dimanche 22 octobre 2017

La soupe " anti-vampires" ( tourin à l'ail)

Aujourd'hui, les sorcières cuisinent, et, au lieu des mets à la citrouille, j'ai bien envie de vous proposer ma soupe repousse-vampires, testée et approuvée: j'en mange régulièrement depuis mon enfance et je n'ai JAMAIS été mordue par un vampire, ce qui est une indéniable preuve de son efficacité! (par contre , zéro efficacité contre les moustiques hélas)

Vous l'aurez deviné, il s'agit de soupe à l'ail, moins connue que la soupe à l'oignon (mais j'ai toujours préférée celle à l'ail), et son vrai nom est " tourin blanchi à l'ail". En direct des grimoires de cuisine des années 70 de Nounou Ogg   Tatie Purple. Un casse-croute idéal avant de partir à la chasse aux vampires donc.

c'est plus fort que moi,j'aime, j'adore l'ail


Alors pour environ un litre de soupe, il vous faut:

- de l'ail. Mais une bonne dose! 20 gousses est un bon compte. A votre volonté, en fait. Les débutants pourront les égermer, les chasseurs aguerris ou les habitants du sud ( Est comme Ouest) ne feront pas cette hérésie. C'est au contraire une excellente solution pour écouler la tête d'ail oubliée au fond du panier à provisions et qui est devenue trop forte pour autre chose. L'ail va cuire pendant 20/30 minutes et donc perdre beaucoup de piquant.
- un peu d'huile d'olive ( une ou deux cuillères à soupe )
- de la farine ( ou épaississant ): une ou deux cuillère à soupe, en fonction de la quantité finale de soupe.
- 1 ou 2 oeufs ( pareil, ça dépend de la taille des oeufs)
- un peu de vinaigre
- de l'eau (environ un litre)
- des vermicelles, coquillettes ou autres pâtes à potage ( encore pareil, je ne vais pas me casser la tête avec les quantités, je le fais toujours au pif)
- du sel

1- peler et couper l'ail en petits morceaux. C'est là que les noobs vont devoir choisir entre les égermer ou pas!
2- dans une casserole d'au moins un litre, faire revenir à feu doux, les morceaux d'ail dans l'huile d'olive, 1 ou 2 minutes sans les griller ( attention, ça va très vite!)
3- délayer la farine dans un peu d'eau et l'ajouter à l'ail sauté.
4- ajouter le reste de l'eau, saler et faire cuire 20 à 25 minutes. Profiter de ce temps pour séparer le blanc des jaunes d'oeuf
Evidemment là, on n'a que du bouillon d'ail, ça manque de corps.

5 - La recette officielle dit d'ajouter les vermicelles. D'expérience, je déconseille, car il sera plus difficile de procéder à l'étape suivante.
5 bis - faire pocher le blanc d'oeuf dans le bouillon à l'ail. Une fois cuit ( c'est l'affaire de quelques secondes!), l'enlever et le réserver sur une assiette chaude.  Et si on a mis les vermicelles avant, ils vont coller à l'oeuf et il sera plus difficile de l'enlever sans embarquer des vermicelles en même temps.
6 - Une fois ôté le blanc d'oeuf poché, c'est le moment idéal pour ajouter les vermicelles et les faire cuire.
7- pendant que la cuisson finit, battre les jaunes d'oeuf avec un peu de vinaigre. Ajouter un peu de bouillon chaud pour délayer l'oeuf sans le cuire.
8- Hors du feu, rajouter le mélange oeuf et vinaigre dans la soupe ( qui blanchit instantanément, d'où son nom officiel ne me demandez pas quelle sont les règles de chimie à l'oeuvre là dedans )
9- servir en rajoutant le blanc d'oeuf poché.
Sel et poivre à votre goût, comme toujours. Les gourmands peuvent aussi rajouter du fromage, ça va très bien avec du parmesan par exemple!

et voilà le travail! ( bon les baies roses c'est juste une erreur, je voulais mettre un peu plus de poivre moulu et j'ai attrapé le pot d'à côté.  ça fait joli, mais ça ne va pas très bien avec la soupe au niveau du goût)


De mon côté quand j'en fais, c'est toujours un grand bol, voire un saladier, car, non, un litre de soupe à moi seule ne me fait pas peur, n'oublions pas qu'il s'agit en grande partie de bouillon à la flotte, mais évidemment je ne mange que ça et un fruit, c'est une recette finalement assez légère, digeste et complète ( ail/ eau/oeuf/vermicelles et éventuellement fromage).

Bon j'avoue certaines versions sont beaucoup moins légères :on trouve parfois l'emploi de graisse de canard au lieu d'huile d'olive, mais je suis du sud-est, pas du Gers ou des Landes. D'autres encore utilisent de la  mayonnaise. La version de Lautrec, si je me souviens bien. Pour le côté léger et digeste, on repassera!
On peut aussi remplacer les vermicelles par des tranches de pain rassis, ce que je ne fais jamais, je déteste le pain détrempé.

Mais dans tous les cas, gageons que comme moi, après ça, vous n'aurez pas à vous plaindre d'une attaque de vampire. Et probablement de personne d'autre non plus d'ailleurs. Non je plaisante, l'ail étant ultra cuit, ça se digère sans mal, a part de le craindre vraiment.

samedi 21 octobre 2017

L'Italie en musique (4) - Nino Rota et Ennio Morricone et...?


Pour cette journée musicale de la Semaine Italienne qui commence aujourd'hui ( proposée en marge du mois italien et de l'année italienne, je perds le fil des blogs pour savoir qui organise quoi, désolée), j'aurais pu parler de Vivaldi ou de Rossini, mais ce sont des sujets qui vont me demander trop de recherche sonore pour le moment.

Et j'avais en attente de finalisation ce sujet là, sur deux compositeurs majeurs de la musique de film, mais pas que: Nino Rota et Ennio Morriconne.
Tant pis pour l'ordre chronologique, après la Renaissance, Venise , Verdi, on part au XX°et XXI°siècle même puisque Morricone est toujours vivant et continue à composer et à diriger à 88 ans.
Et je lui souhaite de continuer encore longtemps!

J'ai rassemblé car ils ont un parcours proche: musiciens, chefs d'orchestres et compositeurs d'une quantité de choses très variées, mais les deux sont surtout connus mondialement pour leurs musiques de films. Et l'un comme l'autre on une très belle écriture particulièrement pour les instruments à vent, et ça évidemment, c'est un ++++ pour moi.

Après réflexion, j'ai rajouté un compositeur mystère

Nino Rota: Le parrain, La Strada, ou Amarcord. Ai-je besoin d'en dire plus?

Je dois vous avouer que je n'ai pas vu le Amarcord, mais la musique a réussi à faire son chemin hors du cinéma au point de devenir l'illustration sonore de l'idée d'Italie à force d'être utilisée pour des publicités pour pâtes, sauces ou .. croisières sur la Méditerranée.




Mais au delà du cinéma, il y a le reste, pas évident à trouver en ligne .Je vais donc vous faire connaître son concerto pour basson, hé oui...
Partie 1:
Partie 2:
Il y a quand même une grande parenté avec ses musiques de films.
Il va falloir que je me procure cette partition, le début est un peu difficile pour moi, mais les thèmes et variations devraient être plus abordables.

Mais sinon, Ennio Morricone, parce que ça fait des années que je meurs d'envie d'en jouer à l'orchestre et que j'ai enfin eu l'occasion cette année, parce que les westerns font partie de ma culture ciné (merci maman, oui je dois être une des rares petites filles qui regardait des westerns avec sa mère :D, même maintenant il nous arrive de sortir quand le contexte s'y prête " le monde se divise en deux catégories..."), et en particulier ceux de Leone, donc les bandes originales de Morricone font partie de ma culture musicale autant que la musique classique ou le Jazz..

Et que le thème de Jill, le thème de Cheyenne, l'homme à l'harmonica, le thème principal de "pour quelques dollars de plus " et sa montre, la musique très drôle de "mon nom est personne", et TOUTE la musique du "bon la brute et le truand" sont inoubliables.

Cheyenne (il était une fois dans l'ouest)



L'estasi dell'oro: Dans la vie, il y a deux sortes de personnes...
LA musique qui rendrait n'importe quoi épique



il triello:

Il y en a beaucoup d'autres, mais pour moi, ce sont les plus évocateurs. Sans ces compositions, les films auraient surement beaucoup moins marché tant l'adéquation entre les deux

Mais avant toute chose, Morricone a été compositeur de musique orchestrale, qu'il appelle musica assoluta ( musique absolue, car non liée à une commande particulière ou destinée à illustrer un film ou une pièce...)


Alors que les musiques de films sont appelées "colonne sonore". 
Je trouve ça très intéressant et pertinent. Considérer la musique non comme une illustration, mais comme un support de l'action. Une colonne... et dans le cas des films de Leone, elle est tellement imbriquée au film que celui -ci n'aurait pas, j'en suis absolument certaine, connu le même destin sans sa colonne vertébrale musicale.
Qui ,comme je le disais plus haut pour Amarcord, arrivent à prendre presque leur indépendance et à exister sans le film, alors que l'inverse est quasiment impossible. L'ensemble des musiques du bon, la Brute et le Truand est très plaisant à écouter à la file, comme une suite symphonique car il y a une réelle homogénéité des thèmes.

Corollaire de tout ça, il est très très difficile de trouver des exemples en ligne qui ne soient pas tirés d'un film. Mais j'ai quand même trouvé Voci dal Silenzio, oeuvre pour choeur et orchestre



Et coup de coeur immédiat car après l'accord de départ, ce sont les bassons qui ont la première mélodie :)

Reste le compositeur mystère du titre du billet.

Parce que je ne pouvais pas me résoudre à le laisser de côté bien qu'il soit né hors de la péninsule italienne, aux états unis, et donc officiellement américain, le petit Enrico, rebaptisé Henry est quand même devenu un compositeur majeur de la musique de films outre atlantique.
Vous l'avez reconnu?



Ce dernier morceau est super dur dans sa transcription pour instruments à vents, car les bassons et les cuivres sont loin d'être adaptés pou jouer un ostinato de cordes et batterie.
Mais comme ses deux presque compatriotes Mancini est un vrai plaisir à jouer en ensemble.
Un jour il va falloir que je réfléchisse à un sujet sur la diaspora italienne dans le cinéma americain, parce que quand même Martin Scorcese, Robert De Niro, Al Pacino, Sylvester Stallone, Frank Sinatra, Leonardo di Caprio et bien d'autres

vendredi 20 octobre 2017

RAT a Week spécial Halloween, le marathon de l'épouvante!

Un RAT!!!

Ceux qui entrent régulièrement dans mon antre savent ce que c'est qu'un RAT.
Non pas le rongeur mais le Read-A-Thon, un marathon lecture de durée variable.
Mais comme je ne me lasse pas de faire le jeu de mots...


Trouvé ici, le blog n'est plus alimenté depuis 2 ans, dommage


Oui mais cette fois, c'est pour Halloween, et ça dure non pas un Week End , mais une semaine.
En fait il y en a déjà eu un, mais bien évidemment, programmé un week-end où mes obligations me poussent hors de ma tanière. Et en fait LE seul, absolument le seul Week-End où je n'ai rien de particulier prévu, c'est celui du 28-29 octobre.Jusque là:absences, répétitions d'orchestre, nécessité d'amener ma charette d'ankou mon vélo à la révision, concert dimanche...

Donc une semaine c'est bien, ça permettra d'étaler les activités sur plusieurs jours lorsque je trouve un micro-moment de libre.




Les modalités sont ici, j'opte pour une catégorie " sorcière" , 500 pages sur la semaine, je ne pourrais pas trop faire plus avec mon emploi du temps de ministre, mais aussi parce que j'ai décidé d'intégrer d'autres activités que la lecture: j'ai un film italien à voir, car en parallèle, c'est la semaine italienne qui débute lundi, j'ai attaqué une série TV.

Et comme défi à choisir, j'opte pour "deux ou trois tomes d'une série" et je vais botter en touche en optant pour une série manga, comme ça il me sera facile d'avoir déjà 200 ou 300 pages
Et je m'ajoute un autre défi, coté films: coller à la thématique sorcellerie.

Et ça commence aujourd'hui. Je mettrais donc à jour ce sujet au fil de la semaine.

Jour 1: 20 octobre. 

Evidemment, ça n'est pas très brillant vu que je travaillais.

Parfois, le vendredi après midi, j'ai un peu de temps libre, donc j'emporte un peu de lecture " au cas où". Ca n'a pas été possible aujourd'hui, vu qu'on m'avait collé la tâche de préparer une réunion pour dans 2 semaines.
Chercher les noms et titres exacts de gens à inviter, préparer le courriel à soumettre à la responsable, préparer la fiche de présence, et fabriquer les chevalets pour ces gens là . En imprimant consciencieusement les données " Monsieur Untel Directeur de la section patati", " Madame Chose, adjointe au maire déléguée de patata". Et atelier découpage des chevalets dans des chemises cartonnées. Et bizarrement,je vous dirais que l'activité découpage passé l'âge de 8 ans, c'est peu constructif et on s'en lasse à la vitesse de la lumière. Surtout quand c'est si peu stimulant et constructif (quel atout à mettre en avant sur un CV: expérience de bricolage de chevalets en papier!)

Mais bon, j'ai presque fini, j'ai senti passer chaque seconde en soupirant à la mort, c'est thématique, au moins.


mon après-midi.. allégorie

J'ai bien failli crever d'ennui, mais j'ai trouvé le temps malgré tout de photocopier quelques pages d'un album de coloriage pour adultes ( oui je régresse au travail...découpage, coloriage...j'vous jure, dans un mois j'en suis aux gommettes!)


Ceci dit, si le coloriage n'est pas mon habitude, j'ai craqué quand je l'ai vu en magasin: motifs calaveras, pages détachables, format carré, ça va me faire un décor sympa. Quand j'aurais le temps de m'y mettre.
Mais comme je n'ai pas touché un feutre depuis le collège, je veux me laisser la possibilité d'expérimenter des variations de couleurs sur les dessins, au lieu de patouiller d'emblée sur le modèle fourni.

18h30,rendez vous chez le kiné, je profite des soins pour commencer "New Victoria" que j'avais pris en édition numérique. Du coup difficile de savoir combien j'en ai lu ( une trentaine de pages le temps de l'attente, mais ça dépend aussi du paramétrage. Je vois que la version papier fait 576 p, sur ma petite tablette, c'est 700 et quelques pour garder une bonne définition de lecture, donc, approximativement une vingtieme du total.C'est peu!).
A priori, ça parle de Zombies dans une ambiance Steampunk, on verra bien ce qu'il vaut.Pour l'instant les zombies n'apparaissent pas encore dans l'histoire, et ça ne s'annonce pas franchement folichon.

21h00, après le dîner, pas du tout halloweenesque car je n'ai plus de courge, promis je ferai mieux demain, c'est l'heure de  réfléchir au plan de bataille de la semaine: billet de blog, et choix du programme vidéo de ce soir. Je ne bosse pas demain, ce sera donc un film.

Jack O'Lantern n'a pas l'air perturbé par la triste fin de sa camarade Butternut. Demain, j'apporte les graines à ma mère pour qu'elle tente de les faire pousser. Je n'ai pas le matos pour jardiner. On verra bien si elles prennent.


23h40: Jack m'a "brillamment" soutenue dans mon visionnage. Sujet à venir sur le film dans.. bientôt.
Car oui, c'est une petite lanterne ( faudra que j'enlève l'étiquette derrière ), un cadeau comme ça de ma mère qui l'a trouvée sympa et qui m'accompagne depuis quelques soirs pour mes visionnages tardifs.
Non que j'aie peur, mais dans le noir avec la lumière assez puissante de l'écran, je ne vois pas grand chose autour de moi et risque de me prendre la table basse en allant chercher quelque chose sur la table de la salle à manger.

Jour 2:  21 octobre
Comme d'habitude, je suis absolument incapable de faire quoi que ce soit d'intellectuel le matin, j'avais aussi beaucoup de sommeil en retard, donc... grasse mat'! Puis on va se contenter des corvées bébêtes à faire en pilote automatique.
On verra ce que je peux faire après le dessert, avant d'amener le vélo à la révision et d'aller dépenser encore des sous au marché italien (ma ville organise une semaine italienne, jusqu'à demain, il y a un marché dédié à l'artisanat italien: sacs, bijoux,chaussures.. tout ça je m'en fiche, ce qui m'intéresse, ce sont les stands de fromage, charcutailles et biscuits pour lesquels j'ai prévu un budget) Allez, c'est parti pour le sujet sur la musique italienne ( rien à voir avec Halloween) puis le vélo, quelques courses, et je sais ce que je vais lire en rentrant.
Et bien sûr au retour j'ai fait une foule de choses, mais j'ai quand même eu le temps de lire le premier tome de Cruel Thing, une BD démoniaque que j'ai enfin eu l'occasion de trouver cette année. Hop 150 pages pour le défi de la semaine, reste 350.
J'y reviendrais pour le mercredi BD.

Et ce soir quand même le dîner est thématique, puisque je me fais un gros bol de ma soupe fétiche, la "soupe anti-vampires" (vous aurez la recette demain!)
Et logiquement, quoi de mieux pour accompagner la soupe anti-vampire qu'une soirée sur ce thème?
C'est parti pour Nosferatu, toujours avec le soutien moral de Jack.

Jour 3: 22 octobre

Le jour totalement improductif, mais je m'y attendais, entre l'insomnie qui m'a conduite à une méga grasse-mat' et le concert avec l'orchestre l'après-midi, en plus du genre que je déteste le plus: extraits d'opérettes de Francis Lopez.si vous ne connaissez pas, vous avez de la chance, ces chansonnettes sentimentales sont un pur chewing-gum qui se collent au cerveau pour des jours.
(et le temps de revenir, les corvées ménagères ne s'étaient pas faites sans moi :/).
21h30, j'ai à peu près fait ce que je voulais faire, je pars quand même pour un épisode de Dead Like Me

Eten plus demain, ça va être la même chose: travail la journée,répétition le soir

dimanche 15 octobre 2017

Zombillénium ( filmd'animation 2017)

Hé oui, surprise!

Mon cinéma que j'aime le programmait aujourd'hui en avant première et en plus une place achetée une place offerte!
Voir en avant première un film pour 2,50€, elle est pas belle la vie mort?

Zombillénium, le film est donc l'adaptation libre de la BD du même titre, dont j'avais chroniqué le tome 1 et le tome 2. Géniale histoire qui en compte 3,et nous parle du marasme social et de la lutte des classes au travers d'un parc à thème dont les employés sont tous des monstres ou des morts-vivants.

Ce film est donc une adaptation, faite par le dessinateur Arthur de Pins lui même (autant dire que graphiquement,on est très très fidèle à la BD).
Revenons quelques années en arrière: Arthur de Pins avait collaboré et prêté sa galerie de monstres pour le clip de Nameless World de skip the Use.

 A cette occasion, j'avais trouvé que le graphisme se prêtait très bien à l'adaptation animée, et j'ai croisé les doigts pour avoir un long métrage ou une série, mettant en scène Gretchen, Francis, Sirius et leurs camarades.



Hop, le clip, le morceau est bien sympa et les détails comme le squelette de lapin suicidé ( haha, référence à Suicide Bunnies?) sont excellents.

Avec , très logiquement, Mat Bastard, chanteur noir du groupe qui personnifie Sirius, le squelette syndicaliste, militant de la cause noire américaine , mort dans les années 60 sur la chaise électrique (ce qu'il explique dans le tome 1). déjà, c'était assez sympa.

Et il s'avère que le clip était donc une sorte de test pour le film, qui sort au ciné ces jours -ci.


On reprend les mêmes (ou presque ) et on recommence. Parce que si les personnages principaux et le cadre sont à peu près les mêmes, les histories de la BD et du film diffèrent un peu.

On retrouve Francis, vampire sympathique de la vieille école - celle du Dracula de Christopher Lee-  et dirigeant du parc à thème "Zombillénium" ( situé dans la campagne du Pas-de-Calais, où la présence de ce parc à thématique fantastique déplait à certains superstitieux). Les problèmes économiques, le manque de rentabilité du parc et la lutte permanente avec la population hostile et superstitieuse est le sujet même de la BD.

Ici, on garde, le cadre "marasme économique", mais les péquenauds armés de fourches passent au second plan. Le centre du film, c'est la rivalité entre Francis, le directeur compréhensif mais vieillissant, et la jeune génération de vampires, menés billes en tête par Steven qui n'existe pas dans la BD.
Steven est arrogant, arriviste, narcissique, manipulateur et  insupportable, et désire plus que tout  imposer sa vision des choses: au fond du puis, les zombies has-been, exit " Zombillénium", place à un tout nouveau parc dédié entièrement aux vampires, et en particulier à sa gloire personnelle; et dont il serait évidemment directeur ( en plus, avec sa coupe gominée des années 50, on dirait Johnny Bravo en brun, bonjour la crédibilité!)

La lutte n'est plus tant extérieure qu'intérieure entre deux visions du monde du travail.
Entre les deux, un autre nouveau venu: Hector qui reprend à peu près le rôle du nouveau venu  dévolu à Aurélien, qui ne figure pas dans ce film.
Hector, l'inspecteur du travail borné et rigide, souhaite plus que tout faire fermer le parc, en gros pour que sa fille Lucie arrête de le tanner tous les week-ends pour y aller. Hector est veuf, et depuis la mort de sa femme passe son temps à bosser et laisse Lucie en pension toute la semaine. Il fait un travail qui ans le fond l'ennuie profondément, lui qui était  guitariste dans un groupe de rock, en ayant conscience d'être en plus un mauvais père.
Evidemment, lorsqu'il découvre la vraie nature des employés du parc, Francis le vampire se voir contraint de le mordre et de l'embaucher de force comme nouvel employé ( et comme Aurélien, mordu par un vampire et un loup garou, il ne devient, ni l'un ni l'autre).

Hector , venu pour faire fermer le parc, se voit donc obligé de se bouger les fesses pour le garder  ouvert et ne pas finir au placard en enfer: pas le choix, face aux velléités de Steven de transformer les lieux en parc mignon et pimpant pour vampires classieux qui transpirent des paillettes,(" cest ce que veut le public"), il va falloir remettre à flot l'attraction des zombies.
Alors il y a du bon et du moins bon, déjà. J'avais même un peu peur, les commentaires que j'ai vus suite aux projections test étant assez négatifs

Souvent limités d'ailleurs à " Y'a pas Aurélien, c'est nul".
Je serais plus nuancée: Il n'y a pas Aurélien, c'est dommage, mais pourquoi pas.
En revanche, il aurait été mieux de choisir pour Hector un autre type de transformation que ..exactement la même chose qu'Aurélien.quitte à se démarquer, autant le faire vraiment, sinon effectivement, autant garder le personnage de la BD, et, puisqu'il était séparé de sa femme, le doter d'un enfant, histoire d'avoir le personnage de petite fille en plus.
Don voilà, premier point, il n'y a pas Aurélien, et c'est dommage qu'Hector en soit le décalque, en moins convaincant.

Après je dirais que l'animation n'est pas toujours 100% excellente, la 3D n'est pas renversante en fait, et j'ai envie de dire que l'animation était plus aboutie sur le clip de Skip the Use.

Donc voilà les deux principaux points qui me gênent un peu. Je pourrais rajouter les voix de Sirius et Gretchen qui ne m'emballent pas, mais c'est un ressenti personnel.

Le positif: les nouveaux personnages sont assez réussis, que ce soit Cerbère qui garde la salle des machines (trois têtes: un dogue, un doberman et au milieu, un yorkshire. Devinez qui est le plus braillard?), ou Steven le frimeur, souvent tordant avec ses paillettes - car oui tout ce qui se paye la fiole du navrant Twillight a mon immédiate et entière adhésion.
Et on retrouve Gretchen,la sorcière au skate-balai, même si elle n'a ici qu'un rôle secondaire.Elle est aussi beaucoup plus tatouée et certains de ses tatouages, comment dire...hahaha, regardez bien la rose près de son poignet, aux pétales très suggestifs. Avec le carré de reines juste à côté on pourrait y voir une interprétation particulière.
C'est même étonnant que la censure l'ai laissée passer. Je trouve ça drôlissime, vu le nombre d'enfants qui étaient dans la salle.
Sinon j'ai adoré, et tout le monde aussi vu la rigolade dans la salle, la musique improvisée de départ à la retraite anticipée de Francis.

donc oui, il n'est pas parfait, mais si on mets de côté le ton plus enfantin du film que de la BD, il reste souvent hilarant.
Certes il n'y a pas Aurélien, et son remplaçant n'est pas super mais c'est un plaisir de Francis, Gretchen et Sirius.
D'ailleurs je parlais plus haut du clin d'oeil fait dans le clip de Skip the Use.
cette fois le clin d'oeil est inversé, puisque c'est Sirius qui dit " en fait, je n'ai jamais été militant noir américain, j'étais chanteur dans un groupe local, et je suis mort dans un accident de voiture en venant ici".
J'adore ce retournement ( et d'ailleurs on revoir au générique le lapin suicidé du clip.. après une série d'images qui pastichent la propagande soviétique).

Pour moi, malgré quelques petites réserves , c'est une réussite, et j'ai passé un bien bon moment, qui ne gâche en rien le plaisir d'attendre le tome 4 (je n'ai pas lu le 3, j'attends l'annonce du 4 pour le lire).
allez le voir, sinon Gretchen se fâche et ça fait des dégats

Peu d'images pour l'instant, vu que le film sort officiellement mercredi. J'illustrerai plus tard.




vendredi 13 octobre 2017

Vendredi 13 ( film 1980)

C'était le jour ou jamais, n'est-ce pas...

Et figurez vous que c'est en le regardant que je me suis rendue compte qu'en fait.. tadam! Je n'avais jamais vu le premier opus de ce qui est devenu une franchise, mais "Le tueur du vendredi" ( le second de la série, dont le titre est en anglais textuellement " vendredi 13 partie 2)



Et double surprise: ici pas de Jason, le tueur devenu iconique, mais, sans spoiler, quelqu'un d'autre. Jason n'est qu'un souvenir bizarrement renommé,  Jacky pour la version française.
Bon ok, dans les années 80 on faisait beaucoup ça et je rigole encore de " Michel Meilleurs" probablement le nom moins crédible pour un tueur en série de La nuit des Masques. Parce qu'évidemment Halloween, c'était trop peu connu pour être gardé en 78. Pourquoi pas "Carnaval" ou "Mardi gras" tant qu'on y est...
Donc ça se faisait beaucoup, mais il faudra qu'on m'explique en quoi Jacky sonne plus francophone que Jason, alors qu'il suffisait de ne pas le prononcer Djézonn, mais Jason, comme dans "Jason et les argonautes". Surtout qu'à côté en à Jack ( bien prononcer "Jacques!), mais Ned , Brenda, Bill, Steven qui ont échappé à la moulinette francisante. Va comprendre!

Enfin, donc Jason-Jacky est ... mort depuis longtemps quand commence le film. en 1958 précisément, il est mort noyé à 10 ou 11 ans en colonie de vacances pendant que les monos prenaient du bon temps, picolaient et fumaient des pétards.
L'année suivante a vu la colonie de vacances décimée par une série de meurtres aussi violents qu'inexpliqués, et n'a jamais ré-ouvert depuis.
Enfin, jusqu'en 1980 ou un dénommé Steven s'entête à vouloir la réouvrir, en se gardant bien d'avertir les nouveaux moniteurs de ce qui s'est passé une vingtaine d'années avant.
Evidemment, on se doute de suite de ce qui va se passer: une nouvelle vague de meurtres...
Et comment dire, ce premier opus a quand même assez mal vieilli malgré quelques bonnes idées ( l'identité du tueur en fait).
Ce n'est pas tant le film en lui même d'ailleurs qui pose problème que la vogue dont il a été à l'origine. Dans le contexte de 1980, oui pas de souci, il devait être un bon film de trouille. Depuis à force d'être imité, les ficelles scénaristiques paraissent grosses comme des câbles d'amarrage (le commentaire radio qui rappel que " hou, c'est vendredi 13 jour de chance ou de malchance, mais ici, c'est surtout le souvenir des sombres événements du passé... le vieux fou du quartier - à vélo, hahaha! - qui avertit tout le monde que la colo est maudite, vous allez tous mourir, je suis le messager de dieu venu vous prévenir, la pluie battante, les inévitables pannes électriques...

Tout celà a depuis été tellement copié , re -copié vu et re-vu que ce qui n'était pas encore cliché l'est devenu à force d'usure.
Autre souci, la musique de Manfredini qui copie aussi de manière très insistante celle de John Williams pour les dents de la Mer et celles de Bernard Hermann pour Psychose. Et ces ressemblances me gênent énormément.

Donc le film manque d'inventivité lorsqu'il copie et a perdu son inventivité  lorsqu'il a été copié. En fait il n'y a que le tueur qui fait preuve de créativité en variant à chaque nouveau crime son arme ( et j'avoue avoir quand même trouvé jouissif de voir cette bande de crétins se faire buter l'un après l'autre, malgré la présence d'un tout jeune Kevin Bacon)

Vous êtes tous tellement relous que ça sera un plaisir de vous voir crever, surtout toi, Ned.
La réalisation.. hé bien, elle n'est pas mauvaise, mais là encore pas de chance, en 78 il y a eu Halloween de Carpenter et en 80, Shining de Kubrick.
On ne peut pas faire l'impasse là dessus et sans être mauvais, force est de constater que Sean Cunningham n'est pas du niveau des deux précités.

Il lui manque exactement ce qui faisait la force de Carpenter et Kubrick: la profondeur de champ et le sens du cadrage, qui amènent une angoisse progressive et enferment les personnages  alors même qu'on montre un plan large, voire immense sur une forêt enneigée, une rue déserte ou un couloir immense. Il lui manque un vrai style.

Donc, et ça me navre de dire ça, mais ce premier film est, malgré son statut culte, assez mineur, et manque d'un vrai personnage à qui s'identifier ( Alice, ok, mais elle est assez terne, contrairement à Laurie ( Jaime Lee Curtis) dans Halloween.

Et dernier point ceux qui ont vu le film comprendront : cette dernière baston à hurler de rire, avec ce ralenti de la mort qui tue, et cette musique qui pète l'ambiance que le film avait enfin a peu près mis en place dans son dernier tiers lorsque la barque dérive sur le lac...

Donc voilà une demie déception par rapport à son statut de culte ( pas totale, car dans le fond, ne connaissant pas le réalisateur, je n'avais pas d'attente comme pour justement, Carpenter), j'ai quand même plusieurs fois regardé ma montre.

Maintenant il faudrait que je revoie donc  "le tueur du Vendredi" ( ce que les titres français sont kitsch quand même)

Curiosité à signaler:dans la version français, Bill est doublé par l'excellent Eric Legrand, qui a une voxographie impressionnante, et probablement un des meilleurs comédiens de doublages en activité en France mais reste pour moi malgré tout la voix de Seiya dans Saint Seiya ou d'André dans .. Lady Oscar ( encore un détail qui n'aide pas à prendre le film au sérieux dans la VF)

lundi 9 octobre 2017

Brûle, sorcière, brûle! - Abraham Merritt

Et voilà un livre que j'avais trouvé par hasard chez un bouquiniste, il risque d'être difficile de se le procurer autrement. L'édition est assez ancienne et l'auteur, contemporain de Lovecraft, est resté dans l'ombre de son illustre compatriote.



Pourtant vous connaissez peut-être, au moins de titre, La Nef d'Ishtar. Hé bien il s'agit du même auteur, plutôt axé SF et fantasy, mais qui nous propose ici une curieuse histoire, mélange de film noir et de fantastique dans le New-York des années 30 pourtant bien peu propice aux mystères et aux histoires de sorcellerie.Et qui évoque beaucoup plus spontanément le cadre d'une histoire de gangsters.

Et c'est d'ailleurs très précisément de cette manière que ça commence: un célèbre neurologue, le professeur Lowell, reçoit la visite d'un étrange patient, amené par le chef de la mafia locale, italien comme il se doit, et superstitieux bien évidemment.
Le malade est le bras droit du chef de gang, il est tombé d'un coup, en proie à une soudaine crise de terreur et depuis semble atteint de convulsions et presque de dédoublement de personnalité. Attaque cérébrale ou..autre chose?
Le malade passe vite de vie à trépas de manière incompréhensible, l'autopsie prouve qu'il était en bonne santé, il n'y a pas de trace empoisonnement ( la chose qui inquiétait Ricori, le chef mafieux, pensant que son associé pouvait avoir été victime d'une tentative d'assassinat dirigée.. plus haut). Seules bizarreries, l'analyse sanguine ( basique, on est en 1930!) montre au milieu des globules rouges et blancs, d'étranges globules brillants qui disparaissent rapidement, et la rigor mortis arrive vite, beaucoup trop vite pouvant évoquer un poison inconnu.

Devant ce mystère Lowell et Ricori vont donc conjointement mener une enquête, le médecin prenant en sympathie ce chef de gang très éloigné du cliché de brute épaisse que les journaux présentent.
Lowell découvre pas moins de 7 ou 8 morts suspectes présentant les mêmes symptômes, des gens aussi différents qu'une vielle dame, un riche banquier, une starlette, des artistes de cirque, une petite fille... qui n'ont pas de point commun, si ce n'est d'avoir peu avant leur mort fréquenté un magasin de jouet, tenu par Mrs Mandilip, fabricante de magnifiques poupées d'art, et sa sinistre nièce.

Mrs Mandilip est vieille, laide, géante... avec des yeux magnifiques, des mains splendides et une voix charmeuse qui ne collent pas à son physique.
Et il apparaît vite que le magasin et les poupées sont liées aux morts mystérieuses. Cas d'hypnose, pour le médecin qui voit en cette femme originale une serial killer particulièrement retorse; cas de sorcellerie pour Ricori, qui la considère comme une "strega", une sorcière. Diabolique très certainement, car les crimes n'en sont pas moins réels. Sorcière au sens propre, ou au sens figuré?

Et Merritt est assez futé pour ne pas trancher clairement, c'est au lecteur de se faire son opinion. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, vu la catégorie "pulp" du roman. On y trouve du bon et du moins bon, et celui-ci est une bonne pioche, qui brouille habilement les pistes sur son genre et sur son sujet. Avec une vieille sorcière bien méchante comme on n'en voit plus trop.

Un croisement improbable, mais réussi entre "Scarface" et"Chucky".
Déjà que je n'aimais pas les poupées et ce depuis toute petite, ce n'est certainement pas ce roman qui va me les faire apprécier :D
Et pour se faire une idée, la 4°de couv':

«La poupée escalada le lit et se laissa tomber sur le plancher. Elle tournait la tête à droite et à gauche, comme une fillette curieuse. Finalement, elle s'assit, ses yeux fixés sur les miens. Puis, lentement, elle allongea la main derrière son cou. Tout aussi lentement, elle ramena son bras.
Elle tenait dans sa main une longue aiguille... comme un poignard.»
Brrrrrr!

samedi 7 octobre 2017

Vincent ( court métrage)

Cette année, faute de temps, j'avais envie de faire mon petit hommage habituel à Edgar Poe, mais je n'avais pas vraiment le temps de me lancer dans une lecture avant la date fatidique.
Alors je vous offre "Vincent" court métrage de l'ami Tim Burton, dont j'avais déjà dû parler ici ou la sans lui consacrer vraiment un sujet.

En VOSTfr bien sûr parce que le texte est rimé et que àa serait dommage de s'en priver.

Pourquoi ce choix? Parce que Vincent, le petit garçon de 7 ans du court métrage est un fan d'Edgar Poe et de Vincent Price ( qui s'est illustré dans des adaptations TV d'Edgar Poe, justement, et joie de la mise en abyme, est le narrateur de cette courte histoire)


Amusez vous à chercher les références y compris autres que Poe, il y en a un bon paquet  ;)
Et il y a déjà la patte et les obsessions de l'ami Tim.

Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture