plus loin qui me fait penser que ça n'est pas un hasard.

The Fog ( 1980). Retour 2 ans auparavant,je chronique dans l'ordre de diffusion. Halloween a marché, mais on est avant New York 1997. Donc fatalement moins de budget.


Comment rendre la mer menaçante? avec un simple plan large, de la profondeur de champ et des teintes grisâtres.

La petite ville d'Antonio Bay, Californie, s'apprête à fêter les 100 ans de sa fondation, pourtant marquée par un drame. 100 ans plus tôt, un bateau transportant plusieurs marins s'est échoué, égaré dans le brouillard et conduit par malchance sur les récifs par un feu de camp sur la plage. Mais l'un d'entre eux était riche et son argent a en partie servi à construire la ville, donc on s'apprête à inaugurer une statue à la mémoire des malheureux dont la disparition a été à l'origine de la ville.

L'histoire du naufrage est connue, et les vieux marins du coin la racontent volontiers, près d'un feu de camp la nuit: lorsque le brouillard se lève dans la nuit du  20 au 21 avril, les fantômes reviennent chercher ceux qui ont causé leur perte.

juste pour info,  moustachu, là , dans le rôle très bref du bricoleur qui répare l'église, c'est John Carpenter en personne.

Or justement cette nuit là, les incident étranges se multiplient: des objets se déplacent sans raison apparentes, les appareils électriques se dérèglent, les alarmes sonnent, le garage du coin s'allume seul, les chiens aboient vers la mer, des vitres éclatent, le prêtre du coin découvre par hasard un journal ayant appartenu à son grand-père, caché dans un des murs de l'église et qu'une pierre tombée vient de mettre au jour des coups résonnent aux portes, un brouillard inattendu est annoncé par la météo locale et relayé par l'animatrice radio locale. Son antenne est situé dans le phare et elle peut confirmer, elle le voit bien du haut de son perchoir.


Un brouillard d'autant plus inquiétant qu'il est phosphorescent et avance contre le vent.


Or cette nuit là, comme cent ans plus tôt, un bateau est porté disparu. Retrouvé au matin, 2 victimes ont disparu, la troisième a été assassinée ( on l'a entrevu dans le brouillard) sauvagement à coup de crochets. chose étrange, le corps semble avoir passé plus d'un mois dans l'eau, le bateau est rouillé et trempée d'eau de mer comme s'il avait sombré et refait surface...
Après avoir lu le journal, le prêtre comprend l'horrible situation. son grand père et 5 autres notables de l'époque ont consciemment conduit au naufrage le dénommé Blake, homme riche et lépreux, et ses compagnons atteints de la même maladie, 100 ans plus tôt, après s'être assurés de faire main basse sur l'argent de Blake. Celui-ci revient d'entre les morts avec son équipage pour se venger de la trahison dont ils ont été victimes.


et ils ne sont très décidés à le faire.

Et donc là, le côté fauché se sent plus, surtout dans les plans rapprochés tournés en studio. Je ne saurais pas dire, mais l'éclairage, le cadrage, ça fait assez série TV. C'est dommage parce que par ailleurs les décors naturels sont bien utilisés ( le film a été tourné au même endroit que Les Oiseaux d'A. Hitchcock, à ce que j'ai lu, donc Carpenter se place sous l'influence de.. pas n'importe qui!). Et ce qui faisait la force d'Halloween est bien là: plans larges où le surgissement progressif d'éléments bizarres crée l'ambiance angoissante. Avec 3 fois rien, il sait créer le malaise et c'est ça que j'aime et qui s'est un peu perdu dans ses films un peu plus récents. Paradoxalement, avec peu de moyens on est obligé d'être plus inventif que lorsque l'argent est là.
L'histoire de revenants est classique, mais c'est assez simple de faire des clins d'oeil aux maîtres du genre (outre les lieux de tournage et Hitchcock) qui font toujours plaisir.

Lui par exemple, le prêtre de l'histoire qui découvre le pot-aux-roses.Il ressemble beaucoup à quelqu'un d'autre non?



Quelqu'un de trèèèèèès connu dans le domaine fantastique?


Oui, et si je rajoute qu'en incipit du film, il est clairement cité une phrase d'Edgar Poe, le doute n'est plus permis. Et mine de rien ce genre de détails ça me plaît.

et je pense qu'il n'y a pas que la littérature qui est cité, mais qu' Edward Hopper et ses inquiétants paysages nocturnes où "quelque chose cloche" sans qu'on puisse dire quoi, n'est pas étranger à ce genre de plans.

Alors plus haut je disais qu'il y avait un lien entre Alien et Carpenter. J'y viens. Dans The Fog, Monsieur météo qui téléphone à l'animatrice radio pour lui communiquer le dernier bulletin tout frais est nommé Dan, simplement Dan, son nom complet n'est pas dit. au générique le personnage est nommé complètement: " Dan O'Bannon". Le vrai Dan O'Bannon , co-scénariste du premier film de Carpenter est aussi en 1981 le scénariste d'Alien. Carpenter a donné à un personnage le nom d'un de ses copains, qui travaillera l'année plus tard sur le méga carton du cinéma de Sf de l'époque. Ca ne serait donc absolument pas une surprise que la séquence mentionnée plus haut soit encore un clin d'oeil à son copain.

D'un point de vue personnel, même si j'ai bien aimé The Thing, j'ai une petite préférence pour The Fog qui m'a plus absorbée. Peut être parce que j'avais déjà vue The Thing, et que The Fog était une découverte. Peut être parce que malgré le manque de moyen parfois évident, j'ai trouvé le côté mystérieux mieux amené, alors que The Thing cède parfois aux effets spectaculaires un peu faciles?

Ha oui et puis désolée encore pour vous avoir pourri le film, pourri le film, ha ha ha ha pourri le fiiiiiiiilm

dimanche 17 septembre 2017

Le monde est un jeu de piste

Encore quelque chose dont je n'avais pas eu l'occasion de parler,mais depuis 2015, je me suis prise au jeu des caches.

C'est ma copine Céline qui m'a fait connaître le Géocaching, j'ai entraîné ma mère dans la foulée, et depuis deux ans, nous cherchons des caches en duo quand l'occasion s'en présente.

Un loisir plutôt sympa donc, qui permet de découvrir des endroits très touristiques ou au contraire, très peu connus, parfois dans sa propre ville ou dans un coin qu'on pensait bien connaître.
J'en suis à un peu plus de 110 caches dénichées maintenant ( en fait j'attendais la barre fatidique des 100 pour en parler).

Donc, le géocaching, quoi qu'est-ce?

Un jeu de piste mondial, où il faut trouver des caches, la plupart du temps sous forme de boîtes planquées un peu partout dans le monde, parfois minuscules, parfois très grandes. Souvent, elles sont de l'ordre de taille de la boîte d'une pellicule photo. Dedans il y a un rouleau de papier a signer ( seule chose obligatoire, en tout cas pour les caches physiques), parfois un crayon fourni, de petits objets laissés par les précédents chercheurs, certains sans but, d'autres (travel bugs) muni d'un code à entrer sur le site internet, et qui peuvent avoir des prérequis (aller vers le nord,parcourir un maximum de kilomètres, aller dans un endroit précis, ou au contraire passer par un maximum de pays différents...

j'ai trouvé Clementine le chat roux, dans une cache en Guyane, je l'ai emmené visiter l'Ain
et les Alpes de Haute-Provence, avant de l'amener avec moi visiter le Québec cet automne

Seuls prérequis pour participer: s'inscrire sur le site, puisque c'est là que se trouve la liste des caches, et pour valider ses trouvailles.
et avoir un système GPS: téléphone, tablette ou gps de randonnée.
L'idéal étant quand même la petite tablette, pour pouvoir télécharger l'application dédiée, et charger les cartes pour lecture hors ligne avant de partir à la chasse.

Je parlais plus haut de caches physiques. En effet, il y a parfois des caches réelles, avec donc une boîte à dénicher, simple ou multiples ( qui vont faire passer à plusieurs endroit à la recherche d'indices qui vont au final donner les coordonnées GPS de la boîte réelle), les caches mystère ( indices à trouver ou énigmes à résoudre, sur place ou depuis chez soi, avant d'aller chercher la boîte), les earthcaches ( points de curiosités qui ne contiennent pas de caches physiques mais proposent de rechercher des renseignements, à envoyer à la personne qui a créé la cache.. sachant que souvent il faut aller surplace pour trouver la réponse),les plus rares caches fantômes ( un lieu à trouver en fonction d'indices, et une photo à envoyer pour prouver son passage), les événements-rencontres ( soit pour le plaisir de se rencontrer, soit avec un but,comme les CITO: "cache in, trash out", on profite de chercher la cache pour ramasser les déchets, ça peut aussi être un moyen de sensibiliser les plus jeunes à l'écologie tout en s'amusant..

et parfois on tombe sur un savoureux bonus

Donc c'est pour vous si vous aimez les rallies et jeux de pistes, les enquêtes, et les longues promenades en milieu urbain, rural ou parfois extrême ( caches de difficultés 5: il y en a parfois sous l'eau accessibles uniquement en plongée, ou au bout d'une via ferrata...ou dans un endroit peu accessible, bande de sadiques qui en ont mis au pôle sud!

Le jeu a commencé en 2000, avec la mise à disposition du système GPS pour le grand public ( la première cache a été placée le lendemain), il a donc 17 ans d'existence et commence à se faire connaître, peu a peu...
Les caches vont et viennent, apparaissent, disparaissent. c'est très mouvant. Il n'y en avait qu'une poignée, l'an dernier en Guyane, il y en a pas mal en plus maitenant ( et même à des endroits où je suis passée, gniiii).

Certains programment leurs vacances rien que pour ça ( ceux qui ont plus de 3000 trouvailles au compteur , ils peuvent parfois en valider une cinquantaine sur une journée et y vont en groupe.. pourquoi pas, c'est un loisir social et interactif si on le veut, ou totalement solitaire si on le veut aussi) dans mon cas, c'est plutôt l'idée de dédier un jour de vacances au jeu, ou de se dire " tiens, il y a une cache dans ce coin là, on fait un détour?", ou " j'ai fini ma journée de formation à 16h00, je n'ai rien de spécial à faire jusqu'à l'heure du dîner et j'ai envie de bouger un peu...")

En tout cas si vous me voyez fureter quelque part, je ne suis pas perdue, ni en train de faire quelque chose de louche avec mon attitude de conspiratrice, je cherche juste une cache ( et parfois, je tombe sur quelqu'un... qui cherche aussi. On se regarde un peu suspicieusement, jusqu'à ce qu'on comprenne qu'on cherche en fait la même chose!).
Et bien sûr le but est d'arriver à la trouver sans attirer l'attention des "Moldus" (oui oui, c'est bien le surnom donné aux gens qui ne connaissent pas). Je vois deux ou trois collègues de challenge halloween qui sourient derrière leurs écrans.

samedi 16 septembre 2017

Un an pour l'environnement, test du shampooing solide

Le hasard a fait qu'avant même d'avoir entendu parler de ce défi, j'avais déjà décidé de tenter le shampooing solide.

Donc le problème: je ne pars pas gagnante, c'est le moins qu'on puisse dire. Cheveux très gras,incroyablement fins, peau ultra réactive et eau extra-calcaire.

Donc mon problème est toujours de trouver un shampooing suffisamment décapant pour enlever la couche d'huile, suffisamment efficace pour que je puisse tenir 2 ou 3 jours sans avoir à relaver ( hors cas particulier du genre canicule ou mistral où là, dès 2 jours on dirait que j'ai mis la tête dans une friteuse). Oui ça a été mon gros problème durant toute la scolarité, et aussi au travail, puisque pour l'immense majorité des gens cheveux gras = porcasse, même si tu les as lavés la veille.

Puis j'ai trouvé une solution, qui m'a permis de gagner à peu près un jour de répit ( et donc de l'eau aussi, puisque j'espace un peu plus les shampooing): inverser le démêlant et le shampooing. Et oui, c'était tout bête, mais l'effet gras de mes cheveux venait en partie de la nature, mais aussi en partie de la difficulté a rincer le démêlant qui colle .En mettant le shampooing ensuite, les cheveux sont déjà démêlés et le shampooing enlève le trop de démêlant. C'est tout bête. Mais utiliser l'après-shampooing en avant shampooing, déjà, ça m'avait retiré une bonne épine du pied. Donc je partage l'astuce!

Et j'avais ce shampooing solide en attente depuis quelques semaines, que j'ai décidé de tester avant le départ en vacances. après tout, c'est petit et plus léger qu'un flacon, donc, si ça marche,c'est tout bénéf' pour la valise.

posé sur un paquet de mouchoirs en papier pour donner une idée de l'échelle
Il existe en plusieurs variantes, celui là vient de la supérette bio, spécial pour cheveux gras.
Après 3 essai voilà le verdict:
- odeur: il a une très forte odeur de menthe poivrée. Je précise pour les gens qui craignent. de mon côté, j'ai la sinusite et l'allergie faciles, et, à ces moments là, je supporte très mal les odeurs fortes et surtout chimiques ( même les parfums de luxe sentent la pétrochimie, pour moi, quand je suis en crise.). On verra donc en janvier prochain, quand les allergies recommenceront, ce qu'il en sera.
- utilisation: ça revient à se passer une savonnette sur le crâne, c'est curieux, mais on s'y fait. Ca mousse moins qu'un shampooing classique.
Par contre à l'usage et quand il va rétrécir il faudra que j'envisage de le stocker dans une pochette ou un gant de toilette, même si la forme prévoit de pouvoir l'accrocher à une ficelle.
- déchets: le petit sachet vert. Je crois qu'il n'y a pas de comparaison possible avec un flacon de plastique. Ce n'est pas zéro plastique, mais c'est déjà une énorme réduction.
- gain de place: là aussi, pas besoin de faire un dessin.
- efficacité: pour l'instant rien à redire. J'ai testé avec démêlant, puis sans démêlant ( quand j'ai vu sur un site que cette marque est supposée contenir son propre démêlant). Là, on ne va pas mentir, c'est peut être possible dans certaines régions, pas ici.

Quand j'allais en vacances dans le 63, l'eau était tellement peu calcaire qu'on se demandait parfois si on était vraiment rincés. Ici, ce n'est pas la plus dure du pays, mais on est en terrain fortement calcaire.

Donc difficile de faire l'impasse sur le démêlant.

Donc a priori et pour l'instant, c'est un oui pour moi.

Prochaine tentative: le dentifrice solide

dimanche 10 septembre 2017

un an pour l'environnement, pistes et solutions

Au delà du plastique, il y a tout le reste. Donc je vais vous parler petit à petit de ce que je fais parfois depuis très longtemps.

Mais d'abord, je cadre:
J'habite une ville moyenne de PACA, pas immense, pas trop isolée non plus. L'agriculture n'est pas très loin, mais les zones agricoles ne sont pas desservies par les transports en commun, donc il faut une voiture pour aller directement chez la plupart des producteurs. Je n'en ai pas, donc ça veut dire obligatoirement covoiturage pour certains cas.
Les grands hypermarchés sont loin, donc soit voiture , soit bus. Donc j'y vais peu. Par contre en centre ville, il y a pas mal de supérettes, plus UNE supérette bio ( pas deux!). concrètement ça veut dire que pour les courses, je suis limitée à 4 possibilités: donner ma liste à ma mère quand elle va à l'hyper, faire les courses soit aux halles (pas évident quand on bosse, elles n'ouvrent que le matin), soit aller à pieds à la supérette classique ou bio. Pour une question de sous, disons que que fais en gros 65% supérette traditionnelle, 35% supérette bio.


Alors c'est parti pour l'enfoncement de portes ouvertes

PLASTIQUE


J'ai conscience qu'un défi zéro plastique est impossible. Je le dis dès le départ.*

Donc déjà, limiter les achats de produits emballés avec du plastique. Je dis limiter parce que je me trouve déjà dans une impasse.

Je fais mon ménage quasi uniquement avec du vinaigre blanc ( qui remplace le décapant, l'assouplissant pour le linge etc..).. qui n'est vendu qu'en bouteille plastique. On ne le trouve pas sous d'autres formes

Il m'arrive à peu près 3 à 4 fois par AN de céder à l'achat d'une bouteille de soda, donc bon, ça ne sera pas non plus trop difficile à réduire sur ce point là.

- limiter ( là aussi une suppression pure et simple n'est pas envisageable pour le moment) l'achat de choses en barquettes. Parce que même la supérette bio propose le poisson en barquettes, et... non, je n'ai pas la possibilité d'aller pêcher moi même.

-recycler (et je peste contre  ma ville qui propose pour le recyclage.. des sacs en plastique jaune! Fuck la logique). Malheureusement une fois de plus la France ne recycle pas les pots de yaourt par exemple.
Pour le moment, je suis un peu coincée, je pars en vacances dans une semaine, donc les courses sont faites au coup par coup, mais dès que je reviens, je recommence à faire mes yaourts maison.

- réutiliser. Celui là va plaire à ceux qui comme moi ne peuvent pas pour l'instant envisager un 0 plastique.
Lorsque j'ai un emballage plastique, ou un sac, ou une bouteille: je garde!
il m'arrive de prendre parfois des feuilles de vigne farcies en barquette (trop long à faire soi même). Coup de chance: les barquettes sont solides, passent au lave vaisselle, et au congélateur sans souci.
en ce moment mon frigo contient presque plus de barquettes d'épluchures destinées au compost que de vraie nourriture...
Les bouteilles avec leur bouchons , une fois percés, vont faire un excellent goutte à goutte pour mes pots de plantes, sur la terrasse.

En gros, si je ne peux pas l'éviter, je le réutilise. c'est juste une question d'habitude qui m'a été inculquée dès mon plus jeune âge par mes parents. A l'époque, plus pour une question d'économies, en fait. On ne parlait pas encore vraiment d'écologie dans les années 80.
Mais et je pense que c'est essentiel: si vous avez des enfants, par pitié,  bourrez-leur le crâne à longueur de temps sur des gestes simples: éteindre la lumière en sortant de quelque part, ne pas laisser la TV allumée, fermer les robinets. Et bien sûr faites le aussi, l'exemple marche mieux que tout.
en tout cas c'est efficace, et la première chose que j'ai achetée en déménageant, c'est une pomme de douche munie d'un stop.

EAU

Tiens, puisqu'on en parle, donc les économies d'eau.

- Le stop-douche sur la pomme de douche, le verre pour se laver les dents,ne pas laisser les robinets ouverts inutilement. Les classiques donc.
- Le fait de prendre des douches plutôt que des bains ( là aussi je peux de manière faux cul dire que je limite les bains, je n'en prends même pas un par mois, et uniquement quand je suis malade ou patraque)
- la demi-chasse d'eau, presque toutes les toilettes en sont équipées maintenant.

  Et c'est parti pour le bonus crade: dans la mesure du possible ( n'allez pas faire ça une nuit de gastro) j'évite de tirer la chasse la nuit. déjà parce que l'immeuble résonne beaucoup, et que tous mes voisins l'entendent.
ensuite je bois beaucoup ( d'eau) donc je pisse beaucoup. Hé ou, les dames aussi font pipi, se repoudrer le nez est un gros pipeau, on fait comme tout le monde: mouiller une ardoise , changer l'eau des poissons, en clair soulager notre vessie et parfois plusieurs fois par nuit.
Donc on tire la chasse au matin pour évacuer le papier ( recyclé), écologie ET économie (encore une fois, il y a certains cas où les grandes eaux sont nécessaires, mais ça n'est pas la majeure partie du temps)
- et puisqu'on y est... Il n'y a pas de honte, je le reconnais, je le clame: oui, je fais pipi sous la douche du matin. Mais jamais dans une piscine quand même, il y a des limites à tout!
- quelques temps après le déménagement aussi, j'ai craqué, et investi dans un petit lave-vaisselle. Il est d'ailleurs en train de tourner pendant que j'écris, c'est du gain de temps et d'eau ( hé oui, on n'y pense pas toujours mais le lave-vaisselle consomme moins d'eau qu'une vaisselle à la main.. surtout en éco-mode)
Donc habitant en centre ville, et ayant fait le tour de toutes les solutions, c'est à peu près ce que j'ai pu trouver pour le moment. Pas possible pour moi, locataire en immeuble, d'envisager les toilettes sèches.

DECHETS ORGANIQUES

Pas de toilettes sèches donc mais je peux faire du compost.
J'habite un appart de 39 m ², avec une terrasse, où je peux faire sécher mon linge, mettre quelques pots de plantes et  faire du compost.
J'en avais déjà parlé sur mon autre blog, donc je vais vous renvoyer simplement à cet article, mais voilà, j'ai trouvé une solution de compost " de ville" ( puisque ma ville n'a pas encore réfléchi aux composts communs). Techniquement on peut le faire dans sa cuisine, ça ne sent un peu la choucroute que lorsqu'on ouvre le seau, mais avec une cuisine minuscule et une grande terrasse, j'ai vite opté pour la solution de le mettre dehors.
Autant dire qu'entre ce que je recycle et ce qui part au compost, le reste des déchets est minimal et rendre dans un sachet papier de la supérette.



DECHETS RECYCLABLES.

Ma ville propose des sacs plastiques pour déchets recyclables ( oui on est d'accord, fuck la logique!), mais donc là aussi, il y a une solution organisée pour les boîtes de conserve, prospectus. L'avantage ici est qu'on ne trie pas vraiment, je sais que ça varie selon les villes, et que là où vous habitez, il faut peut être 4 poubelles différentes dans la cuisine. Donc pas d'excuse pour ne pas le faire.
Je peste juste sans cesse contre le très petit nombre de plastiques recyclables en France ( quid des pots de yaourt? La supérette bio vend des brosses à dents en pots de yaourts recyclés...made in USA. Donc ce serait techniquement possible, si les industriels fabricants de yaourts décidaient enfin de cesser de faire un mélange de plastiques. Apparemment c'est pour ça que les pots de yaourts sont non recyclables: un mélange de plastiques difficiles à re-séparer.

J'LE FAIS MOI MÊME!

Les pots de yaourts m'amènent donc logiquement à parler de tout ce qui peut-être fait soi-même (et on va en revenir sur une piste possible pour la réduction de déchets)
Au moment de faire les courses j'envisage toujours plusieurs possibilités
- est-ce que je peux le faire moi-même?
-est-ce que c'est trop long, trop compliqué, est-ce qu'il me faut un paquet d'ingrédient?

-si je peux le faire moi même, bah, c'est l'évidence, je ne l'achète pas tout prêt.

Sauce tomate? Fastoche, avec les tomates défraîchies du frigo, ou même avec une boîte de tomates, et quelques condiments. En plus je sais ce qu'il y a dedans et je peux doser. C'est même pas long à faire.
Pot de pommes de terre vapeur? What?Vous vous foutez de moi? Le cuit vapeur fera ça tout seul pendant que je ferai autre chose.
Ho la belle salade composée.. attends mais du riz, du saumon, quelques légumes,de la sauce. C'est un peu long à faire, mais si j'achète les radis et les concombres oui ça attendra le prochain jour de repos.
Salade de pois chiches, attention. Ce n'est pas dur à faire, mais il faut faire tremper les pois chiches la nuit et  cuire à l'étouffée dans un matos que je n'ai pas forcément: cas typique où j'achète l'ingrédient principal en conserve.

-si c'est trop long, trop compliqué à faire ou que ça nécessite d'acheter un matériel qui ne va servir qu'une fois l'an: ok, dans ce cas, j'envisage la version " magasin" ( les accras de morue, les glaces..)

Bref, vous voyez le genre
NON, C'EST NON

Celui là est plus compliqué à mettre en place, car il exige d'apprendre quelques codes par coeur ou d'avoir la liste des choses à éviter avec soi. Et les courses prennent un peu plus de temps.
Je ne supporte pas ( physiquement, ça me rend malade)l'huile de palme. Je ne suis pas capable de la digérer. Même certifiée bio. Donc c'est non:palme, palmitate, huile de palmiste, huile végétale non précisée dans le doute.
Pareil quand il y a plus de 4 lignes d'ingrédients sur un truc qui doit avoir au maximum 4 ingrédients dans l'idéal.
Et même si parois je suis curieuse d'un truc nouveau, s'il y a huile de palme ou quelque chose comme ça dedans, c'est non.


REUTILISATION ET REEMPLOI

Ca, c'est ma partie préférée parce qu'elle fait à l'astuce et à la ruse.
Quelque chose casse.
Au pif, et parce que c'est du vécu, l'abri de jardin que j'avais mis sur ma terrasse le vent en a eu raison.
La toile est trouvée, bon, on ne peut plus rien en tirer: hop, recyclage.
Les barres, certaines sont tordues et d'autres sont encore bonnes.. oui, est-ce qu'il n'y aurait pas.. ha mais si j'attache ce machin avec ce truc...
Et me voila avec un long étendoir pour les draps, qui manquait cruellement sur ma terrasse, plus besoin de se casser le bol pour le faire tenir sur l'étendoir normal. Ca tiendra le temps que ça tiendra, et il me reste encore des barres pour... ha oui, tiens, faut que je trouve une solution pour les serviettes dans la salle de bain, ou pour accrocher le linge quand je viens de repasser. Je verrai à mon retour.
Les chaussettes trouées et dépareillées prennent leur retraite en " chaussettes à traîner à la maison", avant de terminer en chiffons à poussière.
Les possibilités sont infinies. Amusez-vous.

MAIS DANS LE FOND, EST-CE QUE J'EN AI BESOIN

LA question, qui va être douloureuse pour certains.
Quelque chose casse.
Avant de le remplacer, je me pose toujours la question de savoir si c'est vraiment utile.
Mais comme je me pose la même question avant d'acheter quelque chose de neuf, j'ai rarement eu a regretter mes achats.
Donc quelque chose casse ( ou je n'en ai pas).. est-ce que ça va me manquer?
- non, ou pas vraiment: bon, je vais réfléchir avant de le remplacer -> je n'ai pas acheté de TV en déménageant, je ne passe pas trop de temps chez moi, et je peux regarder des choses en streaming ou en replay sur l'ordi. Ca ferait doublon et je n'ai pas envie de payer la redevance pour rien. estc-e que les émissions sur les autres chaînes inaccessibles en ligne me manquent? un peu mais après un an, j'arrive bien à vivre sans, donc pas de TV pour moi
- oui, quand même, je m'en sers assez souvent: Là, j'ai aussi un exemple tout prêt. La batterie de ma tablette donne de gros signes de fatigue. Je m'en sers tous les jours, donc je surveille. Foutue obsolescence programmée.
Mais il y a un site qui vend des pièces de rechange. Prix d'une batterie neuve: 30€ en gros, prix d'une tablette neuve 199€. C'est vite vu: si 'arrive à la changer, ça m'aura coûté 30€. De toutes façons au bout de 3 ans, elle n'est plus garantie. Si ça ne marche pas, je serai toujours à temps de la changer.

- ouah, ils sont trop fort les publicitaires, ça a l'air trop bien ce nouveau bidule dont j'ai une version qui fonctionne encore parfaitement/ un appareil qui a a peu près la même fonction et qui m'a coûté deux fois moins cher!
Hahahahaha. Non. 
Merci maman de m'avoir rendue opaque aux publicités et aux discours trop enthousiastes, aux marques et à la mode.
Bon j'ai parlé de généralités, par la suite, je préciserai des choses, et même que je donnerai des bonnes adresses dans ma région.

* il apparait que je m'étais plantée, j'avais compris " un an sans plastique", mais c'est "un mois " me dit Cryssilda.
Du coup, là, c'est faisable par contre j'attendrais mon retour de vacances, parce que je vais difficilement pouvoir le faire à l'autre bout du monde (même si je pars en location avec cuisine pour éviter de devoir manger des sandwiches à tous les repas)

un an pour l'environnement, le problème

Voilà une idée de challenge non littéraire relayé sur Facebook par Cryssilda sur Facebook, mais qui vient d'ailleurs.

et parce que c'est important à mes yeux, je le relaye à mon tour.
Chez Maude
Chez homesweetearth

Vous n'êtes pas sans savoir, à moins d'habiter sur une autre planète ou de l'ignorer volontairement, qu'on est en plein milieu d'une série de catastrophes naturelles.
Dois-je refaire l'historique des incendies qui ont dévasté ma région tout l'été ( j'habite en PACA)? D'année en année l'été est plus long, plus chaud, plus aride. Mis bout à bout, depuis 4 mois il est tombé environ 1,5 cm de pluie sur ma ville. Le sol est sec, les couleurs dominantes sont le jaune et le marron, depuis des mois, je me traîne lamentablement, parce qu'à cause de la canicule je ne peux rien faire - oui quand il a fait 40°C dehors pendant plus d'une semaine, même respirer était épuisant. De mon côté j'ai pris la résolution depuis longtemps de quitter la région où tout le monde rêve d'habiter, pour aller vers le nord, vraiment au nord, car je n'en supporte plus le climat, c'est une question de santé.
Mais je pense à ceux qui vont y rester, et devoir subir les canicules qui vont devenir la norme dans les décennies à venir.

pour les gens qui n'habitent pas ici été = plage
pour nous été = incendies

Vous n'êtes pas sans savoir non plus qu'en ce moment même, les ouragans dévastent les Caraïbes. Or un ouragan, ou un typhon, ça n'apparaît pas seul, il faut de l'eau chaude. Et plus l'anomalie de température est importante, plus les ouragans risquent d'être dévastateurs. Alors oui, ça donne des images spatiales très belles, mais le résultat au sol est loin d'être joli, d'autant qu'il concerne souvent les mêmes régions qui ont de plus en plus de mal à s'en remettre.


voilà, ça c'était pour le côté réchauffement. Mais il y a l'autre aussi, le côté déchets.

Probablement même que certains qui me lisent vont dire " tu nous les brise avec tes discours de veille réac' écolo", et que les seules personnes qui vont y réagir sont uniquement celles qui se sentent déjà concernées.

Donc concrètement, ce que Maude propose à la base c'est un défi "zéro plastique" sur un an. Et tout aussi concrètement, je sais que ça va être très très compliqué ( vu qu'il se cache partout, et que j'habite en centre ville, avec comme quasi unique solution les supérettes. Je n'ai pas de voiture. et que certaines solutions que j'emploie pour limiter la pollution passent par des bouteilles en plastique, car le vinaigre blanc ne se trouve pas encore en vrac), mais une réduction est possible assez facilement.

Déjà, je suis plus que ravie d'avoir vu apparaître depuis cette année la systématisation des sacs en "plastique" végétal biodégradable dans les supérettes-supermarchés etc.. bizarrement, les seuls qui fassent encore de la résistance sont les Halles locales.

Donc des solutions simples:
- aller faire ses courses en emportant ses propres sacs ( les gens ont râlé il y a quelques années, mais finalement, c'est bien passé dans les moeurs)
- acheter au détail. Là, ce n'est pas encore possible partout, mais on en voit de plus en plus. Parfois avec sac en papier comme à la supérette bio, parfois sachet plastique, il y a encore un effort à faire, Auchan, oui c'est à toi que je parle.

Le truc qui me gave le plus d'ailleurs c'est le suremballage. Prenons, au hasard, un sachet de madeleines du commerce d'une marque un peu côté quand même ( je vous laisse chercher) Est-ce que c'est VRAIMENT la peine de les ré-emballer une fois de plus individuellement?
Ha oui, mais c'est pour les emmener dans son sac.. Heu... les gens qui emmènent quelque chose dans leur sac peuvent aussi facilement le mettre dans un bout d'essuie tout ou une boite... plastique, certes mais réutilisable. Je fais ça depuis l'école primaire.
Donc, hop, boycott des marques qui pratiquent le suremballage, une fois qu'on s'est fait avoir une première fois.
Et ça va de soi, mais limiter l'achat de plats tout prêts ou de bouteilles plastiques. Je sais c'est dur, c'est pourquoi je dis "limiter", ça sera déjà un bon début.

Pour mémoire, les continents de plastique. Oui il y en a partout. Et encore il manque sur la carte le côté oriental de la Russie, la mer de Chine, etc...
Et je ne me baigne plus en Méditerranée, mer quasi fermées donc très polluée.

Oulà, je vois que mon article est en train de devenir immense, je vais le scinder en deux. Donc ça c'était le problème, je vais parler des solutions, enfin, de mes solutions, dans un second.

dimanche 20 août 2017

trick or treats?

Ca y est c'est bientôt le moment tant attendu, le retour du mois Halloween!

Et je suis tellement impatiente que je commence à réfléchir à ce sujet le... 20 août ( jour anniversaire de Lovecraft, le hasard fait bien les choses), alors qu'on attaque le 1° octobre.
Certes, le mois O-bon vient à peine de finir, mais j'ai une excuse, comme les autres années, je serai en vacances, au moment du début du challenge, avec ma tablette mais sans mon ordi, donc pas très pratique pour communiquer sinon avec les esprits, du moins avec la blogosphère.

Ha, j'avais hâte de retrouver mes copines sorcières du challenge Halloween, pour faire le diable à quatre.. et encore plus! C'est un peu comme ma petite famille virtuelle. Oui, vous savez CE genre de famille.


Cette année, le fil directeur du mois sera "la sorcellerie" en général, ce qui n'exclut pas d'autres sujets, mais en 2017, ce sont les 20 ans de la parution outre manche d'Harry Potter, les lecteurs de la première heure ont maintenant la trentaine et ont peut-être attrapé à cette occasion le virus de la lecture et celui du fantastique.

Donc la sorcellerie... que vais-je tirer de mon chapeau - de mon choixpeau?- à cette occasion?

Peut-être un sujet vaudou, qui attend que je me décide depuis plusieurs années maintenant?

Il y aura aussi probablement un film italien dont j'adore le générique, mais que je n'ai pas encore chroniqué ici.
La suite de la BD Mélusine aussi si je la trouve à la médiathèque.
Et... du Harry Potter. Version livre ou film? je n'ai pas encore décidé.

Mais il n'y a pas que la sorcellerie. Parce que, oh, joie! Le 13 octobre tombe un vendredi!


Et côté blog Japon? Oui bien sûr... Depuis que je colle ici ou là des petites images de Yamato Nadeshiko Shichi Henge ( qui existe en manga, dessin animé, film live..)  il faudrait aussi que j'en parle, si j'arrive à le retrouver dans mes dossiers.
Parce que j'aime beaucoup l'héroïne Sunako chan. Une quasi hikikomori fan de films d'horreur très gores, que sa tante essaye de transformer en "lady", pas seulement en quelqu'un d'un peu présentable ( ha ces gens qui veulent toujours transformer les autres).

il y a du boulot...

Il y aura aussi de la cryptozoologie, car je n'ai pas eu le temps de caser la seconde saison de Kagewani.
Et le tome 1 ( pour l'instant je n'ai lu que celui là) d'Ao no exorcist.
Et les tomes 6 à 8 de Black Butler que Noc Tembule m'a involontairement décidée à reprendre ( oui j'ai besoin de ma dose de shinigami débile et de fossoyeur dingue).
Et l'histoire de fantôme prêtée par un copain, trop tardivement pour l'ajouter au mois o-bon.
Et j'ai encore des films Ghibli à chroniquer, des jeux à tester, des.. des... des...

Enfin voilà ce sont les idées qui s'installent.

Il y a aussi l'"encyclopédie des revenants et non-morts" livre que j'ai commandé en souscription, mais dont je ne sais pas encore quand je le recevrai exactement. S'il arrive plus tard, hé bien, ça me donnera l'occasion d'un sujet plein de fantômes pour survivre à l'horrible période pailletée de.. gloups... Noël.

Ha et aussi, un mois Halloween digne de ce nom se doit aussi de comporter un film classique et un sujet "Edgar Poe" le 7 octobre.
Qui va succéder à Dracula ( Bela) et Frankenstein ( Boris)? J'ai plusieurs petites idées...

Et et et.. il y a tant de choses qui me tentent que je n'arriverai bien sûr pas à tout caser, surtout avec mon emploi du temps très chargé ( encore des formations en vue)


EDIT: du 27/08: je viens d'apprendre la mort de Tobe Hopper, réalisateur de Poltergeist et  Massacre à la tronçonneuse. Il y a deux ans, je n'avais pas pu faire un hommage à Wes Craven, là je vais quand même essayer de prendre le temps de le faire..:(

Bon anniversaire Voyager!

J'avais dit en début d'année, qu'inspirée par Denis du blog bonheur de lire, j'allais parler voyage. Et quel voyage peut être plus fabuleux qu'un voyage spatial aux confins du système solaire. A ce détail près que ça n'est pas de la science fiction, mais bien un voyage réel pour deux petites sondes qui fêtent leurs 40 ans de bons et loyaux services cette année ( oui, comme moi!!)

Ceux qui me suivent depuis pas mal de temps savent la fascination absolue qu'exerce sur moi, encore aujourd'hui le programme Voyager. J'en ai déjà parlé à plusieurs reprises mais je trouve absolument fou le fait que des sondes prévues pour fonctionner 5 ans soient encore opérationnelles 40 ans plus tard.
Voyager 2 est partie de chez nous le 20 août 1977 et Voyager 1 le 5 septembre 1977 et se dirigent vaillamment vers l'espace interstellaire, emportant avec elle ce dont je n'avais pas vraiment parlé précédemment : le voyager golden record, des "bouteilles à la mer spatiales". Les sondes devraient arriver à proximité d'autres systèmes stellaires d'ici 40 000 ans. Là où avec un peu de chance, des habitants peuvent se trouver - va falloir

Ce n'est pas la première fois que des sondes emportent des messages terrestres à destination de potentiels extraterrestres, les deux sondes Pioneer 10 et 11 emportent avec elles des plaques gravées représentant le système solaire schématisés, la silhouette des sondes,la raie d'émission de l'hydrogène ( ne me demandez pas de décrire précisément je ne suis pas physicienne) qui sert de base pour décoder le reste, la position du soleil par rapport à 14 pulsars de la galaxie, un homme et une femme nus..


En même temps, si des extraterrestres trouvent la plaque, il va falloir qu'ils aient l'idée que le dessin qui ressemble à une paire de lunettes représente la transition hyperfine de l'hydrogène et la structure étoilée, des pulsars.

Les Voyager Golden Records reprennent le concept en allant plus loin. Il s'agit cette fois d'un disque, contenant des images et des sons de la Terre à destination toujours d'un potentiel extraterrestre qui pourrait le trouver et le lire.. s'il arrive à comprendre les instructions sur la boite!


On y retrouve en bas le schéma de la transition hyperfine de l'hydrogène et de la position des pulsars. Pas d'hommes et de femmes nus cette fois, certains prudes ayant été choqués par les plaques de Pioneer


Pour le reste..là encore , débrouillez vous amis d'outre espace pour comprendre qu'il y a un schéma en binaire montrant comment utiliser le "saphir" fourni avec le disque, la vitesse de lecture, la direction du scan pour voir les images, et ce qu'est la première image visible si correctement décodée ( un cercle dans un rectangle)
On aura de la chance s'il est trouvé par une entité qui connait le binaire, ou même suspecte qu'il s'agit d'une production artificielle venue de très loin dans le temps, plus encore que dans l'espace.

Parce que, revenons à nos 40 000 ans, durée minimale.
Pensez à ce qu'était la terre il y a 40 000 ans.
Imaginez un homme ou une femme préhistoriques trouvant ce genre d'artefact. Soit ils estiment que c'est plutôt joli et le ramènent à qui dirige le clan à ce moment là, qui ne saura pas trop quoi en faire, et déclarera peut-être que c'est un message des dieux qui justifie clairement que ce soit lui ou elle ou - ha zut, on n'a pas de pronom neutre en français ça manque - le chef, soit, tout aussi probablement: " bah, ça ne se mange pas, aucun intérêt".

A l'autre extrémité: la société développée, qui comprendra de suite qu'il s'agit d'un message venu d'ailleurs, qui a envie de savoir, qui arrive à décrypter et cherche à savoir d'où ça vient.
Avec en main ce qui n'est ni plus ni moins qu'un instantané de la Terre 40 000 plus tôt. Il y a fort à parier que ça aura beaucoup, mais alors beaucoup changé d'ici là.
Yaura-t-il encore des humains à la surface? Pas sûr.

Et c'est là que ça devient vertigineux: les extraterrestres auront peut être en main la SEULE et unique production humaine restante pour attester que nous avons un jour existé.
Des extraterrestres qui pour l'heure sont peut être au mieux en train d'inventer l'équivalent local de l'agriculture.

Curieux de savoir ce que contient le disque?
Un court discours de présentation du secrétaire général des Nations Unies Kurt Waldheim, des salutations en une cinquantaine de langues  ( là aussi, déjà va comprendre ce que c'est qu'un langage, et ensuite qu'il s'agit de langues différentes les unes des autres), des sons aussi variés que le tonnerre et la pluie, des grillons et des grenouilles, ou un marteau piqueur (et certains sons sont assez difficiles à reconnaître même pour un terrien!), de la musique de différents pays pour l'audio, et pour l'image, des photographies des tâches solaires, des planches d'anatomie, un embryon, des gens de tous pays et toutes générations, des îles des montagnes, des arbres , une femme qui ratisse des feuilles mortes etc...

D'autant plus déroutant que le support est, d'un point de vue technique humain, largement dépassé , les images représentent parfois des modes de vie parfois disparus ou en passe de l'être, et ce en 40 ans. Alors que dire de 40 000 ans.

Pour voir les images, elles sont ici
Pour écouter l'enregistrement il est là, en intégralité

La succession de tout ces enregistrements donne un effet assez étrange, presque expérimental (et ça aussi, c'est très daté années 70, nul doute que le choix serait différent maintenant)
Mais, et là une ironie que je trouve particulièrement savoureuse.. D'après vous qui sont les 3 musiciens retenus pour représenter la culture américaine?  Blind Willie Jonhson ( bluesman ), Louis Armstrong ( jazzman)  et feu Chuck Berry, mort en mars dernier ( pionnier du rock). Vous le voyez le point commun?

Ils ont connu la ségrégation et le mépris sur Terre pour leur apparence physique et représentent pour l'éternité le pays qui les a méprisés de leur vivant...qu'ils vont représenter comme "ambassadeurs" virtuels auprès d'hypothétiques auditeurs d'une autre planète.

Je laisse la place à Blind Willie Jonhson (un musicien que j'ai découvert découvert via le film " The soul of a man"de Wim Wenders, et qui a eu tellement de poisse dans sa vie qu'il est quasiment la quintessence du concept de blues) Son morceau "Dark was the night, cold was the ground..." est partie voyager dans l'espace sombre et glacé.
Et je vois que Bruce Benamran a eu le même ressenti métaphysique.



allez, parce que je ne m'en lasse pas, je l'ai déjà dit mais cette mission spatiale a eu un énorme impact sur moi, le survol de Neptune le 25 août 1989 et les photos dans les jours qui ont suivi, rendant mon livre d'initiation à l'astronomie obsolète du jour au lendemain, mont laissé une impression inoubliable.
Que n'a pas réussi à battre la Mission New Horizon et ses pourtant superbes clichés de Pluton.



Voyager 1 a aussi un cliché très marquant à nous proposer.. D'abord on ne voit rien, c'est pour celà qu'il a été fléché

vous êtes ici
Oui, ce minuscule pixel bleuté c'est la Terre, vue le 14 février 1990 à 42 UA de distances ( donc 42 fois la distance Terre-Soleil)
Voilà ce qu'en dit Carl Sagan ( l'un des scientifiques les plusconnus,sinon, le plus connu , à avoir pris part au programme Voyager)

« Consider again that dot. That's here. That's home. That's us. On it, everyone you love, everyone you know, everyone you ever heard of, every human being who ever was, lived out their lives. The aggregate of our joy and suffering, thousands of confident religions, ideologies, and economic doctrines, every hunter and forager, every hero and coward, every creator and destroyer of civilization, every king and peasant, every young couple in love, every mother and father, hopeful child, inventor and explorer, every teacher of morals, every corrupt politician, every superstar, every supreme leader, every saint and sinner in the history of our species, lived there... on a mote of dust suspended... in a sunbeam. The Earth is a very small stage in a vast, cosmic arena. Think of the rivers of blood spilled by all those generals and emperors so that in glory and triumph they could become the momentary masters of a fraction... of a dot. Think of the endless cruelties visited by the inhabitants of one corner of this pixel on the scarcely distinguishable inhabitants of some other corner. How frequent their misunderstandings, how eager they are to kill one another, how fervent their hatreds. Our posturings, our imagined self-importance, the delusion that we have some privileged position in the universe, are challenged by this point of pale light. Our planet... is a lonely speck in the great, envelopping cosmic dark. In our obscurity, in all this vastness, there is no hint that help will come from elsewhere to save us from ourselves. The Earth is the only world known so far to harbor life. There is nowhere else, at least in the near future, to which our species could migrate. Visit, yes. Settle, not yet. Like it or not, for the moment, the Earth is where we make our stand. It has been said that astronomy is a humbling and character-building experience. There is perhaps no better demonstration of the folly of human conceits than this distant image. To me, it underscores our responsibility to deal more kindly with one another and to preserve and cherish the pale blue dot, the only home we've ever known. »


Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture