dimanche 15 janvier 2017

La perle de l'empereur - Robert Van Gulik

On commence l'année tranquillement, hors challenges, en toute liberté...

Comme j'avais bien aimé le premier tome que j'ai lu de cette série.. hé bien la même copine m'en a offert un autre en fin d'année, Merci à toi qui te reconnaîtra :)

Donc retour l'été dernier, j'ai découvert cette série pour le moins étrange, des enquêtes policières inspirées  d'un authentique juge chinois du VII° siècle, et de récits policiers du même pays de différentes époques, rédigées par en anglais par un auteur néerlandais - hyperpolyglotte - fin connaisseur de la culture asiatique en général et donc, chinoise en particulier.

Et ce n'est pas la seule bizarrerie: la parution chez 10/18est une joyeuse pagaille donc La perle est, en terme de numérotation le 3° de la série, mais en terme de chronologie dans les aventures du juge Ti, le 7° ou le 8° ( selon que l'on compte ou pas un recueil de nouvelles)


La perle se passe peu après Le squelette sous cloche ( il y a , chronologiquement, le pavillon rouge, entre les deux, donc je sais quel tome me procurer pour faire le lien).

Et comme dans le précédent,  le juge Ti, magistrat de la ville (imaginaire) de Pou Yang, au centre de la Chine, vers 663 de notre ère, se trouve aux prises avec une mystérieuse affaire: lors d'une fête populaire présentant une course de bateau, un timbalier, qui donnait le rythme aux rameurs est mort d'une crise cardiaque, qui se révèle rapidement être un empoisonnement.
Trois "témoins" semblent s'être donné le mot pour dire tout le bien de feu Monsieur Tong, tandis que le reste de la ville semblait plutôt le considéré comme une crapule, un demi-voleur qui trempait dans des affaires louches, et particulièrement dans du trafic d'objets d'art. Crime crapuleux parce qu'il y avait beaucoup d'argent misé sur la course bateau, ou règlement de compte entre trafiquants d'arts?
L'affaire semble suivre cette deuxième voie lorsque Madame ambre, femme d'un amateur d'art et ancienne esclave de la famille Tong est assassiné alors qu'elle allait récupérer, en toute discrétion pour le compte de son mari "la Perle de l'empereur" bijou inestimable dérobé quelque cent ans plus tôt dans la maison impériale. en toute discrétion, et pour cause, le recel d'objet volé est déjà sévèrement puni, le recel d'objet volé à l'empereur est passible d'une mort lente et douloureuse...
Ou bien est-ce encore autre chose?

On a comme précédemment, 3 enquêtes ( le timbalier mort, l'esclave assassinée, la perle volée) qui s'entremêlent, avec comme point commun le trafic d'objets d'art.

Et cette fois encore j'ai bien aimé. Ce n'est peut-être pas la lecture de l'année, mais j'ai bien aimé.Avec en plus une touche d'humour via la très drôle Mademoiselle violette, décrite par le colossal chef de la guilde des mendiants, comme une femme douce, délicate, attachée aux bonnes manières car elle a vécu et travaillé à la cour impériale. ce qui est tout à fait exact, pour cette dernière mention: elle y était responsable d'animer des banquets par des spectacles de lutte féminine - en très petite tenue- en tant que cheffe d'une troupe de lutteuses originaires de Mongolie, Mademoiselle violette est tout sauf douce et délicate. C'est une géante à la langue bien pendue, aux réflexes aiguisés, douée au lancer de couteaux, et capable de rosser à elle seule 3 bandits qui tentent d'enlever une femme sous ses fenêtres. Sous ses dehors rugueux, Mademoiselle Violette déteste l'injustice et la violence, en particulier lorsqu'elle est gratuitement dirigée vers les femmes. J'espère bien la revoir dans les prochain tomes, les autres personnages féminins étant jusque là plutôt discrets ( des femmes de notables) ou des prostituées noyées dans la masse. Violette sort du lot et ça fait plaisir.

Une série donc que je vais peu à peu continuer ( ce n'est pas un message subliminal à la personne qui me les a offerts, hein, ne te méprends pas, j'ai je ne sais combien de centaines de livres à lire sur mes étagères, et encore dans des cartons, sans compter les ebooks)

mercredi 11 janvier 2017

Et puis, et puis encore?

Qui reconnaîtra l'allusion?

Je l'avais dit, j'ai comme des envies de voyage, et Denis du blog Bonheur de lire aussi. Donc sans être un "vrai challenge" littéraire ou autre, j'en suis quand même.. attendez moi, les amis, je finis ma valise!


Nicolas bouvier ( oui c'est écrit petit), autre écrivain grand voyageur

Il nous propose donc de voyager, et met de plus sa thématique sous les bons auspices de Charles Baudelaire et de son invitation au voyage. Mais je l'ai dit il y a quelques jours, Charles Baudelaire, c'est mon coup de foudre littéraire absolu et jamais démenti. Denis, désolée, mais là je suis plus qu'obligée de te suivre...

Avec cependant, une petite préférence pour "le voyage" sur la même thématique ( désolée, mais pour moi, la mise en musique de "l'invitation au voyage" m'a gâché ce texte. Oui même si c'est Léo Ferré, juste parce que la musique ne correspond pas du tout à mon ressenti du texte.

"Le voyage" est donc un très long poème dont voici la première partie. (notez la V° partie, j'en ai quasiment fait ma devise)

Pour l'enfant, amoureux de cartes et d'estampes,
L'univers est égal à son vaste appétit.
Ah ! que le monde est grand à la clarté des lampes !
Aux yeux du souvenir que le monde est petit !

Un matin nous partons, le cerveau plein de flamme,
Le coeur gros de rancune et de désirs amers,
Et nous allons, suivant le rythme de la lame,
Berçant notre infini sur le fini des mers :

Les uns, joyeux de fuir une patrie infâme ;
D'autres, l'horreur de leurs berceaux, et quelques-uns,
Astrologues noyés dans les yeux d'une femme,
La Circé tyrannique aux dangereux parfums.

Pour n'être pas changés en bêtes, ils s'enivrent
D'espace et de lumière et de cieux embrasés ;
La glace qui les mord, les soleils qui les cuivrent,
Effacent lentement la marque des baisers.

Mais les vrais voyageurs sont ceux-là seuls qui partent
Pour partir, coeurs légers, semblables aux ballons,
De leur fatalité jamais ils ne s'écartent,
Et, sans savoir pourquoi, disent toujours : Allons !

Ceux-là dont les désirs ont la forme des nues,
Et qui rêvent, ainsi qu'un conscrit le canon,
De vastes voluptés, changeantes, inconnues,
Et dont l'esprit humain n'a jamais su le nom !



Charles, cher Charles, un bon siècle et demi nous sépare,  mais j'ai l'impression que tu parles de moi là, ou bien à moi.. et très souvent dans tes textes.
Souvenir de lycée: la plupart des élèves qui s'intéressaient à la poésie, autrement ils étaient peu même en première et terminale littéraire, n'avaient pas d'affinité avec Baudelaire, et adulaient Rimbaud. Je n'ai jamais accroché aux textes de Rimbaud.. il faudra que j'essaye un peu plus, pour voir ce que ça donne quelques années après.. mais voilà, je n'ai jamais eu cette sensation que Rimbaud s'adressait spécialement à moi.Oui je sais, c'est limite orgueilleux d'écrire ça, mais un auteur me parle et l'autre pas, et quasiment au sens le plus littéral du terme.

Coïncidence? le 31 août se sera les 150 ans de sa mort. Donc l'année sera celle du voyage et aussi de Charles Baudelaire.

Pour la littérature " de voyage" ou évoquant le voyage, j'ai déjà quelques idées, pour des sujets directement " souvenirs de voyage" aussi .. alors, on part?

dimanche 8 janvier 2017

10 livres...

oui je reste dans les sujets assez courts, qui laissent le temps de digérer les fêtes et la galette..

En fait j'ai été taguée, mais sur Facebook, dans les termes qui suivent:
Listez 10 livres qui vous ont marqué(e) d'une façon ou d'une autre. Ne prenez pas plus que quelques minutes pour le faire, ne réfléchissez pas trop - ce ne doit pas forcément être des "bons livres" ou des grandes œuvres, juste des livres qui vous ont touché(e).
Taguez ensuite 10 ami(e)s en m'incluant de façon à ce que je puisse voir votre liste.

Or je trouve que répondre sur facebook, en listant sans rien développer, ni même illustrer, c'est un peu dommage, donc sans avoir trop réfléchi voilà ma réponse (et il m'a fallu explorer le fin fond du net pour trouver l'auteur du 1), par ordre chronologique, des plus lointaines strates de ma mémoire vers les plus récentes. Et c'est surtout qu'il s'agit beaucoup de lectures d'avant mon blog, donc non chroniqués ici.

1- Machin le chien - Tom La Fleur, Gale Brennan et Russ Flint ( si, il s'y sont mis à 3). En fait il fait partie d'une collection "la Ballade des animaux" des années 80, probablement anglaise, qui est en quelque sorte le précurseur des "petites bêtes "d'Antoon Krings.
J'en avais quelques un de cette collection, mais c'est de ce titre là que je me souviens parce que c'est le tout premier livre que j'ai réussi à lire SEULE. En entier.

2- Les grandes civilisations disparues - auteur inconnu: un livre qui était chez ma grand mère maternelle, et que j'ai feuilleté, refeuilleté et rererefeuilleté toute mon enfance.
C'est bizarre une gamine qui s'intéresse à ça? Et qui avant 8 ans ( forcément puisque ma grand mère est  morte quand j'avais 10 ans, et était partie vivre chez mon oncle l'année d'avant) connaissait les noms de  Pataliputra, Ninive ou Knossos? Ben c'est pourtant la pure vérité.
Je sais parfaitement d'où vient mon goût pour l'archéologie, merci mémé!
Dans la même catégorie: la collection de livres géographiques " Time life" qui était chez elle ( tout ça doit être encore quelque part chez mes parents), j'adorais en particulier celui sur le désert du Sahara et celui sur les Saguaros.
Je sais donc parfaitement aussi d'où vient mon goût pour les voyages, merci mémé ( bis)

2 (bis) - Les fables de la fontaine illustrées par Benjamin Rabier: mémé en avait une version " raccourcie" présentant quelques contes, il m'a fallu des années pour retrouver le nom de l'illustrateur, et l'été dernier, en passant devant un bouquiniste, j'ai trouvé l'édition intégrale. qu'ai-je fait à votre avis? oui. Enfin, c'est une réédition à 40€, pas la Taillandier originale qui coûte-j'ose-même-pas-regarder..

3- Ravage - René Barjavel. Je l'ai lu au collège, en 4° ou 3° je crois. Il figurait sur une liste de lectures conseillées, donc je l'ai pris un peu au hasard. Pas relu depuis, mais ma première rencontre avec la science Fiction, ça marque!

4- Le meilleur des Mondes - Aldous Huxley. 2° Dans la liste de livres que j'ai du lire au lycée, farcie à ras bord de classiques ( le père Goriot, Madame Bovary, les Confessions etc..), je ne sais toujours pas pourquoi la prof de français de seconde nous l'a fait lire... enfin, a bâclé le truc en 4 cours, après 2 trimestres entiers dévolus au père Goriot. Je suppose que c'était au programme et qu'elle s'en foutait totalement, mais donc confirmation de mon goût naissant pour la SF.

5 - Les fleurs du mal - Baudelaire. En 1°. Coup de foudre instantané et c'est encore un de mes livres de chevet.

6 - Le portrait de Dorian Gray - Oscar Wilde. Non seulement c'était une lecture non obligatoire, mentionnée par le prof de français en passant mais ce ^$ù*$^ù de ^ù*$^ù d'andouille de prof nous dit " il faut le lire, c'est vraiment un bon livre, à la fin le héros...." Je me bouche les oreilles ne voulant pas savoir. Juste après la sonnerie mon  ^ù*^$= de voisin de derrière me chuchotte " pendant que tu te bouchais les oreilles, le prof a dit..." et me raconte la fin.
Bon ben, pas grave, je l'ai lu l'été suivant et même en connaissant la fin, j'ai adoré.

7- Les rois maudits - Maurice Druon. Oui toute la série, sauf le dernier - mais l'auteur lui même avoue en préface qu'il a été obligé par les circonstances historiques de tuer son personnage favori et que lui-même n'était pas très motivé par ce dernier tome, mais qu'il fallait bien conclure son récit. Donc si l'auteur lui-même n'aimait pas trop, je suis excusée.
J'ai du lire la série à peu près à la même époque. Le tome 3 reste à ce jour mon record absolu de vitesse de lecture: dévoré en 2h30 chrono. C'est dire si ça m'a accrochée, alors que je lis plutôt lentement en général.

8 - Les trois Mousquetaires - Alexandre Dumas: même époque à peu près. J'ai fais quelques soirées tardives à dire " allez, je finis ce chapitre et.. non, allez encore un. Mais après c'est fini.. mmmm. Bon, encore un et j'éteins.. quoi 2h00? et j'ai cours demain, je me lève à 6h30, merdremerdemerde"
Comme je ne sais plus du tout quelle était la couverture de la première version que j'ai lue, je vous met une photo de Daniel cyrano, enfin, Sorano, voilà...

9 - Cyrano de Bergerac - Edmond Rostand. Lu une première fois à la médiathèque, relu et relu, vu et revu. Je ne me lasse pas de cette pièce.

10 - L'Iliade et l'Odyssée - Homère. En fait, j'avais du lire des extraits de l'Odyssée en 6°, et on nous avait forcés à prendre une édition en particulier - pour que tout le monde ait la même traduction. Je n'ai pas accroché. J'ai essayé 3 fois, je n'ai pas pu: une traduction très indigeste, bourrée de notes de renvoi...
Au début de ce blog, l'ai donc tenté les traductions de Leconte de Lisle. Moins littérales peut être, et surtout beaucoup plus lisible sans avoir à faire X milles notes explicatives. Et c'est passé tout seul.

Depuis j'ai lu d'autres livres très sympas , par exemple Musashi d'Eiji Yoshikawa ou la série des racontars arctiques, parmi les meilleures découvertes récentes, mais du coup, je voulais parler de mes "vieilles lectures", qui n'ont pas eu l'honneur d'un chronique sur le net, puisque le net n'existait même pas ou en tout cas, n'était pas encore arrivé jusque chez moi. Oui j'ai vécu cette époque, ça parait fou, j'ai eu le net en 1998, l'an prochain, ça me fera donc 20 ans de surf. J'ai du mal à l'imaginer tellement ça me paraît plus récent, mais non, ça fait bien 19 ans que je squatte la toile.

Sinon merci à tous les anonymes qui vendent leurs anciennes éditions, et à qui j'ai honteusement piqué les images, ça m'a permis de retrouver les couvertures que j'avais en mémoire.
(même si j'ai un petit doute sur les trois mousquetaires, j'ai vu une horreur rose en fouillant les images: "Barbie et les trois mousquetaires", j'ai eu peur, puis j'ai eu la nausée, et là, j'ai presque envie de me laver les yeux au désinfectant tiens..)

Je ne tague personne, qui veut prendre la suite la prend :)

samedi 7 janvier 2017

des défis? oui des défis!

Parce que quand même, et malgré les incertitudes diverses ( voir précédent sujet)  l'appel du challenge littéraire - et filmique aussi un peu - marche sur moi aussi bien qu'un appeau sur un canard, enfin, ces canards là, un peu de Tex Avery , ça manquait!

et donc les choses sérieuses vont donc commencer en mars.. et  continuer crescendo jusqu'en juin!

- En mars, bière, tartan et cornemuses:  le mois écossais revient chez Cryssilda, avec son (très) charmant logo. Oui, on se pose encore et toujours l'éternelle question...
L'an dernier j'avais positivement fait une déclaration d'amour aux scottish shortbreads, je n'ai pas changé d'avis.

- En avril, bière, cramique et sushis:  attention mois compte double. S'il est reconduit, je n'en ai pas encore la certitude, c'est le mois belge d'Anne et Mina. Mais ce sera aussi le mois japonais chez Lou et Hilde

(fin avril début mai, stage de musique dans le 05, donc une semaine de vacances très actives à la cambrousse)
- en mai: la pasta della mama! Martine reprend le mois italien,

- En juin: bière thé, scones, romans policiers et bon rock , enfin, pour ceux qui ont survécu à 2016: le mois anglais (toujours par la fine équipe Lou, Hilde et Cryssilda ).
Normalement, si tout va bien, que j'échappe à la grippe, je pars 3-4 jours à Londres fin janvier, début février, faire ma touriste, il y aura donc un billet voyage ce printemps.

Il y a quand même comme une thématique bulleuse en ce premier semestre, 3 mois sur 4 dédiés à des pays à forte tradition houblonnée.

Sans compter que l'année grecque et l'année nordique reprennent du service aussi cette année, ça va me faire voir du pays, sinon, réellement, du moins, sur papier. Et ça colle avec l'idée de Denis.
Pas encore de liste de lecture/films, j'aviserai en fonction du temps, des trouvailles, etc...

Donc je ne garantis pas une énorme participation à chacun, je vais avoir beaucoup d'occupations avec le projet reprise d'études" au revoir chef, tu ne me manqueras pas, je ne penserai pas une seule fois à toi en 3 ans minimum, ou alors si, pour me souvenir à quel point je serai contente de ne plus te subir". Mais je vais essayer quand même de participer un peu! voire, soyons dingues, d'anticiper mes lectures et de programmer mes sujets! (bon entrainement pour revenir à la rigueur étudiante!)

dimanche 1 janvier 2017

byebye 2016

Et tu ne me manqueras pas!
en même temps je peux ressortir le gif de l'an denrier...

Je me demandais si on pouvait faire plus pourri que 2015,  ben, au niveau politique et attaques, force est de constater que c'était du kif-kif bourricot.

Par contre question musique et ciné, punaise, fallait pas être musicien chanteur, acteur ou actrice, ou même britannique cette année. La faucheuse ayant quand même un sens de l'humour noir assez particulier pour faire mourir à Noël dans son lit le gars qui chantait " last Christmas" et " Wake me up before you go"

Je dirais même qu'en grande partie, 2016 a été une fois de plus une année à gerber...

 hé oui...
allez un peu d'humour anglais pour alléger l'ambiance.

Sur un plan personnel il y a eu de bon, j'ai réalisé enfin quelque chose qui me tenait à coeur depuis très longtemps: habiter seule. Et je ne  regrette absolument pas ( ne serait-ce que parce que la rue où je suis maintenant est plu tranquille et que je peux faire des nuits complètes sans être réveillée 3 ou 4 fois. Chaque. Nuit. Et dormir, ça aide à réfléchir pour régler les autres problèmes)
Et l'autre bon moment , ça a été de partir en vacances en Guyane, voir ma copine Steph' et par la même occasion, mettre pour la première fois les pieds en Amérique du Sud.

Il y a eu aussi du moins bon: une invraisemblable série de soucis de santé ridicules, mais ridicules du genre " faire un malaise au travail parce qu'ils ont décidé de faire des travaux utilisant des produits chimiques dangereux en plein pendant les heures d'ouverture",  " attraper une insolation en restant à l'ombre" et " être clouée au lit en plein été en réaction à un vaccin". Et me retrouver plusieurs fois à deux doigts de tout péter et/ ou de la dépression nerveuse à cause du harcèlement moral d'une petite chef.
Mais ça c'était avant.

Pour 2017, il y a en projet:
- me barrer de mon travail, dans lequel j'ai la perspective d'évolution et le fun professionnel, disons-le clairement, d'une brosse à chiotte.
- reprendre des études à l'étranger, et cette fois , dans la branche qui m'intéresse depuis toujours. Les circonstances n'ont pas joué en ma faveur depuis 40 ans mais cette fois, j'ai décidé de les emmerder bien comme il faut. J'ai donc trouvé une possibilité joignant l'agréable ( expérience à l'étranger) à l'agréable ( faire enfin ce qui me plaît). Les inscriptions pour les ressortissants de l'UE sont en avril.
- Oui mais pour ça il va donc falloir quitter mon travail, donc, dès que j'ai le feu vert de la fac ( en espérant qu'ils ne tardent pas trop), poser une demande de congé sans solde, qu'il faut faire au minimum 3 mois avant  la date de départ souhaitée, donc mettons si les études commencent en septembre, au moins cesser le travail en août pour pouvoir trouver un logement, etc... mais pas plus d'infos pour l'instant..
- Et donc pour ça avoir du pognon d'avance. Si tout va bien la vente de la vieille baraque de mon père devrait se faire justement peu avant avant Avril, histoire d'avoir un fond de sous, certes pas énorme vu la ruine que c'est,  me permettant d'étudier sans avoir de suite à courir après un petit boulot.
- Evidemment, mon employeur peut me refuser la mise en dispo, si c'est le cas, je le noierai sous les demandes jusqu'à ce qu'il accepte. Et s'il refuse, je demande du temps partiel, ce sera nécessaire à mes nerfs.
En tous les cas, ne pas finir l'année chez eux, c'est l'idée.
oui, il y a comme une thématique dans ce billet

Donc en fait il va me falloir prendre mon mal en patience, des choses devraient évoluer, mais tout au long de la première moitié de l'année. J'espère qu'elles vont enfin aller dans le bon sens.

Enfin, j'ai déjà commencé l'année en perdant au loto, pour la première fois que j'en faisais un , donc les choses s'annoncent comme d'habitude. 100% des perdants on tenté leur chance!

Et pour les pronostics lecture et challenges? hormis le mois belge ( s'il est relancé) et le challenge Halloween, je prolonge mes lectures nordiques pour le moment. Mais il y a tant d'incertitudes tout autour que je ne sais pas trop..puisque tout dépendra, et surtout mon temps libre, de l'évolution du projet études, de ma vente de la maison, du fait que j'arrive pus ou moins vite à sortir du trou à rats où je travaille.

Enfin, si, j'ai assez envie de suivre Denis ( un co-challenger dans plusieurs domaines) qui a des envies de voyage...
Ou , avec un certain humour noir, de me refaire de mon côté un ptit challenge nécro ( je lis des auteurs morts), comme en 2011.

Allez, commençons donc l'année avec la magnifique chanson " We used to know" de Jethro Tull, qui nous dit en substance que les mauvais jours vont et viennent, les choses peuvent s'arranger ou non,que la chance peut tourner dans un sens ou l'autre, mais de ne pas renoncer, tant qu'il y a de la vie , il y a de l'espoir.
Ca correspond bien à mon état d'esprit du moment, libre à chacun d'y voir un message déprimant ou d'espoir, pour moi, c'est le second qui l'emporte.



Donc je vous souhaite -et me souhaite - une nouvelle année, disons, pas trop mauvaise. Je ne prends plus de risque

mercredi 28 décembre 2016

La reine des neiges ( animation 1957)

Non, promis rien à voir avec la version récente ( qui aurait d'ailleurs été tout à fait acceptable sans cette manie des studios Disney- qui a donc contaminé Pixar lors de la fusion - de faire de n'importe quelle histoire une comédie musicale aux chansons chewing-gum qui vous collent en tête pendant des heures.) mais d'une version de 1957.

j'avais déjà évoqué il y a 5 ans le cinéma d'animation russe, on va donc y revenir un peu. Je le disais donc à l'époque, quand on parle animation, la plupart des gens auront en tête soit l'animation américaine, soit l'animation japonaise. Quelques uns penseront à l'animation française, et bien peu à l'animation russe ou plutôt soviétique, qui est loin de démériter.
Portée par le studio Soyuzmultifilm, fondé en 1936, ils ont surtout adapté des contes et produit aussi quelques films humoristiques pour adultes (et ce n'était pas le petit studio de production, il faut compter une moyenne de 4 ou 5 longs métrages/an dans les années 30- 50 un peu moins par la suite, mais plutôt la société à la dimension de l'union soviétique, employant des gens venus de tous les recoins de cet pays de la taille d'un continent.). Ils ont d'ailleurs tout essayé en matière d'animation: animation classique, rotoscope, stop-motion ( à l'époque on parlait d'animation en volume mais ça parle moins maintenant), pâte à modeler, marionnettes, etc...

Et donc cette Reine des neiges , réalisé par Lev Atamanov est l'un des dessins animés les plus connus, par l'un des animateurs les plus connus. On est dans de l'animation classique, mais qui n'a techniquement pas à rougir de ce que qui se faisait à la même époque dans l'autre bloc .Pour situer, La belle et le clochard est sorti en 1955, et la belle au bois dormant en 1959. On est donc pile entre les deux.
Je ne dirais pas tout le mal que je pense de la potiche Aurore de la belle au bois dormant, qui attend en pionçant qu'un héros vienne la réveiller, puisque c'est déjà plus ou moins le cas dans le conte qu'adapte Disney ( quoiqu'en l'édulcorant beaucoup.. les frères Grimm n'y allaient pas de main morte question mauvais traitements, tortures, cruautés diverses dans leurs compte).

A l'opposé Atamanov choisit donc d'adapter Andersen . A.La.Lettre.
Enfin presque! Expurgé quand même de toutes les références christiques qui rendaient quand même le conte d'origine assez pénible à lire ( mais j'ai pensé pareil de la petite fille aux allumettes, qui s'endort dans la paix des anges, blabla.. alors que la triste réalité est que tout le monde l'a laissée mourir de faim et de froid dans l'indifférence générale)
Et donc ici, pas de diable qui casse le miroir dont les éclats vont modifier le caractère de Kai.

On commence simplement chez Monsieur Andersen, où un petit Nisse s'extirpe difficilement d'un recueil de contes, salue la statue de l'auteur, et va donc jouer le rôle de narrateur ( après avoir brièvement expliqué qu'il est le "porteur de rêves" en agitant ses parapluies au dessus de la têtes des dormeurs: s'il s'agit d'un enfant sage, le parapluie coloré lui apportera de jolis rêves. S'il ne l'est pas.. le parapluie ombre lui apportera une nuit sans rêves - même pas des cauchemars!)

Et donc Ole le lutin est ici pour nous raconter l'histoire de Kay et Gerda, deux gamins qui sont amis et voisins. L'été, ils cultivent leur jardin passerelle qu'ils ont monté entre leurs deux fenêtres, l'hiver ils écoutent des contes chez la grand mère de Gerda.
Un soir, alors qu'elle leur raconte l'histoire de la Reine des neiges, qui règne loin au nord, dans son palais de glaces, froide et pale comme une statue de glace, mais malgré tout vivante, et observe les humains depuis son miroir de glace magique. Kay se moque en disant que si elle regarde chez eux, il l'attrapera et la fera fondre dans la cheminée, et de colère la reine casse son miroir magique avant d'envoyer un blizzard - à distance! - sur la maison. Kay reçoit alors des éclats de glace qui le rendent agressif et mauvais, avant d'être enlevé le lendemain par la reine, venue le chercher. C'est qu'elle doit quand même s'ennuyer dans son palais de glace et semble vouloir s'occuper d'un enfant qu'elle formatera , le mot n'est pas trop faible, à son goût, lui faisant oublier le monde, la chaleur, sa vie et ses amis.

La suite est exactement la trame du conte: Le printemps revient , mais Kay ne réapparaît pas, et Gerda part donc à sa recherche,croisant peu à peu divers opposants ( la fée du printemps, qui veut elle aussi la garder comme compagnie), la rencontre assez comique avec deux corbeaux ( deux corbeaux..tiens donc) qui pensent avoir trouvé Kay, la rencontre avec des brigands dont la fille, bien que sauvageonne , va apporter une aide inattendue à Gerda, etc..

On n'est pas chez Disney, je le répète, il y a bien un passage chanté: les brigands complètement saouls qui chantent brièvement les joies de l'alcool et du pillage. La jeune brigande est une tortionnaire d'animaux, qui s'ennuie, et comme la reine ou la fée, semble croire que pour se faire des amis, il faut les enfermer, et son idée première est d'ailleurs de faire de Gerda son nouvel animal de compagnie, avant de la relâcher lorsqu'elle comprend que l'amitié ne s'obtient pas en la forçant ou en kidnappant les gens.

On retrouve donc l'idée qui m'avait bien plu dans le conte, à savoir que les femmes , il n'y a presque que des femmes, sont au moins aussi fortes et débrouillardes que les hommes. Les quelques hommes qui apparaissent sont d'ailleurs ridicules ( un passant béta qui prend l'eau de l'arrosoir de Gerda pour la pluie, des gardes qui dorment debout, un prince grassouillet et bêta, les brigands qui ne brillet pas par leur discernement), quand les femmes sont futées ( j'avais vu ce dessin animé à la TV, quand j'étais très jeune, et que les programmes de Noël étaient un peu plus audacieux, et je m'étais toujours souvenue des lapones qui communiquent, en l'absence de papier, en traçant des runes sur du poisson séché qu'elles s'envoient en guise de lettres!).

image trouvée ici sur un comparatif assez intéressant avec la version récente, et notamment sur le plan du féminisme
 Les femmes sont là, et elles se débrouillent comme des cheffes! C'était le point audacieux chez Andersen (  et je note au passage que sa petite sirène d'origine, même si elle est assez bétasse pour s'amouracher d'un type qu'elle a sauvé de la noyade, va jusqu'au bout de son idée, et a même quelques pensées meurtrières totalement supprimées  par Disney)

oui, les petites filles peuvent chevaucher un renne en plein hiver
Le revoir à l'âge adulte, même s'il a forcément vieilli est cependant un vrai plaisir: débarrassé de ses oripeaux chrétiens, et en mettant l'accent sur des valeurs, il est vrai, plus compatibles avec les concepts soviétiques ( la détermination, le travail, l'acharnement, etc..) le conte retrouve un côté mythique sur les saisons ( le même studio à d'ailleurs produit une autre oeuvre, dont j'avais oublié le titre, merci Wikipédia, "les douze mois", avec personnification des mois de l'année, qui aident, cette fois aussi, une fille tenace à réaliser la tâche apparemment impossible qui lui a été assignée), la reine n'est ni méchante, ni sympathique, elle est, point. C'est en quelque sorte un souvenir de Skadi, la déesse de l'hiver, qui disparaîtra au printemps, mais reviendra immuablement l'an prochain. Et revu à l'aune de quelques connaissances mythologiques, je ne peux pas m'empêcher de voir dans ces deux corbeaux un vague souvenir de Huginn et Muninn.
et comme Skadi, c'est une géante. nota: j'aime bien ce graphisme anguleux et vertical, très art déco.

Ce moyen-métrage ( une heure en tout, donc oui, c'est rapide je sais) m'avait marquée, et j'ai eu plaisir à le revoir cette fois en VOSTF. La version que j'avais vue des années 80, doublée en français, par des professionnels du doublage,  a été, pour une raison que j'ignore, redoublée pour la sortie vidéo, à la méthode actuelle ( prendre des gens célèbres, dont Catherine Deneuve, même si la reine n'a que quelques lignes de texte) et vu qu'entretemps je suis devenue une adepte de la VOST, en fouillant un peu beaucoup le net, c'est trouvable!
Donc il me reste à trouver les deux autres qui m'avaient marquée, les 12 mois et les cygnes sauvages (lui aussi adapté d'un conte d'Andersen).

le film est russe, mais le conte est Danois!

mercredi 21 décembre 2016

God Jul, amis nisses, lutins et gnomes

Puisque nous sommes en plein mois nordique et que Yule/jul/jol... est justement la fête du solstice d'hiver avant que d'autres traditions ne viennent y mettre leur nez. L'an dernier j'avais parlé en bonne païenne que je suis, d'Odin. cette année, tiens, mettons à l'honneur le nisse ( Danemark, Norvège) et son cousin le tomte ( Suède)
Vous savez,ces petits bonshommes de quelques centimètres de haut, portant souvent des chapeaux pointus et qui protègent les maisons et leurs habitants...Par contre ils n'aiment pas trop que l'on fasse du mal aux animaux ou qu'on leur joue de sales tours. Essayez, et vous risquez de passer la prochaine année réduit à la taille d'un lutin, à devoir éviter la vengeance de vos précédentes victimes..


De familiers du foyer, ils sont peu à peu devenus des figures emblématiques des fêtes de fin d'année, les Julenisse. Qui distribuent donc des cadeaux lors des fêtes de Jul.


On est bien d'accord qu'une armada de lutins sont plus efficaces qu'un seul bonhomme, fut-il monté dans un traîneau tiré par des rennes volants. A condition qu'ils ne soient pas ses esclaves. Sinon je vais militer pour de meilleures conditions de travail pour les julenisse!

 En tout cas eux marchent dans la neige et amènent leurs cadeaux en compagnie du Julebock (  bouc- ou chèvre de Jul).
Animal positif au départ ( puisque lié au dieu Thor, voir le sujet sur les monstres nordiques) mais évidemment, quand le christianisme est passé par là, le bouc, disons, ça n'était plus trop bien vu comme bestiole.
 Et quasiment disparu pendant longtemps, il est revenu sous forme de décoration, chèvres en paille, ou sur des illustrations, comme porteur ou monture pour le nisse, au moment de la montée des revendication d'indépendance des pays nordiques, un peu comme symboles nationaux.

Partons un peu plus au nord-est.
Mmmm l'équivalent russe du père Noël, j'en avais déjà parlé il y a maintes années,  c'est Died Moroz "krasnii Noz" ( le grand père gel "au nez rouge").. les mauvaises langues disent que ce n'est pas dû au froid, mais plutôt à quelques bonnes bouteilles de vodka.. Heureusement son assistante Snegourotchka (sa petite fille, personnification de la neige) est là pour veiller au grain... eux viennent plutôt pour le 31 décembre ( suite à la laïcisation de l'URSS, exit Noël fête " chrétienne" - hahahaha, depuis quand le solstice, événement naturel, spatial, serait breveté par une religion? Enfin, on ne pouvait pas demander à des politiciens de se pencher sur la chose et le faire aurait été le meilleur moyen d'aller rejoindre Died Moroz au fin fond de la Sibérie - donc on reporte au nouvel an)
et quand le gars qui doit juger si tu as été gentil ou pas porte un casque à cornes.. ben t'as été gentil de toutes façons. Bien plus impressionnant que le bonhomme en rouge
et pour les grands garçons, le risque de louper la visite de la jolie Snegourotchka est une perspective suffisante pour se tenir à carreau
Mais revenons en aux lutins, tomtes et nisses: ces petits bonshommes me sont éminemment sympathiques en fait, probablement parce que ma grand-mère avant un livre que j'ai feuilleté mille fois étant jeune: les Gnomes. Il doit-être chez ma mère maintenant. Des néerlandais Rien Poortvliet ( illustrations) et Wil Huygen ( texte). En tout cas d'après ce livre là, les trolls sont leurs ennemis naturels. Dans d'autres traditions, les trolls sont juste d'autres gnomes, vivant dans les forêts et les montagnes, des " sauvages " au sens strict, contrairement à leurs cousins des villes.
Un beau jour le gnome des villes invita le gnome des champs, d'une façon fort civile... ;)

Que je conseille à tous les fans de folklore et de fantastique... très joli livre. Tiens, le mot joli au passage, un peu d'étymologie? Jolif en ancien françois, signifiant beau, gai, joyeux voire olé-olé.. viendrait justement des normands, enfin des hommes du nord donc. Et de la fête du Jul, d'après l'ami Littré.

Attention  ne pas confondre avec les elfes. Ou plutôt les Alfes, créatures d'Alfheim ( donc du "monde des alfes" ) un des neufs mondes de la mythologie nordique. Et qui sont probablement loiiiiiin d'être de petits bonshommes barbus à chapeaux pointus, à la base, avant de se retrouver confondus avec les autres créatures folkloriques, gnomes, farfadets, lutins, etc... Mais comme la mythologie est peu loquace à leur sujet, les interprétations sont libres.
Tout ce qu'on sait c'est Alfheim est aussi la demeure de Freyr, dieu de la prospérité, du soleil, de la pluie.. donc assez peu compatible avec les chapeaux pointus et les 15 cms de haut.  Beaucoup plus avec la version qu'en propose Tolkien, fin connaisseur de la culture norroise.
Elfe du père Noël en chaussettes rayées ou Messire Elrond en armure, faites votre choix. Je vous ne vous cache pas que le mien est vite fait, je préfère être en bon termes avec celui qui tient l'épée par la poignée.

En tout cas, la constante, quel que soit le nom ou la hauteur semble être les oreilles pointues, donc , et comme c'est bientôt Noël ( enfin, je me comprends, ça va faire court pour commander), une marque chinoise a eu l'idée , plutôt rigolote, j'avoue, de fabriquer des écouteurs " oreilles pointues" ( sisi, je trouve ça très drôle comme gadget , d'ailleurs, ça va mieux à la fille en bleu, l'autre avec la perruque blanche fait un peu trop cosplay à mon goût)

En tout cas, humain, lutin, elfe, farfadet, nisse, tomte, troll ou autre, peu importe la forme de vos oreilles , mes copains gnomes et moi vous souhaitons un bon solstice d'hiver! Avec en prime ( parce qu'il fallait un peu de musique kitsch) une polka en finnois qui, si  le traducteur en ligne n'a pas trop déliré  doit vouloir dire " nuit dans les montagnes bleues"

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture