dimanche 20 août 2017

trick or treats?

Ca y est c'est bientôt le moment tant attendu, le retour du mois Halloween!

Et je suis tellement impatiente que je commence à réfléchir à ce sujet le... 20 août ( jour anniversaire de Lovecraft, le hasard fait bien les choses), alors qu'on attaque le 1° octobre.
Certes, le mois O-bon vient à peine de finir, mais j'ai une excuse, comme les autres années, je serai en vacances, au moment du début du challenge, avec ma tablette mais sans mon ordi, donc pas très pratique pour communiquer sinon avec les esprits, du moins avec la blogosphère.

Ha, j'avais hâte de retrouver mes copines sorcières du challenge Halloween, pour faire le diable à quatre.. et encore plus! C'est un peu comme ma petite famille virtuelle. Oui, vous savez CE genre de famille.


Cette année, le fil directeur du mois sera "la sorcellerie" en général, ce qui n'exclut pas d'autres sujets, mais en 2017, ce sont les 20 ans de la parution outre manche d'Harry Potter, les lecteurs de la première heure ont maintenant la trentaine et ont peut-être attrapé à cette occasion le virus de la lecture et celui du fantastique.

Donc la sorcellerie... que vais-je tirer de mon chapeau - de mon choixpeau?- à cette occasion?

Peut-être un sujet vaudou, qui attend que je me décide depuis plusieurs années maintenant?

Il y aura aussi probablement un film italien dont j'adore le générique, mais que je n'ai pas encore chroniqué ici.
La suite de la BD Mélusine aussi si je la trouve à la médiathèque.
Et... du Harry Potter. Version livre ou film? je n'ai pas encore décidé.

Mais il n'y a pas que la sorcellerie. Parce que, oh, joie! Le 13 octobre tombe un vendredi!


Et côté blog Japon? Oui bien sûr... Depuis que je colle ici ou là des petites images de Yamato Nadeshiko Shichi Henge ( qui existe en manga, dessin animé, film live..)  il faudrait aussi que j'en parle, si j'arrive à le retrouver dans mes dossiers.
Parce que j'aime beaucoup l'héroïne Sunako chan. Une quasi hikikomori fan de films d'horreur très gores, que sa tante essaye de transformer en "lady", pas seulement en quelqu'un d'un peu présentable ( ha ces gens qui veulent toujours transformer les autres).

il y a du boulot...

Il y aura aussi de la cryptozoologie, car je n'ai pas eu le temps de caser la seconde saison de Kagewani.
Et le tome 1 ( pour l'instant je n'ai lu que celui là) d'Ao no exorcist.
Et les tomes 6 à 8 de Black Butler que Noc Tembule m'a involontairement décidée à reprendre ( oui j'ai besoin de ma dose de shinigami débile et de fossoyeur dingue).
Et l'histoire de fantôme prêtée par un copain, trop tardivement pour l'ajouter au mois o-bon.
Et j'ai encore des films Ghibli à chroniquer, des jeux à tester, des.. des... des...

Enfin voilà ce sont les idées qui s'installent.

Il y a aussi l'"encyclopédie des revenants et non-morts" livre que j'ai commandé en souscription, mais dont je ne sais pas encore quand je le recevrai exactement. S'il arrive plus tard, hé bien, ça me donnera l'occasion d'un sujet plein de fantômes pour survivre à l'horrible période pailletée de.. gloups... Noël.

Ha et aussi, un mois Halloween digne de ce nom se doit aussi de comporter un film classique et un sujet "Edgar Poe" le 7 octobre.
Qui va succéder à Dracula ( Bela) et Frankenstein ( Boris)? J'ai plusieurs petites idées...

Et et et.. il y a tant de choses qui me tentent que je n'arriverai bien sûr pas à tout caser, surtout avec mon emploi du temps très chargé ( encore des formations en vue)

dimanche 16 juillet 2017

Brèves de festival


Parce qu'en ce moment je ne lis pas beaucoup, mais je fais autre chose.

L'an dernier, j'ai déménagé et avec les frais, j'ai du faire ceinture pour le festival d'Avignon. donc cette année, je vais en profiter par contre.
J'ai repéré quelques petites choses, principalement es spectacles musicaux, o ne se refait pas, musique japonaise, musique zouloue, musique congolaise.. et quelques pièces aussi.

Comme j'habite sur place, c'est quand même le gros avantage de pouvoir aller voir des spectacles régulièrement pendant 3 semaines, plutôt que 4 par jour pendant 5 jours.

14 juillet:
On commence par de la danse Japonaise?
La neige et la lune - au Garage international - 13h00 jusqu'au 26 juillet




J'en avais déjà parlé car je vais régulièrement voir les nouvelles chorégraphies d'Egiku Hanayagi, qui vient tous les ans ou tous les 2 ans au maximum. Toujours au " Garage international" qui est en fait l'hôtel Mercure. Les premières années , il n'y avait que 3 ou 4 spectateurs, mais cette fois, c'était plein. Il faut dire que la spécificité de ce théâtre temporaire est de présenter des spectacle soit en langues étrangères, soit sans paroles, comme la danse,permettant donc au public étranger de profiter aussi du festival. Et sans se déplacer, puisque la salle est à l'intérieur de l'hôtel.

Mais il y a toujours un mais. comme à chaque fois que je vais au théâtre, j'ai eu droit à ma voisine bruyante et qui commente, parce que ça ne lui plaît pas, parce que ce n'était pas ce qu'elle attendait.
Evidemment, si par " danse" elle part avec l'idée préconçue d'un ballet classique ou contemporain à l'européenne, c'est très très loin de ça, puisque qu'il s'agit, comme le laisse supposer la photo, de danses de type traditionnel, en kimono ( et certains sont absolument magnifiques!), danses savantes ou plus populaires, car la chorégraphe propose toujours au moins 3 danses de caractères différents, et cette année, elle a insérée entre deux danses "sérieuse",deux  chorégraphies évoquant les matsuri, fêtes populaires de rues.

En plus la première chorégraphie aurait sa place dans le challenge O-bon puisqu'elle évoque la légendaire et fantômatique Yuki Onna ;)

On continue sur le Japon ( c'est surtout que je commence par les spectacles qui sont programmés le moins longtemps, le hasard a fait que les 3 premiers ont la thématique Japon en commun)

15 juillet
Kuhaku ( "page blanche") théâtre le Castelet- 22h00 jusqu'au 18 juillet



Un spectacle qui n'avait pas attiré mon oeil au milieu de la masse ( presque 1500 spectacles cette année), et c'est seulement parce que l'actrice-chanteuse-calligraphe m'a proposé le prospectus à la sortie des danses japonaise que j'en ai eu connaissance.

Là on est sur quelque chose de totalement différent: un duo inattendu ( la chanteuse est japonaise, le percussionniste est suisse), qui manie plusieurs instruments : clarinette, pipeau, flutes, piano, percussion, en alternance avec une démonstration de calligraphie. C'est assez expérimental,mais c'est quelque chose qui m'a bien plu.

Dommage nous n'étions que 2 dans la salle, mais ça m'a permis de discuter un peu avec le percussionniste à l'issue de la représentation, un monsieur très sympathique qui m'expliquait que le spectacle a du être remanié pour cadrer avec l'étroitesse de la salle, car ils ont l'habitude d'avoir un peu plus d'espace. Et que ça ne le dérangeait pas de jouer devant 2 personnes, du moment que les deux personnes en question appréciait, que de toutes façon, c'est toujours une occasion de jouer et de se faire plaisir. J'aime cet état d'esprit!

16 juillet:
Aujourd'hui, ç'aurait du être danse et musique congolaises ( date unique) MAIS, plus de place pour les deux horaires. Et je précise car j'avais d'abord fait une recherche via le site officiel Avignon Off, qui permet de réserver. en ligne. Il m'indiquait 40 places encore disponibles.. j'ai trouvé ça suspect et ai préférer vérifier auprès du théâtre. donc, je ne saurais que trop vous conseiller de faire pareil, le site n'est pas mis à jour en temps réel. Donc pas de spectacle pour moi aujourd'hui!

19 juillet. Jamais 2 sans 3. C'est le dernier jour pour aller écouter un concert de koto.
Utsuroi, musique de koto - Le garage international -19h00 du 14 au 19 juillet (oui c'était court!)



J'en avais entendu lors de mon premier voyage au Japon, donc je n'allais pas rater l'occasion d'un petit revival . Il faudra d'ailleurs que je fasse un sujet sur les instruments de musique japonais sur mon autre blog, à l'occasion.
Mais voilà, comme souvent au Garage international, les spectacles ne restent au programme que quelques jours, et avant de changer de travail, je jouais de malchance et ne pouvais pas y aller. Donc oui, désolée, mais c'est terminé.

.21 juillet... hoooo un spectacle autre que japonais Celui là, j'en avais vu l'affiche il y a un an et demi à peu près, sur la page facebook du Challenge Nordique, j'avais bien cherché en me disant qu'il y avait toutes les chances qu'il soit prochainement au festival, mais il devait être trop "frais" pour l'édition 2016. Ca n'a pas loupé, il a été programmé cette année.

j'ai vu pas mal d'affiches " crânes et squelettes" cette année, en tout cas celle là était distribuée à l'entrée du spectacle sous forme de fanion, on peut enlever les yeux du squelette pour s'en faire un masque - lorgnons :D

Un spectacle entièrement dédié à mon dieu favori de la mythologie nordique, comment ne pas craquer.
Un conteur franco-norvégien, une actrice, musicienne et bruiteuse norvégienne itou, et c'est parti pour un condensé de mythologie nordique, depuis l'apparition des géants des glaces et des dieux, jusqu'au Ragnarök, avec comme fil rouge le personnage de Loki, passionnant car loin d'être mono-directionnel. Et même tout le contraire. Je reparlerais de tout ça quand je chroniquerai l'excellent et érudit essai de Georges Dumézil qui lui est consacré.
Odin, Thor , Idunn et ses pommes apparaissent en personnages secondaires.. et au final on n'arrivera pas à savoir Qui est Loki, car Loki est trop insaisissable pour être défini. Géant et dieu, homme et femme, humain et animal, malin et imprudent, mauvais et sympathique tout à la fois. Et c'est pour ça que j'aime ce personnage.
Le spectacle est très original, avec une "table acoustique", sorte de bureau que l'on peut gratter, taper, frotter à mains nue ou avec des ustensiles divers pur produire des effets sonores. J'aime énormément.

22 juillet: on reste sur de la musique, je sais, je sais
Les Bons Becs - Théâtre du chien qui fume - 12h25 jusqu'au 29 juillet.



Attention réservation impérative. Ceux là, je les suis régulièrement depuis des années, et c'est toujours un plaisir que de les voir revenir chez nous. Les grands musiciens ne sont pas toujours sur les scènes internationales, ils peuvent aussi plus modestement jouer à deux rues de chez vous, hé oui.
La première fois que je les ai vus, ils jouaient confidentiellement dans la cours de la CAF d'Avignon, pour quelque chose comme 10 francs - si ma mémoire est bonne - l'entrée. En tout cas, une somme quasiment symbolique.
Depuis ils ont pris du galon et jouent dans les théâtres permanents (et climatisés! c'est important lorsqu'on joue d'un instrument à vent), mais toujours avec la même passion, la même classe et le même sens de l'humour. capables d'enchaîner Haendel avec Michael Jackson, Leonard Bernstein avec Vivaldi, et de jouer sans faire de couac tout en dansant les claquettes.
Et je suis prête à jurer sous servant devant un tribunal entier que jouer de la musique de manière délirante est beaucoup, beaucoup plus difficile que de jouer normalement.
En voilà 5 qui prennent au sérieux ce qu'il font, mais sans se prendre eux-même au sérieux, à l'image du nom du groupe, toute la différence est là. Mention spéciale au percussionniste capable de faire les trucs les plus farfelus en gardant en permanence la tête vaguement ennuyée du type qui attend l'ascenseur.
Et ça sera à nouveau un plaisir de retourner les voir l'an prochain, ou l'année d'après...

23 juillet: j'avais prévu un spectacle de musiques et danses zouloues, et Gospel.. mais le groupe qui figurait au programme papier n'apparaissait plus sur le programme internet.Renseignement pris, c'est exactement ce que je craignais, il a été annulé juste avant le début du festival, trop tard pour être retiré du programme papier.
C'est officiel, j'ai la guigne avec les spectacles africains cette année.

25 juillet.
Me and Otis - la Fabrik théâtre, jusqu'au 26 juillet .22h 05

Melvin Brown fait partie des gens que je suis régulièrement lorsqu'il passe au off. Après un hommage à Ray Charles et à Sammy Davis Junior, c'est Otis Redding qui est mis à l'honneur.
Comment  dire, ma première fois que je l'ai vu, il faisait une démonstration de claquettes sur la place de l'Horloge pour annoncer son spectacle.
mais plus que des mots, une petite vidéo pour vous le présenter...
Bonjour je suis Melvin et j'ai 70 ans...


Donc le gars chante ( bien) et fait des claquettes. Et c'est toujours un plaisir de le retrouver plein d'énergie et de bonne humeur.
Mais petite frustration, double frustration en fait. S'il chante, on sent bien que son truc c'est surtout la danse, et .. ça manquait un peu de claquettes cette années ( et on sentait aussi que ça lui manquait). Eviemment une thématique sur Otis Redding s'y prête moins que celle sur Sammy Davis Jr., c'est sur. Mais c'est un peu dommage.
Et la 2° frustration: je l'ai vu au Collège de la Salle, au théâtre Notre Dame.. ça allait, c'est toujours un peu rustique à Avignon ( pour vous donner une idée, il se produit autant en plein air au festival d'Edingourg qu'à l'opéra de sidney..)
Mais la Fabrik, située à moins de  20 m d'une voie ferrée n'est pas du tout adapté à ce genre de spectacle:l'acoustique est assez sèche, et même avec un orchestre réduit à 3 musiciens et une choriste, ça paraissait disproportionné (enfin, à 22h00 on a évité le passage du train de 20h et des brouettes. Véridique, j'avais des amis qui y jouaient Antigone à un moment, ils avaient calculé qu'à peu près à tel moment de la pièce passait le train et faisaient un blanc quelques secondes avant à la grande surprise des spectateurs, le seul moyen pour que le texte ne soit pas couvert...)

Allez, encore un peu de musique, extrait d'un spectacle plus ancien,mais il faut que je vous prouve que le bonhomme sait chanter ;)




26juillet. après la soul d'Otis Redding, un peu de saxo pour continuer sur ma lancée.
Les DéSAXés- Théâtre du Nouveau Ring 21H10,jusqu'au 30juillet ( réservation vivement conseillée)



Un théâtre que je ne connaissais pas du tout, dans un endroit pas si éloigné de chez moi et de mon ancienne fac, mais où je n'avais jamais mis les pieds, n'ayant pas de raison particulière d'aller dans ce quartier d'habitations et d'anciens entrepôts.
Les Désaxés étaient déjà passés plusieurs fois, mais je n'avais jamais pu aller les voir, c'est chose faite.
Et je recommande:4 saxophonistes, représentant 4 possibilités de carrières pour un musicien ( Jazz, classique, musicien de rue ou musicien de studio) qui passent avec une facilité déconcertante de Mozart à Gershwin, des cris d'animaux au disco, de Tequila à Uptown funk ( ce morceau est un de mes coups de coeur pop récent, on l'a mis en place en stage de basson et c'est méga jouissif à jouer avec une rythmique absolument irrésistible). Avec en cadeau bonus une engueulade mimée à coup de thèmes ultra célèbres ( my way, la panthère rose, Girl from Ipanema, le monde est stone, our house..), ou l'ambiance entre musiceins de studio qui ont 2 notes à jouer toutes les5 minutes et passent le temps en tapant le carton ou en grignotant un sandwiche - là où l'auditeur dira " ouaaaah, elle est top la section rythmique sur ce disque!"
Hop?
La version Avignon est une version abrégée ( pour durer 1h15 sur une scène réduite), je vous avoue que j'ai énormément envie de voir la version longue.

Et tout en restant dans l'humour musical, ça ne fait pas doublon avec les Bons becs, car leurs approches sont assez différentes.
(et pour info, je craque totalement sur le son du sax baryton, le plus gros de tous ( vous connaissez forcément, si vous avez mon âge, c'est ce qu'on entend dans l'intro du Muppet Show, où Zoot produit un son de baryton en jouant sur quelque chose qui ressemble à un alto, au mieux à un ténor)

27 juillet.. hmmmm va pour du gospel.



American gospel jr - collège de la salle, 18h45 jusqu'au 30 juillet

La aussi, le groupe American gospel jr passe au festival off depuis plusieurs années, mais je n'avais pas encore eu le temps/la possibilité d'aller les écouter.
Il s'agit d'une version réduite ( tout est toujours réduit pour le off, vu la taille des scènes) du groupe" gospel pour 100 voix", avec 3 hommes 4 femmes, un pianiste et un chef de choeur/ soliste ( à la superbe voix, je n'ai pas retenu son nom, désolée, ça n'enlève rien aux prestation des autres qui ont tous eu droit à leur solo,mais, c'est surtout lui qui m'a conquise)

Alors là, les avis sont partagés: ma mère venue avec moi n'a pas 100% accroché, car les orchestrations sont assez originales et parfois très jazz, ce n'est pas ce qu'elle attendait. Ca m'a surprise aussi, mais passé l'étonnement , ça ne me pose pas de souci, au contraire, c'est sympa d'avoir des version alternatives des standards célèbres.
Et de mon côté, malgré leurs voix très agréables et leur investissement évident, le septuor manque quand même d'une vraie voix de basse pour équilibrer l'ensemble dans les aigus.

Par contre on est d'accord sur une chose: chanter avec des micros dans une petite salle, c'est dommage, le son sature vite et comme pour Melvin Brown, paraît vite disproportionné. Ils ont l'habitude de chanter en plein air à 100 personnes, donc là, les micros sont nécessaires, mais en salle, c'est limite trop, on les entendrait bien sans amplification.
Je retournerais peut être les écouter s'ils passent sur une scène plus grande

Par contre on a eu droit à la plaie du festival:la nana derrière qui commente tout, qui se plaint parce qu'on en tape pas assez des mains, parle fort dit " c'est pour moi, ça" quand une chanteuse annonce " Mary Did you know, dédiée à toutes les mères", "ho non, ne vous asseyez pas, allez, debout!!". Et conclut " ha les gens ne savent pas s'amuser, ils n'ont qu'à rester chez eux".Mais boucle -là, que tu tapes des mains ou que tu danses ok, ça s'y prête, mais fous la paix aux gens qui ont d'autres manières d'apprécier la musique.
Pour moi ça passe aussi par respecter les chanteurs et ne pas parler à haute voix en empêchant justement les autres d'apprécier à leur propre manière.

J''ai commencé le festival avec une pénible à côté, j'ai fini (pas tout à fait en fait) avec une pénible derrière.

29 juillet:dernier spectacle!
Fausse Note- théâtre du chien qui fume 14h05, jusqu'au 30 juillet



Hé oui, le festival finit demain, et si vous n'avez pas déjà votre place pour cette pièce là,ce sera impossible d'aller la voir, ils jouent à guichet fermé, je suis allée chercher la mienne pour aujourd'hui, il y a 10 jours et il n'en restait déjà que 2 disponibles. Mais je sais qu'elle va tourner ailleurs en France à la rentrée.
La raison? Deux têtes d'affiches: Tom Novembre et Christophe Malavoy. Autant dire que rien que leurs noms attirent du monde.




J'y suis allée non pour cette raison, mais parce que le sujet m'intéressait.
Alors oui,malgré le titre, ce n'est pas un spectacle musical, mais une pièce, j'en aurai donc vu une cette année.
Je ne vous parlerai pourtant pas du sujet, car rien que la description sur le prospectus a suffi à me faire saisir la trame de l'histoire et deviner la relation entre les deux protagonistes.
De toute façon, on comprend assez vite que s'il ne se connaissent pas directement, ils ont une sombre histoire en commun, et, là encore, avec les sous-entendus, c'est vite clair, et ça n'est pas le plus important. Le plus important c'est que l'un a commis une chose qu'il préfèrerait oublier et que l'autre le pousse jusqu'à la folie pour le forcer à l'affronter.Et que le salaud d'avant n'est pas détestable, mais qu'il est aussi victime de choses qui l'ont dépassé et contre lesquelles il pouvait difficilement aller.
La musique n'est que le cadre du drame, où il est question d'un crime, de lâcheté, de peur de vengeance...
Et j'ai beaucoup aimé, parce que les deux acteurs sont excellents ( je ne les connaissais que via le cinéma) et que la trame tient en haleine, , même si ont connait les tenants et aboutissants de l'intrigue, la confrontation est passionnante.
Ma voisine de rangée a trouvé que c'était " une histoire un peu triste quand même" .Quel euphémisme. Un pièce cynique et cruelle avec parfois quelques touches d'humour grinçant.

Et puis Pour ceux et celles qui me suivent depuis longtemps, c'est une secret éventé depuis longtemps: je suis très sensible aux voix, beaucoup plus qu'à la tête des gens.Et j'apprécie énormément la voix de Tom Novembre ( et je ne dois pas être la seule, puisqu'il fait du doublage et enregistre des livres audios...). C'est toujours un plaisir de l'entendre chanter ou parler, et déclamer ses textes souvent acides.

ET VOILA
Le festival s'achève ici pour moi, demain je fais relâche. Cette année j'en aurai donc un peu profité, sans pression, il y avait probablement beaucoup d'autre choses qui m'aurait tentée, mais j'ai fait un choix drastique, histoire de ne pas non plus grever mon budget.

Par contre, l'an dernier, comme je n'étais quasiment pas sortie de chez moi à cette période, ça ne m'avait pas marquée, mais j'ai trouvé que cette année, une chose à changé par rapport aux précédentes.
Et ça me pose un genre de problème: les commerçants, qui profitent du festival pour sortir les étals sur les rues piétonnes ( et parfois même jusqu'au milieu de la rue) avec de grandes pancartes de promotions. Je ne parle pas des stands éphémères, du gars qui fait des bijoux en cuillères et fourchettes tous l'été, des peintres de paysage, des caricaturistes ou des bouquinistes qui viennent tous les ans,mais des magasins bien établis voire des chaînes de magasins qui sortent la marchandise jusque sur le trottoir pour vendre des godasses ou de la vaisselle en faïence.

A passer dans la rue, on hésiterai presque, tant ça ressemble à une foire au commerce ou au lancement des soldes. Je n'ai rien contre le fait de faire des promos, mais dans certaines rues c'était limite plus ça qu'autre chose. Et dans le même temps, d'année en année, les spectacle de rue disparaissent.
Donc si on vire les tréteaux de théâtre pour mettre en place ceux des magasins, ça me gêne. C'est.. hors sujet.C'est exactement ça que je ressens. Du hors sujet. Théâtre, concerts, mime, danse, cirque ou arts de la rue, oui, mais stands de babioles, promos sur les sacs à main, les dégustations de vin, ou  les opérations "3 achetés, 1offert", pitié gardez ça pour la foire Saint André, ou les trouzmille destockaqes que vous organisez tous les ans, mais ça n'a rien à faire au festival...
C'était le mini coup de gueule de quelqu'un qui aime le festival pour l'occasion qu'il représente de voir des choses variées au bout de sa rue, alors que le reste de l'année, la culture, c'est peau de balle. Dommage d'en faire une solderie géante.

Mais vu que je serai encore là l'an prochain, sur le départ vers d'autres horizons si tout se passe comme prévu, j'espère bien en profiter un peu.

lundi 3 juillet 2017

See you next year, english month... welcome festival!

Et oui, le mois anglais, c'est terminé.. jusqu'à la prochaine fois, qui devrait donc logiquement être en juin 2018.

actually.. we're closed until next year

Petit mois de mon côté, pour la même raison que j'ai invoquée précédemment: changement de travail mi-mars, et comme ça n'a plus rien à voir avec ce que je faisais avant, le cerveau a eu un peu de mal à s'adapter, et je n'ai pas vraiment eu le courage de lire ces temps-ci.
D'où ma quasi absence sur le mois belge, et mon absence totale sur le mois italien ce printemps

Pour le mois anglais, j'ai sauvé les meubles avec 2 lectures (il faut dire que je les avais entamées bien avant de changer de travail, donc, pas trop compliqué de ce côté là), une série ( je n'ai chroniqué que les 2 premières saisons, mais j'ai vu les 4 premières, je garde la suite pour l'an prochain...), un film, un sujet voyage et un peu de musique.

Je n'ai pas eu l'occasion de regarder Agatha Raisin, la série, les romans ont été mis en avant sur d'autres blogs ce mois ci, mais ils ne me tentent pas plus que ça, et la série TV a beaucoup déçu les amatrices des romans, donc.. je n'ai pas spécialement eu envie de tenter le coup au final.

Je n'ai pas non plus eu l'occasion de parler du grand disparu de ce mois, Michael Bond, créateur de l'Ours Paddington, mort le 28 juin dernier ( à 91 ans). Il me semble que l'Ours Paddington est assez oublié en France, hormis des habitué(e)s du Mois anglais, mais c'est une vraie vedette outre manche, comme j'ai pu le constater à nouveau en Janvier dernier. L'ours en peluche vêtu de son imper est partout. Et même sur mon billet d'ouverture, c'est dire :)



Je n'ai pas non plus parlé des 20 ans d'Harry Potter ( enfin des 20 ans du tome 1, puisque Harry lui-même a 11 ans au début de l'histoire, il a de fait.. 31 ans. Hé oui, ça grandit vite!), vu que je l'ai appris.. ben fin, juin, comme tout le monde ou presque. Je me suis arrêtée à l'Ordre du Phénix, il y a 2 ans, et comme je savais que je n'allais pas avoir de temps, je n'avais pas prévu le tome suivant cette fois-ci. Ca sera pour une autre fois...

J'avais pourtant plein d'idées, mais juin, c'est franchement le mois où je suis le plus occupée ( en tant que musicienne, c'est la période où il y a facilement une répétition et un concert par semaine...). Et c'est aussi le début des très grosses chaleurs que j'ai toujours du mal à supporter, et qui me réduisent à l'état de méduse, vautrée sur le canapé devant le ventilateur les jours où je ne travaille pas, avec juste l'énergie de me lever périodiquement pour remettre des glaçons à faire et aller sous la douche.,
Juillet n'est pas mal non plus dans le genre. Autant pour la chaleur que pour l'occupation.
Pas de concert,c'est fini.. mais c'est le festival d'Avignon qui commence. L'an dernier avec les frais de déménagement, je n'avais pu voir que 3 pièces. Cette année, je compte bien rattraper le coup et en profiter plus.

Donc les projets?

J'ai un gros We de 4 jours cette semaine et pareil la semaine prochaine, grâce aux récups, donc déjà il y aura glandouille-ventilateur et pièces au festival. Je vais quand même essayer de glandouiller activement et de prendre part au RAT a WEEK, de Marjorie, alias chroniques Littéraires, en version tranquille pépère, verre en terrasse et sans se compliquer la vie.
Et je sais même déjà comment caler 500 pages:
Dites-moi du 15 juillet au 15 août, on se ferait pas un petit peu peur par hasard?
Haiiiiii, so desu!
Même si nous sommes en général seulement 2 à participer, mon pote Sylvain et moi, j'ai besoin de ma dose de fantastique japonais pour tenir jusqu'à octobre. Donc, le mois O-bon, troisième saison ( et reprendre le Pacte des Yokai, ou me lamenter sur le fait que seulement 5 tomes du Cortège des cent démons ont  été traduits en France, c'est déjà une piste)

Et il y a les défis ponctuels, que je me lance, ou que d'autres lancent:

Le 14 juillet, je ne l'ai pas fait l'an dernier, mais, là aussi, j'ai comme envie de me lire un petit peu de SF française.

Le 21 juillet, c'est la fête nationale belge et c'est une occasion à ne pas rater pour là aussi, rattraper le coup d'un mois belge minimaliste.

Le 5 juin dernier, il y a 5 ans tout pile que nous quittait un immense auteur de SF, mais le jour qui lui est consacré, c'est le 22 août. Le Ray Day.
Il n'est pas nécessaire de lire du Bradbury ce jour là, mais je préfère, car il m'en reste encore à découvrir.

Et puis en septembre-octobre, je pars en vacances, enfin, à mon tour. Et pour mes 40 ans, je mets le paquet, hop direction le Canada pour 3 semaines, ça me donnera de quoi écrire pour le mois Canadien en novembre ( faut que je trouve le lien!). donc je ne sera pas très active pour le mois Halloween, vu que comme d'habitude, si je ne m'y prends pas à l'avance, je vais en louper une bonne partie.
En décembre, le mois nordique revient à son tour, et le challenge Amérique du sud se termine.

Donc non, je ne vais pas manquer d'occupation pour le deuxième semestre de l'année. Le tout, c'est d'arriver à trouver le temps, le même qui manque à un célèbre lapin anglais...




Et il y à nouveau des Moocs qui se profilent à la rentrée mais on aura l'occasion d'en reparler.

Ah oui et puis j'ai failli oublier mais Brian Aldiss a été mon 700° billet depuis l'ouverture de ce blog. Cheers!

D'ici là, bonnes vacances à ceux qui commencent déjà...

vendredi 30 juin 2017

Supertoys et autres histoires du futur - Brian Aldiss

Et on termine ce mois anglais par une dose de SF.
Brian Aldiss, ce nom est peut-être inconnu, en tout cas moins connu que ceux de ses contemporains ( au moment où j'écris, il est toujours vivant et a 91 ans) américains:  Isaac Asimov, Ray Bradbury, Philip K Dick, Alan Nourse, Kurt Vonnegut.. pour ne citer que ceux de la même génération, ou que Arthur C Clarke, son contemporain de la décennie précédente.

Par contre vous avez peut-être vu l'adaptation de la nouvelle qui donne son titre au recueil, Les supertoys durent tout l'été ( 1964), sous le titre A.I, Intelligence Artificielle, réalisé il y a une quinzaine d'années par Steven Spielberg

Et je le dis de suite: non je ne l'ai pas vu. Je n'aime pas spécialement Spielberg, et encore moins dans sa veine récente. Je sauve Duel, Rencontre du 3°type, les aventuriers de l'arche perdu et le méconnu 1941,et, oui, je n'ai rien à secouer de Jurassic Park, de la couleur pourpre ni du soldat Ryan, ni de la liste de Schindler. Sifflez, j'm'en fous.

Et ce d'autant plus que , ce que nous apprend l'avant propos de ce livre écrit par Aldiss, c'est que l'adaptation devait être faite dès les années 1970 par Stanley Kubrick à qui cette histoire plaisait beaucoup( oui, le réalisateurde Full Metal Jacket, Orange Mécanique, Shining, 2001 Odyssée de l'espace ou Dr Folamour. Rien que ça...) D'un point de vue purement cinématographique, et personnel je considère Kubrick largement supérieur à Spielberg. qui a été bon à un moment dans le cinéma de divertissement, mais me gave sincèrement quand il part dans le pathos.

Mais j'avoue que j'ai du mal à imaginer Kubrick adaptant une histoire aussi intimiste, et apparemment lui aussi a fini par jeter l'éponge voyant qu'il serait impossible de transformer une nouvelle de quelques pages en grande fresque filmique, lui-même et Aldiss n'arrivant  pas à se mettre d'accord sur une manière de développer ce court récit.
Maiiiis d'autre part, la critique sociale sous jacente de la nouvelle aurait pu donner quelque chose d'intéressant à la sauce Kubrick. Bon le film n'existe pas, et c'est dommage, mais l'impulsion a été donnée à l'auteur qui a complété la nouvelle plusieurs années plus tard par deux autres" supertoys" pour en faire une mini trilogie, chacune reflétant plus ou moins les préoccupations sociales du moment d'ailleurs, avec comme fil directeur une critique de la surconsommation.




Dans "les supertoys durent tout l'été", il y a le portrait parallèle de Henry Swinton, commercial dans une société de robotique pour clientèle ultra riche, et de sa femme Monica qui s'ennuie à mourir seule chez elle. Dans cette société futuriste, la surpopulation est telle que les couples doivent participer à une loterie pour gagner par tirage au sort le droit d'avoir un enfant, alors pour pallier ça, Henry a offert à sa femme David, un des produits de leur société, petit robot à l'apparence d'enfant de 5 ans qui ne sait rien de sa vraie nature. Et pendant qu'Henry court le monde en vendant des créations toujours plus délirantes au quart de l'humanité qui vit dans l'opulence et se gave sans un regard pour le 3/4 de la planète qui crève de faim en pataugent dans les ordures - sa boîte a même inventé un robot à avaler, succédané de taenia, permettant de manger comme 4 et de picoler sans prendre un gramme ni risquer la gueule de bois - pendant ce temps donc, Monica se débat avec David, qu'elle repousse parce qu'il restera à jamais un enfant de cinq ans ( alors qu'elle n'a pas de problème avec Teddy, robot assistant à l'allure plus rassurante d'ours en peluche). Monica patauge en pleine vallée de l'étrange avant même que le concept ne soit inventé, complexe de ne pas considérer David, doté d'une intelligence supérieure à d'autres robots et qui se pose des questions existentielles sur la réalité, comme un être humain vivant, ce qu'il n'est effectivement pas, mais en même temps parle de l'abandonner au rebut dès qu'elle apprend qu'elle et son mari ont été tirés au sort. Tandis que David qui en sait rien de sa nature ou de celle de Teddy se demande pourquoi ses parents ne l'aiment pas, il a été programmé pour réagir comme un enfant de 5 ans "standard"
Donc d'un côté une critique de la société de consommation,où les riches vivent en espace clos avec de fausses fenêtres pouvant se programmer pour admirer le paysage choisi, Monica ayant choisi d'afficher un perpétuel été dans un jardin virtuel, pour ne pas voir la misère, la surpopulation et la pollution.
De l'autre une réflexion assez subtile sur, non pas l'intelligence artificielle, mais plutôt "qu'est-ce que c'est la réalité. Est-on ce que l'on croit être? Peut-on arriver à combler le décalage entre ce qu'on pense être et ce que les autres projettent sur vous?
Les suites " les super toys en hiver", puis "les supertoys les autres saisons" va creuser cette réflexion. Monica a gardé David qu'elle néglige toujours, car sa grossesse a échoué, ce dont elle se plaint abondamment sur un prototype de chat internet ou de Facebook avant l'heure. Elle a reporté son affection sur un autre robot, Jules, à l'allure de vieux majordome qui évoque des souvenirs lointain de son père. Mais lorsque Jules tombe en panne, et que David suggère " c'est pas grave c'est un robot tu pourras le remplacer", elle finit par lâcher ce qu'elle retenait depuis des années " et toi et Teddy aussi vous êtes des robots", révélation qui provoque une série d'accidents en chaîne où Monica va laisser la vie... pendant qu'Henry toujours au loin continue à vendre du rêve à des rupins.
3° acte: alors que David, seul et endommagé se dirige vers "throwaway city", la ville ou échouent les robots endommagés ou vite devenus obsolètes dans la course au progrès, Henry fait enfin l'erreur qui va le faire tomber de haut, et est renvoyé à la case départ, sa femme est morte, son enfant adoptif porté disparu, il sort de sa bulle et se rend enfin compte de l'état du monde, asphyxié de plastique, monde qu'il a contribué à créer
Très intéressante réflexion, sur la course au progrès, et cette dernière partie est saisissante, avec son bidonville de robots qui ressemblent à des travailleurs handicapés licenciés ou à des retraités laissé sur le bord de la route de la croissance. C'est même le plus intéressant, puisqu'on est passé d'un questionnement sur le réel et l'identité, à un questionnement plus global sur " le progrès, oui, mais à quel prix".
Très anglais aussi dans son humour absurde et noir, puisque la société où travaille Henry se nomme Synth-claws, et l'un des actionnaires Mr. Aintworthy. En gros, Monsieur "cestpaslapeine". Henry a tellement été ambitieux et aveuglé par le succès qu'il est lui même mis à la porte de sa société, maintenant dirigée par une entité.. robotique. Exit l'humain, les machines qu'il a créées l'ont dépassé et rendu obsolète à leur tour.
Une très jolie découverte d'une profondeur intéressante, du coup j'ai encore moins envie de voir l'adaptation passée à la moulinette Hollywood, je crains qu'elle ne perde sa subtilité.

Pour les autres nouvelles, elles datent toutes d'époques disparates (il y a 19 textes en tout) et sont.. disons, pour le moins inégales.
On y retrouve des thèmes récurrents, comme la mise en scène très grandiloquente de choses qui ne devraient pas l'être ( un suicide par décapitation, annoncé bien à l'avance t pour lequel des places se vendent cher, un changement de sexe par l'hypnose - oui, WTF?!, ou le voyage dans le temps d'une starlette qui n'a plus un os d'origine dans le corps, ni une once de sincérité"- Je pense que cette phrase résume bien l'idée générale qui ressort de ces nouvelles: une humanité frelatée, trafiquée, plus très humaine en fi de compte, qui s'oppose au robot trop humanisé de Supertoys.

D'autres idées se retrouvent de loin en loin, la conquête du système solaire, parfois présentée sous un jour positif, mais parfois... j'avoue j'ai bien aimé "III" ( pas "3" mais 3fois la lettre I), l'acronyme d'une multinationale anciennement nommée " Mondesancto" qui après voir réussi à se faire détester sur terre en prenant la mainmise sur 95% des ressources en eau, mais RAF, on a gagné de l'argent, il suffit de changer de nom pour se racheter une conduite,  part explorer les lunes des géantes gazeuses pour en exploiter les ressources (et exterminer la vie qui s'y trouve, surtout si elle n'est pas comestible, pour l'empêcher de nuire au développement du profit, toujours plus de profit) Toute ressemblance, blablabla..
Parallèlement, cette humanité peu glorieuse cherche un idéal perdu, d'avant la reproduction sexuée, un idéal qui n'a probablement jamais existé. Avec un fantasme d'île isolée, où on vivrait en paix avec sa petite famille.De retour à l'harmonie avec la nature.
Mais le fait est que dans la plupart des nouvelles , hommes et femmes n'arrivent pas à communiquer, ou alors par dialogues de sourds, via des hologrammes, ou coincé dans des mondes parallèles.
On y trouve aussi des relectures de la Tempête de Shakespeare par exemple ( celle là, elle ne m'a pas plu, vu que le Héros se tape ouvertement Miranda.. 12 ans. C'est une chose qui même en littérature, ne passe pas chez moi), ou du mythe d'Orphée et Eurydice ( bien plus réussi, mis en parallèle avec la Shoah)

Mais voilà, mon impression générale reste mitigée. Beaucoup de bonnes idées, sur la place de plus en plus réduite de l'humain dans un monde qu'il a ironiquement façonné à sa guise,  mais dont je n'ai pas toujours aimé la narration, soit parce qu'elle se perd parfois dans détails sans grand intérêt, en oubliant des choses importantes, soit parce qu'elle opte pour un ton " conférence ou discours politique", qui me gonfle un peu.
Et souvent il en ressort qu'on ne sait pas trop où Aldiss veut en venir. Et j'ai l'impression que plus il avance en âge, plus cet effet s'accentue, sur les nouvelles les plus récentes.
C'est peut être très clair pour lui, mais pas toujours pour le lecteur, qui se contentera d'un "pas mal mais peut mieux faire", sur plusieurs textes.

Dommage, j'aurais vraiment voulu apprécier ce recueil, mais il en reste qu'hormis quelques textes, sur les 19, ce sont bien les Supertoys qui sont les plus intéressantes ( et je dis bien LES, les 3 nouvelles, se contenter de la 1°, serait louper quelque chose)


Mais comme je n'aime pas rester sur un échec, ou un demi-échec, je redonnerai à l'auteur sa chance avec Helliconia, qui est son oeuvre la plus connue.

En fait, je suis dans le même état d'esprit que pour les Monades Urbaines de Robert Silverberg. De bonnes idées, mais pas toujours traitées d'une manière convaincante ( même si les Monades avait l'avantage de se passer dans une unité de lieu, et donc avait une plus grand homogénéité)

dimanche 25 juin 2017

Monty Python and the Holy Grail

Avoir parlé récemment de Terry Pratchett , m'a illico fait penser à deux autres Terry célèbres.. Jones et Gilliam.
Et donc logiquement aux  Monty Python dans leur ensemble.

Bon évidemment, sortir les Monty Python pour un mois anglais, ça n'est ni original, ni surprenant, et tout le monde ici connait, enfin j'espère.

Mais bon pour les deux du fond qui ne suivent pas, on va récapituler la trame de ce film totalement silly.




C'est l'histoire du roi Arthur, qui parcourt la Bretagne, cherchant des chevaliers pour sa future cour...




Et recrute peu à peu Sir Bedevere ( le sage), Sir Galahad (le pur), sir Lancelot ( le pur,mais un peu moins pur), Sir Robin ( le pas-si-brave).. avant de se voir assigner la mission de retrouver le Graal par Dieu en personne. On sait déjà que la mission va lamentablement foirer, mais là n'est pas la question.

Sir Bedevere, l'intellectuel de la bande, vérifie par la méthode expérimentale si un oiseau migrateur peut transporter une noix de coco sur de longues distances

Le film n'est pas totalement abouti et manque d'un vrai liant entre des séquences comiques souvent hilarantes.On retrouve un peu le principe du Flying Circus, qui passait du coq à l'âne ( déjà développé en long métrage en 1971, sous le titre parfaitement adapté " And now for Something Completely Different").


Mais rien que pour la série de tableaux délirants que traverse le roi avant de recruter sa fine équipe ( un ramasseur de pestiférés qui braille " bring out your dead", un groupe de paysans anarcho-syndicalistes revendiquant leur autonomie, des péquenauds pratiquant la chasse aux sorcières, un chevalier noir irascible et increvable, les chevaliers français aux insultes fleuries) ou après ( la rencontre avec les chevaliers qui disent ni, sir Galahad le pur qui arrive par accident dans un châteaux habité par 150 jouvencelles adeptes de la fessée, le lapin de Caerbannog, la sainte Grenade d'Antioche, le débat sur les noix de coco et les hirondelles d'Europe et d'Afrique..), ce film m'éclate en dépit de sa fin en queue de poisson. La vie de Brian, quatre ans plus tard, sera mieux maîtrisée au niveau scénaristique.



Tout ça est devenu mythique, en tout cas pour moi. Et probablement pas seulement pour moi, si j'en juge au nombre de mèmes internet sur le chevalier noir, le lapin de Caerbannog et la sainte grenade à main d'Antioche.




 Et j'ai beau l'avoir vu plusieurs fois, ça marche toujours. Et puis pouvoir recaser dans la conversation les insultes typiquement françaises " vos mères sont des hamsters et vos pères puent le sureau" ou " voleurs d'ânes électroniques mordeurs de derches"


Et si vous vous êtes toujours demandé pourquoi Bohort avait peur des lapins adultes dans Kaamelott, ne cherchez pas plus loin, c'est le chevalier Bohort qui est le premier sauvagement attaqué par ce monstre ici  ( oui parce que Holy Grail est quand même l'une des références les plus évidentes, même si ça n'est pas la seule, loin de là, de la meilleure série française toutes catégories confondues. Oui j'assume ma partialité). Et donc, oui, être attaqué,même dans un autre oeuvre, par un lapin sauvage, ça peut causer un traumatisme et une phobie.

Camelot?It is a silly place!

En tout cas si vous ne l'avez pas encore vu, tentez le coup, mais en VO,STF si nécessaire, pour profiter à fond des chansons d'Eric Idle et de l'accent outrrrrrrageous de nos 5 anglais imitant les chevaliers français lanceurs de vaches (moui, un bon fromage qui pue aurait été tout aussi efficace et moins lourd)


En plus le film exactement 42 ans cette année, je dis ça comme ça ( et Douglas Adams était un bon copain de la fine équipe)



samedi 24 juin 2017

Meurtres au Paradis saisons 1 et 2 ( série TV)

Comme je n'ai pas la TV depuis plus d'un an et que je me contente de la regarder quand je suis en vacances chez quelqu'un de la famille, j'étais passée totalement à côté de cette série jusqu'à présent, et pourtant elle en est bien à sa 6° ou 7° saison...

Enfin, plus exactement, j'avais vu des bandes annonces lorsque je regardes des émissions en streaming sur mon ordinateur, mais le titre ne m'inspirait pas vraiment, et puis, au vu des tenues bien familières des policiers, je l'avais prise pour une série française.

Et on va dire que les feuilletons policiers français et moi, ça fait 12. ce n'est qu'au début de ce mois en vacances donc chez mon oncle qui aime bien en général les séries policières qu'il s'agit en fait d'une série anglaise, je cite tonton "dans l'esprit Hercule Poirot sous les tropiques". Ce qui a piqué un peu ma curiosité je l'avoue, et donc en rentrant hop, merci le streaming et la VOD, je reprends donc au début. Et ça fait donc deux semaines que je me regarde tous les soirs un épisode.

Disons le de suite, Hercule Poirot sous les tropiques, c'est exactement ça. Ca ne casse pas trois pattes à un canard (ou a un ibis rouge, vu les lieux), mais c'est parfait pour les vacances avec une petite dose d'humour anglais bienvenue. Et j'ajouterais qu'il s'agit d'une coproduction franco-anglaise tournée à la Guadeloupe, et que ça donne des envies de prendre un billet pour le prochain vol en direction des Caraïbes!

Donc, premiers épisode (le reste peut se regarder un peu dans n'importe quel ordre, les épisodes sont assez indépendant, si ce n'est l'évolution du point de vue du personnage principal):
Richard Poole est anglais, Londonien même, et policier.Rigide comme la justice et manque cruellement de fantaisie, mais pas de sarcasme, il en a un plein stock.
Il est envoyé dans la petite île fictive de Sainte-Marie, un coin de paradis des caraïbes, qui est passée sous domination anglaise et française à plusieurs reprises, et dont la population est quasiment  pour un tiers d'origine française. Richard vient donc pour ce qu'il croît être une simple enquête, élucider la mort mystérieuse de l'inspecteur anglais qui travaillait là, et pense-t-il avec un orgueil de citadin qui n'a jamais quitté sa ville, aider les bouseux incapables et faignants du coin en leur apportant son aide providentielle avant de repartir vers sa chère pluie anglaise et son pub de prédilection.

Richard est odieux et compassé, à la limite de l'insupportable, et les relations avec les policiers locaux s'annonce plus que houleuses.. surtout lors qu'il découvre qu'il ne rentrera pas à Londres après son enquête, mais va devoir rester sur place et reprendre le poste de feu son prédécesseur.
Ce qui pour beaucoup de monde serait une aubaine inespérée est un cauchemar pour lui: il déteste la chaleur, le sable, les bestioles et les français. Il aime râler, se plaindre, maugréer, porte costume et cravate même par 35°C à l'ombre tout en maudissant la chaleur, prendre des douches froides,  et boire du thé à 5h00 tapantes.
Il est nul, absolument nul en matière de relations humaines et gaffe souvent, ne sachant pas faire passer ses opinions de manière diplomate et autrement qu'en les imposant à tout le monde ( ce qui lui a valu ce placard antillais, loin de collègues qui ont fêté son départ sans lui, trop contents de se débarrasser de ce "nitpicker" de première catégorie)

cherchez l'erreur...

Manque de chance pour lui, son capitaine Hastings est Camille, une sergente française native de l'Île, au caractère bien trempé, qui n'apprécie absolument pas de devoir se plier à l'autorité d'un nouveau venu qui regarde ses compatriotes insulaires comme des arriérés incompétents, même s'il est vrai que le petit commissariat possède des ordinateurs du siècle dernier, et que le moyen le plus rapide pour les deux agents du coin pour appréhender les criminels reste la moto avec side-car.
Au contraire, ils sont très compétents pour se débrouiller avec les moyens du bord.

avouez qu'avec la tenue bleue des flics, vue de loin, ça ressemblait beaucoup à une série française. Ce n'est le cas qu'à 50% ( subtil détail, ils ont un écusson rouge-blanc-bleu)

Toute ressemblance avec l'île de Sainte-Lucie est bien évidemment parfaitement voulue ( à commencer par l'histoire d'occupation franco-anglaise), et, une fois mis de côté le fait que, quand même, en y réfléchissant, un ou deux morts par épisode finissent par donner l'impression que ce coin des Antilles a un taux de criminalité digne d'une capitale, ça se laisse regarder avec plaisir.
Plus que les enquêtes assez classiques ( avec malgré tout des clins d'oeil très sympa à Agatha Christie ou à Alfred Hitchcock - 6° épisode de la saison , la référence est méga évidente, et fait très plaisir!), c'est surtout le comique qui joue sur le décalage de cet anglais, citadin jusqu'au bout des ongles, maniaque et psychorigide (pas autant que Monk, mais.. pas loin par moment), cramponné à son tea time ... et des autres qui vivent à la cool en tee-shirt et tongs, en buvant des cocktails frais, qui est très sympa.

Le fil directeur de la série est donc plutôt l'acclimatation progressive de Richard à cet environnement , va-t-il finir par se dérider un peu au contact de la population locale? Va-t-il cesser de perdre ses moyens à la vue de la moindre jolie fille en maillot de bain (et vu qu'on est sur une île, il y a des plages et des clubs de vacances tout autour)? Va-t-il enfin cesser de prendre les gens du coin pour des péquenauds?

Donc, sans grande surprise, mais agréable. J'aime bien le fait que le personnage féminin ne soit pas une potiche, mais une femme de caractère qui en remontre régulièrement au héros, et j'aime beaucoup Dwayne et Fidel, les deux policiers locaux imperturbables, et le commandant de police, plus soucieux de l'image de marque de son île que de justice.
Après je ne sais pas ce que ça donnera sur la longueur, l'humour tournant beaucoup sur les clichés "citadin coincé vs Îliens décomplexés", ça va donc finir assez vite par tourner en rond ( bon, ça va encore 8 épisodes d'une heure par saison, on n'est pas dans une série américaine de 24X 30minutes).
Spoiler: je sais que l'acteur principal ayant cessé sa participation pour raisons personnelles la saison 3 commence avec une nouvelle équipe. C'est pour ça que j'ai groupé les saisons 1 et 2. Ce qui peut en effet permettre avec de nouveaux personnages de partir sur un autre type de relations entre eux
A voir donc comme ce qu'elle est: une série humoristico-policière100% détente, donc plus pour les fans d'Hercule Poirot ou de Jane Marple que pour les accros à l'action pure, en fait, pile ce que j'aime.

Et puis Richard se retrouve à devoir cohabiter avec un mini-crocodile qui semble plus ou moins se payer muettement sa fiole (allez j'avoue tout.. un lézard numérique, tout au moins partiellement. Hé oui, difficile de dresser un vrai lézard à faire ce qu'on veut, donc il y a peut-être un vrai lézard pour les gros plans, mais sa doublure pour les "cascades" est animée par ordinateur. Pas mal fait d'ailleurs, on le devine surtout aux pattes lorsqu'il se déplace, un peu trop longues pour un vrai anolis, et à son mouvement trop régulier, trop "parfait")


Et la bande son axée Reggae et musique afro antillaise est carrément sympa ( I shot the sheriff, The Tide is high, Gimme hope Jo'anna... des choses comme ça,qui mettent de bonne humeur!)

A noter aussi, après quelques recherches, contrairement à la majorité des séries policières qui adaptent une série de romans, c'est ici le cas inverse. Le scénariste a d'abord conçu sa série pour le média audiovisuel avant - on n'est jamais si bien servi que par soi-même - de la décliner sous forme de romans.


vendredi 23 juin 2017

Le grand livre des gnomes, tome 3 - Terry Pratchett

Tome 3.. et fin de l'aventure de Masklinn et ses amis.

il sera question également de vol à dos d'oie... Comme Nils Holgersson quand il est réduit à la taille d'un gnome, oui :D

Donc si vous n'avez pas lu les deux premiers ( pas évident à trouver.. il ne fait pas partir du Disque-Monde ou de ses hors séries, et par conséquent est beaucoup moins connu), j'avais évité de spoiler trop mais là je suis obligée d'en dire un peu plus.

Donc depuis 2 tomes nous suivons des gnomes " sauvages" dans leur découverte de la "civilisation" et chaque tome est une version miniature de l'évolution.
Dans le tome 1 , les gnomes des champs se réfugiaient dans un grand magasin et y découvraient, eux qui se croyaient les seuls gnomes vivants sur terre,une société organisée, clanique, de type médiéval, pour qui l'univers se résumait au grand magasin, les légendes sur le dehors étant au mieux des contes de grand-mère, au pire une dangereuse pensée pas loin de l'hérésie. Avec des idées pareilles on en viendrait bientôt à douter de la réalité d"'Arnold frères", le dieu tout puissant dont le nom est écrit partout dans le grand magasin.
Expulsés dans la nature lors de la destruction du grand magasin, il faut bien se rendre à l'évidence: il y a un Dehors. et le "Truc" qui accompagne Masklinn depuis le début et se réveille lorsqu'on l'approche de l'électricité n'a peut-être pas tort lorsqu'il prétend que les gnomes viennent d'ailleurs. Vraiment d'ailleurs. D'une autre planète.

Le second tome était une transition: les gnomes réfugiés dans une carrière abandonnée doivent faire face à la réouverture de la carrière et découvrir que les humains qu'ils ont toujours pris pour des animaux stupides sont des créatures pensantes. Simplement , ne vivant pas à la même échelle de taille et de vitesse que les gnomes, ils ne les voient pas. Les gnomes sont trop rapides et ont une voix trop aiguë pour être détectés par des humains qui de toute façons n'y croyant pas , verront autre chose, des rongeurs par exemple ( tiens tiens, comme la Mort du disque-monde: le cerveau humain n'est pas prêt à croire à la réalité d'un squelette de 2m10 de haut qui bouge seul, donc il l'occulte et corrige l'anomalie en le replaçant par un type très maigre).

Et donc la résistance dans la carrière se faisait sans Masklinn, Angalo et Gurder, partis au début du tome 2 à la recherche de "Richard Petit-Fils": ils ont lu dans une coupure de journal que Le Grand Magasin a été détruit à la demande de Richard, petit-fils du fondateur, quadragénaire.
Mais comme leur compétence en lecture est limitée, il vont donc se borner à chercher Richard PetitFils quadragénaire, un sympathique barbu un partance pour Cap Canaveral, pour y lancer la nouvelle branche télécommunication de sa société en même temps qu'un satellite.

Hmmmm , Richard quadragénaire est donc un barbu sympathique, multimillionnaire, dirigeant une multinationale qui ouvre une branche communication. Grandson Richard? Je ne crois pas que toute ressemblance avec un authentique entrepreneur britannique au nom très proche soit le fruit du hasard.

La logique gnome étant: si on arrive ( et il n'y a pas de raison qu'on ne puisse pas, on a bien réussi à conduire un camion, et puis si on demande gentiment à Richard, il n'y a pas de raison qu'il refuse), à prendre possession du satellite, on pourra rejoindre notre vaisseau en vol stationnaire quelque part depuis des millénaires et après ça, notre.

Cette quête sera l'objet du tome 3, qui se passe en fait en même temps mais dans un autre lieu que le tome 2, et qui va amener nos gnomes britanniques en pleine modernité, à découvrir que la terre est immense.
Vraiment immense. Et qu'il y a aussi des gnomes en Floride. Et que le plus dur ne va pas être d'y parvenir,mais surtout d'arriver à convaincre les gnomes, en majorité un peu obtus, peu ouverts à la nouveauté et peu courageux de quitter le confort relatif d'une carrière pour partir à l'aventure. Leur faire traverser la route est une expédition alors aller en Floride pour espérer partir encore plus loin on ne sait où, très peu pour la majorité des gnomes. Même si le Truc leur a dit que c'est la solution pour rentrer chez eux. Oui mais c'est où " chez soi"? qu'est-ce qui définit " chez soi"?

Et c'est exactement pour ça que j'adore Terry Pratchett. Au travers de l'humour et de la dérision, il arrive comme, hop, mine de rien, à glisser des réflexions profondes, ici l'identité, le goût de la découverte, le besoin vital de nouveauté , la condition féminine et l'égalité des sexes, le fait que de l'autre côté de la "mare" il y a des gens qui vous ressemblent beaucoup et, même s'ils ne parlent pas la même langue, ils sont comme vous, il y a des bornés et des intelligents.
Mais tant qu'on reste dans son coin, on ne peut pas le savoir. A l'instar de la petite grenouille amazonienne perchée toute sa vie dans un arbre et qui ne saura jamais s'il y a de la vie dans les autres arbres tant qu'elle ne fera pas la démarche d'aller y voir de plus près.

C'est une trilogie jeunesse, à la base , je l'avoue, je ne suis pas calée dans ce domaine, mais je pense que j'aurais adoré cette lecture si j'avais eu 12 ans, tout pareil qu'à 40. A mettre donc entre toutes les mains des jeunes lecteurs pour leur faire découvrir Pratchett, il est plus abordable au novice que le Disque-Monde et plus généralement entre toutes les mains de fans de fantasy et d'humour.
Et encore plus généralement entre les mains de tous ceux à qui Terry Pratchett manque terriblement.

J'avais parlé précédemment d'une adaptation en animation de marionnettes (en 1992). Seul le Tome 1 a été adapté, manque de succès ou autre. Je n'ai pas pu le voir, mais les quelques photos que j'ai trouvées ne me convainquent pas vraiment. Les marionnettes ont l'air un peu trop inexpressives et rigides- pas autant que les Sentinelles de l'Air, je vous l'accorde!
Par contre, si, je donne un exemple, hein...si les studios Aardman avaient la bonne idée d'adapter Pratchett. Les gnomes ou Le fabuleux Maurice par exemple? Mais j'imagine qu'animer une foule de gnomes ou des centaines de rats en pâte à modeler, ça doit demander un temps infini.



Bienvenue amis curieux!

Pourquoi le Cabinet de curiosités?

Tout simplement parce qu'on y trouvait un peu de tout, par ordre de pagaille. Cette idée de collection sans thème déterminé me plaît...

Vous trouverez donc ici un peu de tout, de ce qui fait ma vie, mes loisirs: musique, lecture, voyages, etc...
Bonne lecture