lundi 24 novembre 2014

l'énigme des blancs-manteaux - JF Parot

Une bonne manière d'attaquer le Défi " siècle des Lumières" de Parthénia? Avec Jean-François Parot. Car en effet, le challenge couvre non seulement les auteurs de l'époque mais aussi  les auteurs contemporains qui écrivent sur cette période, les films, expositions documentaires, etc..

Et après avoir vu quelques épisodes adaptés de la série fétiche de l'auteur, hop, j'ai décidé de m'y atteler.

Ce tome est le tout premier de la série, on y fait donc connaissance avec notre sympayhique héros, Nicolas Le Floch, enfant trouvé élevé par le chanoine Le Floch, dont il a pris le nom, et filleul du marquis de Ranreuil qui a prus en charge son éducation. Et voilà donc Nicolas, à peine adulte, parti étudier le droit à Paris, qui se retrouve en peu de temps, grâce à l'intervention du providentiel parrain auprès de M. de Sartine, Lieutenant général de Police à Paris, promu comme assistant du commissaire Lardin, avec le but de devenir policier à son tour. Mais Nicolas est plutôt malin et comprends vite que le commissaire est louche, et, sous couvert d'apprendre les ficelles du métier, on attend plutôt qu'il espionne discrètement son chef pour le compte de Sartine.
Aussi, lorsque le commissaire disparait, c'est tout naturellement Nicolas qui sera, toujours discrètement, chargé de l'enquête, qui va mener de l'équarrissage de Montfaucon aux bordels, en passant par les quartiers louches du Paris de 1760, les salons bourgeois, les geôles de Châtelet et la cour.
L'enquête policières est plutôt intéressante, mais comme souvent dans les policiers 10/18, c'est la reconstitutions des lieux et de l'époque qui fait le sel du roman, entre personnages fictifs, et figures historiques réelles ( le roi, Monsieur de Sartine, le bourreau Sanson). A propos, j'ai de la chance d'avoir une assez mauvaise imagination visuelle, pour tout ce qui concerne le supplice de l'écartèlement. c'est vraiment barbare, même si l'auteur se base sur des comptes rendus d'époque qui ont bien du broder sur le sensationnel. Disons que dans ma tête, ça devient Monsieur Fantastique, l'homme élastique de chez Marvel. Si si, croyez moi, c'est bien mieux de l'imaginer comme ça.

Comme dit notre bon roi Arthur, à une autre époque: "L'écartèlement ça craint"

C'est rare, vraiment rare que je me prenne d'affection pour le héros d'un roman, en général ma préférence va aux personnages secondaires. Mais force est de constater que Nicolas est fort sympathique. L'adaptation TV n'est pas mauvaise, l'acteur principal cadre assez bien avec ce que le roman nous dis de son protagoniste. Mais j'avoue que le roman va au delà, avec une dimension humoristique que n'avait pas la série, qui gommait un peu certains traits de caractère de Nicolas, qui bien que malin sur certain points, a une propension à la naïveté et à la distraction assez réjouissantes ( et à s'arrêter parfois en plein milieu de son enquête parce que le temps est beau, qu'il a envie de rêvasser devant le paysage, de prendre l'air frais... ou de regarder son plafond! Quand à l'histoire du parrain et la raison de la fâcherie avec la fille de celui-ci, le lecteur comprend très très vite ce qu'il en est... et ricane de la naïveté de Nicolas.. ) Mais les personnages secondaires sont intéressants aussi,,j'aime beaucoup l'inspecteur Bourdeau, c'est donc dit, à l'occasion je continuerai la série. Je suis tombée par hasard l'autre jour sur une interviewe l'auteur qui avoue avoir rendu hommage aux 3 mousquetaires, via son personnage principal parti comme d'Artagnan à la capitale.
Non seulement il l'avoue, mais il le revendique comme influence directe.. si tu me prends par les sentiments, Jean-François, Alexandre Dumas est quand même un de mes auteurs préférés, et Les trois mousquetaires m'ont valu quelques nuits d'insomnie.. allez, encore une page, encore une page, non, encore un chapitre.

Je mentionnerai encore la cuisine, l'ami Jean-François ne manque jamais une occasion de parsemer son texte de recettes de cuisine, qui ne sont pas forcément à mon goût, mais la place importante de la bonne chère - comme chez Dumas, d'ailleurs - dans l'histoire est une autre raison pour que cette série me convainque entièrement.

Tiens je me dis que lors de mes précédentes virées sur Paris, j'avais fait un parcours Baudelaire. Ca pourrait être marrant, un parcours Parot, en suivant les lieux où se déroulent les enquêtes de ce cher Nicolas.
Je vois qu'il y a eu l'an dernier un challenge autour de cette série ( chez syl que j'ai déjà croisée dans le cadre du challenge halloween et british mysteries, du mois anglais et du mois belge, décidément, on a beaucoup de challenges en commum) , j'arrive un peu après la bataille. Tant pis, mieux vaut tard que jamais!
un marquis, un roi.. et madame de Pompadour
1/9
j'ai peu de lectures historiques cette année...mais je l'ai dit, plusieurs des personnages de cette histoire ont existé et quelques faits réels se mèlent à la fiction

2 commentaires:

  1. Rhooo... désolée de mon retard, je suis un peu à l'ouest en ce moment...
    En tout cas, merci beaucoup pour ce beau billet sur Nicolas Le Floch. J'ai lu les 3 premiers tomes il y a maintenant plusieurs années, du coup j'ai oublié certains éléments mais ta chronique me le fait voir sous un jour nouveau... Il faudrait que je me replonge dans ses aventures, moi qui aime tant le XVIIIè siècle...

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    1. tiens merci d'avoir commenté, ça m'a fait me rendre compte que j'ai oublié la couv', je vais rectifier ça!
      Et après l'auteur l'autre fois, hier, c'était l'acteur principal de la série qui s'exprimait sur son approche. Fort intéressant aussi!

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